L’essence n’a pas été aussi chère depuis le printemps 2022. Seule petite consolation : les prix moyens des carburants en Corse sont passés sous ceux du continent, selon le dernier rapport de l’Agence de développement économique de la Corse (ADEC), consacré au mois de septembre.
Si le prix de l'essence reste excessivement élevé, les prix moyens des carburants en Corse sont passés sous ceux du continent
On connaît le geste par cœur. Le pistolet se verrouille, les chiffres défilent, et l’on guette le montant final avec un petit pincement. Ce pincement n’a rien d’une impression. Dans son dernier rapport, consacré au mois de septembre et publié il y a quelques jours, l’Agence de développement économique de la Corse (ADEC) calcule qu’un plein de 50 litres d’essence coûte en moyenne 14,58 € de plus qu’en septembre 2025. Pour un plein de gazole, c’est 28,24 € de plus.
En septembre, le litre de SP95 s’affiche à 2,116 € en moyenne, et celui de gazole à 2,300 €. C’est 16 % et 32,6 % de plus qu’un an plus tôt. L’ADEC note que l’essence a atteint « le niveau le plus élevé depuis le printemps 2022 ». Pour le gazole, elle va plus loin : « l’inflation est très vive et s’accentue ».
L’agence y voit d’abord l’effet de la situation internationale : les tensions entre l’Iran et les États-Unis « continuent d’influencer la variation des prix des carburants ». Ces prix se construisent en grande partie sur les cotations du pétrole raffiné à Rotterdam, qui ont bondi.
Le continent a grimpé encore plus vite
Dans ce tableau sombre, un détail change la donne : en septembre, les prix moyens des carburants en Corse sont devenus inférieurs à ceux du continent. Pour le SP95, « la moyenne régionale des prix est désormais inférieure à celle du continent », note le rapport. L’écart s’est ainsi inversé au cours du trimestre : alors que le SP95 était 1,6 centime plus cher par litre en Corse, il y est devenu 7,2 centimes moins cher en septembre. Même évolution pour le gazole, dont le prix moyen en Corse est désormais inférieur de 2,6 centimes par litre à celui du continent. Ce retournement ne traduit pas une baisse des prix sur l’île, mais une progression légèrement plus marquée sur le continent, souligne l’ADEC.
Car il ne faut pourtant pas s’y tromper : les prix n’ont pas baissé en Corse. Sur trois mois, l’essence y a pris 6,4 % et le gazole 10,1 %. Si l’île passe sous le continent, c’est à cause d’une « progression légèrement plus prononcée des prix continentaux », explique l’agence. Autrement dit, ils ont grimpé ailleurs un peu plus vite que sur l’île.
D’une pompe à l’autre, le vrai écart
C’est peut-être là que se joue l’essentiel. D’après les relevés de l’ADEC, l’écart entre la station la moins chère et la plus chère atteint 41,1 centimes par litre de SP95 dans le bassin d’Ajaccio, et 39,4 centimes dans celui de Grosseto-Prugna. À Corte, il n’est que de 5 centimes. Autrement dit, choisir sa station peut peser autant que n’importe quelle variation de cours.
Au niveau national, le dernier baromètre de Prix à la Pompe, publié le 26 octobre, résume la semaine ainsi : « L’essence recule, mais les ruptures déclarées de gazole progressent ». Entre le 19 et le 26 octobre, le SP95 a perdu 4,5 centimes par litre à stations comparables, soit 2,25 € de moins sur 50 litres, tandis que le gazole a pris 0,4 centime.
En septembre, le litre de SP95 s’affiche à 2,116 € en moyenne, et celui de gazole à 2,300 €. C’est 16 % et 32,6 % de plus qu’un an plus tôt. L’ADEC note que l’essence a atteint « le niveau le plus élevé depuis le printemps 2022 ». Pour le gazole, elle va plus loin : « l’inflation est très vive et s’accentue ».
L’agence y voit d’abord l’effet de la situation internationale : les tensions entre l’Iran et les États-Unis « continuent d’influencer la variation des prix des carburants ». Ces prix se construisent en grande partie sur les cotations du pétrole raffiné à Rotterdam, qui ont bondi.
Le continent a grimpé encore plus vite
Dans ce tableau sombre, un détail change la donne : en septembre, les prix moyens des carburants en Corse sont devenus inférieurs à ceux du continent. Pour le SP95, « la moyenne régionale des prix est désormais inférieure à celle du continent », note le rapport. L’écart s’est ainsi inversé au cours du trimestre : alors que le SP95 était 1,6 centime plus cher par litre en Corse, il y est devenu 7,2 centimes moins cher en septembre. Même évolution pour le gazole, dont le prix moyen en Corse est désormais inférieur de 2,6 centimes par litre à celui du continent. Ce retournement ne traduit pas une baisse des prix sur l’île, mais une progression légèrement plus marquée sur le continent, souligne l’ADEC.
Car il ne faut pourtant pas s’y tromper : les prix n’ont pas baissé en Corse. Sur trois mois, l’essence y a pris 6,4 % et le gazole 10,1 %. Si l’île passe sous le continent, c’est à cause d’une « progression légèrement plus prononcée des prix continentaux », explique l’agence. Autrement dit, ils ont grimpé ailleurs un peu plus vite que sur l’île.
D’une pompe à l’autre, le vrai écart
C’est peut-être là que se joue l’essentiel. D’après les relevés de l’ADEC, l’écart entre la station la moins chère et la plus chère atteint 41,1 centimes par litre de SP95 dans le bassin d’Ajaccio, et 39,4 centimes dans celui de Grosseto-Prugna. À Corte, il n’est que de 5 centimes. Autrement dit, choisir sa station peut peser autant que n’importe quelle variation de cours.
Au niveau national, le dernier baromètre de Prix à la Pompe, publié le 26 octobre, résume la semaine ainsi : « L’essence recule, mais les ruptures déclarées de gazole progressent ». Entre le 19 et le 26 octobre, le SP95 a perdu 4,5 centimes par litre à stations comparables, soit 2,25 € de moins sur 50 litres, tandis que le gazole a pris 0,4 centime.
