Les 7 et 8 novembre, l'Association des éditeurs de Corse donne rendez-vous aux amoureux des livres à l'Hôtel de l'Industrie, place Saint-Germain-des-Prés, à Paris. Pour cette nouvelle édition du salon "Lire la corse, Leghje a Corsica", une quinzaine de maisons d'édition corses et invitées présenteront plusieurs centaines d'ouvrages, entre patrimoine, histoire, littérature, poésie et langue corse. Deux journées pour faire découvrir une production éditoriale encore trop peu visible hors de l'île.
Trouver un livre corse dans une librairie du continent n'est pas toujours chose facile. C'est justement pour pallier ce manque de visibilité que l'Association des éditeurs de Corse organise, le 7 et 8 novembre à Paris, son salon "Lire la Corse, Leghje a Corsica". Une rencontre qui, réunira les maisons d'édition insulaires autour d'une même ambition: donner à voir, à lire et à entendre toute la diversité de la création littéraire corse. Un rendez-vous qui n'a rien d'une première. Depuis près de trente ans, L'association des éditeurs de Corse entretient ce lien avec la diaspora et les lecteurs du continent.
D'abord présente au Salon de livre de la porte de Versailles, elle a ensuite fait le choix de consacrer un évènement entièrement à l'édition insulaire: "C'était important pour nous de garer un lien régulier avec la diaspora et avec l'île-de-France", explique Alain Piazzola, président de l'association. Au fil des années, le rendez-vous a même dépassé les frontières franciliennes. Des visiteurs viennent désormais d'Aix-en-Provence ou encore de Bretagne pour découvrir les publications corses. Une fidélité qui témoigne de l'intérêt suscité par cette littérature, mais aussi du besoin de disposer d'un espace où elle puisse être présentée dans toute sa richesse.
D'abord présente au Salon de livre de la porte de Versailles, elle a ensuite fait le choix de consacrer un évènement entièrement à l'édition insulaire: "C'était important pour nous de garer un lien régulier avec la diaspora et avec l'île-de-France", explique Alain Piazzola, président de l'association. Au fil des années, le rendez-vous a même dépassé les frontières franciliennes. Des visiteurs viennent désormais d'Aix-en-Provence ou encore de Bretagne pour découvrir les publications corses. Une fidélité qui témoigne de l'intérêt suscité par cette littérature, mais aussi du besoin de disposer d'un espace où elle puisse être présentée dans toute sa richesse.
Une vitrine pour une édition encore trop discrète
Cette année, une quinzaine de maisons d'édition, parmi lesquelles Albiana, Alain Piazzola, A Granata, Fabulla, Corsica Comix, Storia Corsa Edizioni et d'autres, seront réunies. Trois maisons invitées, Arzilla, Eoliennes et Musanostra, viendront également enrichir cette programmation. Au total, plusieurs centaines de livres seront exposés, des nouveautés aux ouvrages plus anciens, parfois publiés depuis quinez ou vingts ans. Derrière cette diversité se joue aussi une question essentielle: celle de la visibilité. "Notre présence dans les librairies hors de la Corse est faible. Cette manifestation nous permet justement de compenser cette faiblesse et de montrer la diversité de la production éditoriale", souligne Alain Piazzola.
L'enjeu est d'autant plus important que les maisons d'édition insulaires défendent chacune leur propre identité. Littérature en français ou en langue corse, histoire, patrimoine, poésie, jeunesse: les univers se croisent sans se confondre. Loin de proposer une vision uniforme de la Corse, le salon entend montrer une île aux multiples récits, aux sensibilités différentes et aux imaginaires bien vivants. Cette évolution se retrouve également dans la manière de concevoir l'évènement. Longtemps centré sur l'exposition des ouvrages, le salon fait désormais une place grandissante aux auteurs et aux échanges avec le public. Conférences, tables rondes, lectures, dédicaces et animations pour les enfants rythmeront ces deux journées: "La grande nouveauté de ces dernières années, c'est la participation de beaucoup d'auteurs à cette rencontre", précise Alain Piazzola.
