Alors que le Sénat a rejeté lundi soir le projet de loi constitutionnelle relatif à l’autonomie de la Corse, à la demande de quatre groupes politiques, l’Assemblée de Corse se réunira de façon exceptionnelle mercredi 4 novembre. Une session qui aura pour objectifs de « mesurer les conséquences politiques, institutionnelles et démocratiques » des débats au Palais du Luxembourg et décider de la suite à donner au processus d’autonomie.
La réponse institutionnelle corse au coup de tonnerre du Sénat commence à se dessiner. Trois jours après les débats qui ont profondément remanié le projet de loi constitutionnelle relatif à l’autonomie de la Corse, avant son rejet par la Haute assemblée, la présidente de l’Assemblée de Corse annonce ce jeudi la convocation d’une session extraordinaire mercredi 4 novembre.
« À la suite des évolutions intervenues au Sénat dans l’examen du projet de loi constitutionnelle relatif à un statut d’autonomie pour la Corse, et aux remises en cause substantielles des avancées issues du processus dit "de Beauvau" engagé entre l’État et les élus de la Corse, les groupes Fà Populu Inseme, Avanzemu, Core in Fronte et Un’Altra Strada m’ont sollicitée pour la tenue d’une session extraordinaire de l’Assemblée de Corse », indique en effet Marie-Antoinette Maupertuis dans un communiqué en ajoutant : « En accord avec le Président du Conseil exécutif, j’ai décidé de convoquer l’Assemblée de Corse en session extraordinaire le mercredi 4 novembre 2026 ».
Une semaine après le vote du Sénat, les élus territoriaux seront donc de nouveau amenés à se positionner sur un processus engagé depuis près de cinq ans entre Paris et la Corse. « La perspective d’une autonomie de la Corse procède d’un processus démocratique inédit. Elle constitue la traduction institutionnelle d’une volonté politique exprimée avec force et constance par l’Assemblée de Corse, réaffirmée notamment dans la délibération Autonomia du 5 juillet 2023 », rappelle la présidente de l’Assemblée de Corse.
Or, les débats du Palais du Luxembourg ont profondément rebattu les cartes. Pour rappek, dans la nuit de lundi à mardi, les sénateurs ont notamment supprimé du texte la reconnaissance de la « communauté historique, linguistique et culturelle ayant développé un lien singulier à sa terre », provoquant le départ des représentants nationalistes présents au Sénat. Le sénateur Paulu-Santu Parigi avait dans la foulée annoncé le retrait des nationalistes du processus de Beauvau.
Des modifications qui, pour la présidente de l’Assemblée de Corse, ne peuvent rester sans réponse. « Toute remise en cause significative des équilibres construits au cours de ce dialogue appelle une appréciation claire de la part des institutions corses », insiste-t-elle avant de conclure : « Cette session permettra aux élus du peuple corse de mesurer les conséquences politiques, institutionnelles et démocratiques des débats tenus au Sénat, et de définir la réponse que les institutions de la Corse entendent apporter dans cette nouvelle séquence ».
« À la suite des évolutions intervenues au Sénat dans l’examen du projet de loi constitutionnelle relatif à un statut d’autonomie pour la Corse, et aux remises en cause substantielles des avancées issues du processus dit "de Beauvau" engagé entre l’État et les élus de la Corse, les groupes Fà Populu Inseme, Avanzemu, Core in Fronte et Un’Altra Strada m’ont sollicitée pour la tenue d’une session extraordinaire de l’Assemblée de Corse », indique en effet Marie-Antoinette Maupertuis dans un communiqué en ajoutant : « En accord avec le Président du Conseil exécutif, j’ai décidé de convoquer l’Assemblée de Corse en session extraordinaire le mercredi 4 novembre 2026 ».
Une semaine après le vote du Sénat, les élus territoriaux seront donc de nouveau amenés à se positionner sur un processus engagé depuis près de cinq ans entre Paris et la Corse. « La perspective d’une autonomie de la Corse procède d’un processus démocratique inédit. Elle constitue la traduction institutionnelle d’une volonté politique exprimée avec force et constance par l’Assemblée de Corse, réaffirmée notamment dans la délibération Autonomia du 5 juillet 2023 », rappelle la présidente de l’Assemblée de Corse.
Or, les débats du Palais du Luxembourg ont profondément rebattu les cartes. Pour rappek, dans la nuit de lundi à mardi, les sénateurs ont notamment supprimé du texte la reconnaissance de la « communauté historique, linguistique et culturelle ayant développé un lien singulier à sa terre », provoquant le départ des représentants nationalistes présents au Sénat. Le sénateur Paulu-Santu Parigi avait dans la foulée annoncé le retrait des nationalistes du processus de Beauvau.
Des modifications qui, pour la présidente de l’Assemblée de Corse, ne peuvent rester sans réponse. « Toute remise en cause significative des équilibres construits au cours de ce dialogue appelle une appréciation claire de la part des institutions corses », insiste-t-elle avant de conclure : « Cette session permettra aux élus du peuple corse de mesurer les conséquences politiques, institutionnelles et démocratiques des débats tenus au Sénat, et de définir la réponse que les institutions de la Corse entendent apporter dans cette nouvelle séquence ».
À la suite des évolutions intervenues au Sénat dans l’examen du projet de loi constitutionnelle relatif à un statut d’autonomie pour la Corse, et aux remises en cause substantielles des avancées issues du processus engagé entre l’État et les élus de la Corse, l’@AssembleeCorse sera convoquée en session extraordinaire le 4 novembre 2026.
— Marie-Antoinette Maupertuis (@Maupertuis_N) October 29, 2026
