150 personnes se sont rassemblées ce samedi 24 octobre devant la préfecture de Haute-Corse à Bastia, dans le cadre des mobilisations nationales. Au-delà des revendications sociales, les manifestants ont lancé un appel à l’unité de l’ensemble des forces politiques et de la jeunesse corse, face à une mobilisation qui peine à prendre de l’ampleur sur l’île.
150 personnes se sont mobilisées ce samedi 24 octobre à 14h00 devant les grilles de la préfecture de Haute-Corse. Dans cette journée de mobilisation nationale, au milieu d’anonymes, se retrouvaient des lycéens, des militants de la CGT, du Parti communiste, de Via Citadina ou encore du Cumitatu di Ricustruzione di u Partitu Cuministu.
Si les revendications sont désormais bien connues depuis le début du mouvement social : conditions d’éducation, vie chère, précarité, services publics… En Corse, c’est la question de la faible mobilisation qui se pose, sur une île fortement confrontée à ces questions.
Pour Adèle, du Cumitatu di Ricustruzione di u Partitu Cuministu (CRPC) : « Les revendications sont globales. On est le territoire le plus pauvre de France métropolitaine, on subit plus de répression car on est une colonie. On est une île avec une mère sur quatre en situation de monoparentalité et de pauvreté. Ce sont des chiffres qui sont alarmants. »
Alors pourquoi une faible mobilisation et pas une unité en Corse ? Pour celle qui se réclame du nationalisme corse : « On a vu en 2022 que les jeunes nationalistes sont capables de se mobiliser. Pourquoi est-ce qu’on a du mal à les mobiliser ? Peut-être se mobilisent-ils autrement ? C’est à eux de le dire. »
Présent devant les grilles de la préfecture de Haute-Corse, Sacha Bastelica, le leader de Via Citadina, parti de gauche autonomiste : « C’est important pour nous de revendiquer les causes qui sont les nôtres, comme les revendications des étudiants et des lycéens, qui sont des causes qui concernent tout le monde ! » Avant d’ajouter : « On nous dit souvent que ce sont des manifestations de “Français”, mais excusez-moi ! Les Corses ne sont pas touchés par la précarité ? Nos enfants ne sont pas touchés par les difficultés pour pouvoir se loger et étudier ? Ça touche tout le monde et c’est normal de revendiquer », rappelant « que des mobilisations importantes ont lieu en outre-mer ».
Pour Charlotte Cesari, jeune figure de la gauche ajaccienne qui a fait le déplacement à Bastia : « C’est un mouvement qui devrait être transpartisan. Il est absolument nécessaire que les Corses réalisent qu’ils sont concernés par les problèmes de vie chère, de logement. Les mouvements nationalistes ont aussi au cœur de leur projet les questions sociales. Quand on parle de la spéculation, on parle de l’accès au logement. Quand on parle de la bétonisation, ce sont des questions écologiques. »
Pour elle, aujourd’hui : « Le militantisme a évolué, on est plus sur des questions culturelles. C’est une excellente chose que les manifestations pour la langue corse mobilisent, et pourtant les questions socio-économiques relèvent des mêmes choses. L’émancipation de la Corse doit se faire par la culture, c’est une nécessité, mais aussi par l’économie. »
D’autres mobilisations sont prévues dans les jours à venir. Joseph Batistelli, l’un des porte-parole des lycéens de Giocante de Casabianca, lance un appel à toute la jeunesse corse : « On se bat pour que tout le monde ait une meilleure vie, je ne comprends pas comment certains peuvent mal prendre ça et nous attaquer dans ce cadre-là. Je cherche l’unité de la jeunesse corse. On a des drapeaux corses et on aimerait qu’il y en ait encore plus. On aimerait que les nationalistes nous rejoignent dans ce combat. Si on commence à avoir une division, on ne pourra jamais rien faire. »
Si les revendications sont désormais bien connues depuis le début du mouvement social : conditions d’éducation, vie chère, précarité, services publics… En Corse, c’est la question de la faible mobilisation qui se pose, sur une île fortement confrontée à ces questions.
Pour Adèle, du Cumitatu di Ricustruzione di u Partitu Cuministu (CRPC) : « Les revendications sont globales. On est le territoire le plus pauvre de France métropolitaine, on subit plus de répression car on est une colonie. On est une île avec une mère sur quatre en situation de monoparentalité et de pauvreté. Ce sont des chiffres qui sont alarmants. »
Alors pourquoi une faible mobilisation et pas une unité en Corse ? Pour celle qui se réclame du nationalisme corse : « On a vu en 2022 que les jeunes nationalistes sont capables de se mobiliser. Pourquoi est-ce qu’on a du mal à les mobiliser ? Peut-être se mobilisent-ils autrement ? C’est à eux de le dire. »
Présent devant les grilles de la préfecture de Haute-Corse, Sacha Bastelica, le leader de Via Citadina, parti de gauche autonomiste : « C’est important pour nous de revendiquer les causes qui sont les nôtres, comme les revendications des étudiants et des lycéens, qui sont des causes qui concernent tout le monde ! » Avant d’ajouter : « On nous dit souvent que ce sont des manifestations de “Français”, mais excusez-moi ! Les Corses ne sont pas touchés par la précarité ? Nos enfants ne sont pas touchés par les difficultés pour pouvoir se loger et étudier ? Ça touche tout le monde et c’est normal de revendiquer », rappelant « que des mobilisations importantes ont lieu en outre-mer ».
Pour Charlotte Cesari, jeune figure de la gauche ajaccienne qui a fait le déplacement à Bastia : « C’est un mouvement qui devrait être transpartisan. Il est absolument nécessaire que les Corses réalisent qu’ils sont concernés par les problèmes de vie chère, de logement. Les mouvements nationalistes ont aussi au cœur de leur projet les questions sociales. Quand on parle de la spéculation, on parle de l’accès au logement. Quand on parle de la bétonisation, ce sont des questions écologiques. »
Pour elle, aujourd’hui : « Le militantisme a évolué, on est plus sur des questions culturelles. C’est une excellente chose que les manifestations pour la langue corse mobilisent, et pourtant les questions socio-économiques relèvent des mêmes choses. L’émancipation de la Corse doit se faire par la culture, c’est une nécessité, mais aussi par l’économie. »
D’autres mobilisations sont prévues dans les jours à venir. Joseph Batistelli, l’un des porte-parole des lycéens de Giocante de Casabianca, lance un appel à toute la jeunesse corse : « On se bat pour que tout le monde ait une meilleure vie, je ne comprends pas comment certains peuvent mal prendre ça et nous attaquer dans ce cadre-là. Je cherche l’unité de la jeunesse corse. On a des drapeaux corses et on aimerait qu’il y en ait encore plus. On aimerait que les nationalistes nous rejoignent dans ce combat. Si on commence à avoir une division, on ne pourra jamais rien faire. »