L'enjeu est d'autant plus important que les maisons d'édition insulaires défendent chacune leur propre identité. Littérature en français ou en langue corse, histoire, patrimoine, poésie, jeunesse: les univers se croisent sans se confondre. Loin de proposer une vision uniforme de la Corse, le salon entend montrer une île aux multiples récits, aux sensibilités différentes et aux imaginaires bien vivants. Cette évolution se retrouve également dans la manière de concevoir l'évènement. Longtemps centré sur l'exposition des ouvrages, le salon fait désormais une place grandissante aux auteurs et aux échanges avec le public. Conférences, tables rondes, lectures, dédicaces et animations pour les enfants rythmeront ces deux journées: "La grande nouveauté de ces dernières années, c'est la participation de beaucoup d'auteurs à cette rencontre", précise Alain Piazzola.
Transmettre la langue et donner envie de lire
Mais faire connaître les livres corses ne suffit pas. Pour les éditeurs, il s'agit aussi de préparer les lecteurs de demain. La place accordée à la jeunesse et à la langue corse en est l'une des illustrations. Le samedi 7 novembre, à 16 heures, Hélène Bonardi proposera notamment une lecture bilingue et participative de son album Comu l'emu da magnà stu brocciu?, suivie de jeux autour autour du pastoralisme, des animaux et des créatures mythologiques de Corse. Une manière de faire entrer les plus jeunes dans les histoires de leur territoire; tout en leur donnant le goût de la lecture: "Notre volonté, c'est d'essayer de toucher les jeunes lecteurs, d'imaginer des opérations, des sujets, des livres qui vont dans ce sens", insiste Alain PIazzola. La transmission de la langue corse reste, elle aussi, au coeur de cette démarche: "C'est essentiel", affirme-t-il. Ces dernières décennies, les maisons d'édition ont progressivement intégré une place à la langue insulaire dans leurs catalogues. Une présence que le salon entend défendre et faire entendre, notamment à travers les lectures et les rencontres proposées.
Un enjeu qui prend une résonnance particulière dans un contexte difficile pour le secteur du livre. Alain Piazzola évoque une baisse d'environ 25% de l'activité des librairies à l'échelle nationale, une tendance qui touche également la Corse. Face à ces inquiétudes, les éditeurs cherchent des moyens de maintenir le livre au centre de la société: "Le livre a encore toute sa place dans notre société et surtout en Corse. Le livre est, avec le chant, un vecteur culturel très fort", rappelle-t-il.
Au-delà des deux journées parisiennes, c'est donc toute une filière qui cherche à poursuivre son développement. Alain Piazzola souligne notamment le rôle de la Collectivité de Corse, mais aussi celui des communes et des intercommunalités, qui soutiennent aujourd'hui des projets éditoriaux autrefois davantage portés par les grandes maisons nationales.
À Paris, les 7 et 8 novembre, il ne sera donc pas seulement question de présenter des livres. Il s'agira de faire découvrir une création insulaire plurielle, de renouer avec ceux qui en sont éloignés et de rappeler que la Corse s'écrit, se raconte et se transmet aussi à travers les pages.
Un enjeu qui prend une résonnance particulière dans un contexte difficile pour le secteur du livre. Alain Piazzola évoque une baisse d'environ 25% de l'activité des librairies à l'échelle nationale, une tendance qui touche également la Corse. Face à ces inquiétudes, les éditeurs cherchent des moyens de maintenir le livre au centre de la société: "Le livre a encore toute sa place dans notre société et surtout en Corse. Le livre est, avec le chant, un vecteur culturel très fort", rappelle-t-il.
Au-delà des deux journées parisiennes, c'est donc toute une filière qui cherche à poursuivre son développement. Alain Piazzola souligne notamment le rôle de la Collectivité de Corse, mais aussi celui des communes et des intercommunalités, qui soutiennent aujourd'hui des projets éditoriaux autrefois davantage portés par les grandes maisons nationales.
À Paris, les 7 et 8 novembre, il ne sera donc pas seulement question de présenter des livres. Il s'agira de faire découvrir une création insulaire plurielle, de renouer avec ceux qui en sont éloignés et de rappeler que la Corse s'écrit, se raconte et se transmet aussi à travers les pages.
