Charles Monti on 04/03/2026 Au matin du Vendredi saint, la pieve de Lota ne ressemble plus à tout à fait à elle-même. Le silence s’impose, à peine troublé par les voix graves des prieurs des confréries . Dans les chemins, sur les placettes, entre les maisons encore closes, les processions précédées des porteurs de croix, s’ébranlent lentement depuis San Martino, Figarella et Mandriale sur un parcours dont l’origine se perd fans la nuit des temps. Elles avancent sans hâte, comme si le temps s’était retiré avec la nuit. (Photos Gérard Baldocchi) Au bout du parcours, il y a l’église. Et juste en y rentrant , il y a ce moment que tous attendent, ou redoutent : les trescinelle. Les hommes se mettent à genoux. Les femmes et les enfants aussi. Sans un mot, ils commencent à avancer, centimètre par centimètre, du seuil jusqu’au reposoir. Les pierres sont dures, le sol inégal, les corps vacillent. Rien n’est spectaculaire au sens moderne du terme, et pourtant tout est saisissant. Ce…
Charles Monti