À quelques heures du premier match de la saison en Division 2 (le nouveau nom de la Ligue B), ce samedi à Reims, l’entraîneur du GFCA Volley, Frédéric Ferrandez, évoque la préparation d’un effectif largement renouvelé et rajeuni. Il attend encore davantage de régularité, notamment au service, mais souligne l’investissement de ses joueurs et vise une place au Final Four. Pour lui, la fraîcheur physique et la contribution des jeunes seront déterminantes dans un championnat particulièrement dense.
L’état d’esprit est très bon. C’est une équipe qui travaille beaucoup et qui est très investie. Les jeunes ont envie de croquer au quotidien, et c’est très intéressant pour le staff. La jeunesse entraîne aussi quelques erreurs. Nous en faisons encore trop dans certains secteurs, notamment au service, où nous ne sommes pas encore assez réguliers. Cette stabilité viendra avec l’enchaînement des matchs. Pour l’instant, ce que nous demandons aux joueurs, c’est de travailler et de s’investir. Sur ces deux points, le groupe répond présent.
L’effectif a été largement renouvelé et rajeuni. Quel type d’équipe avez-vous voulu construire pour aborder cette longue saison ?
Il fallait construire un groupe capable de tenir sur la durée. La saison va se terminer tard et le calendrier sera très dense. Nous avons donc voulu constituer un collectif assez physique, capable d’encaisser la charge d’entraînement et l’enchaînement des matchs. Les jeunes du centre de formation vont aussi avoir beaucoup de rencontres à disputer. Il faut tenir compte de cette charge et des déplacements. C’est pour cela que nous avons travaillé avec un groupe qui puisse répondre physiquement, tout en permettant de faire tourner les joueurs quand ce sera nécessaire.
Le président a évoqué le Final Four comme objectif, sans faire de la remontée immédiate une obligation. Est-ce aussi votre approche ?
Oui. Une saison réussie, ce serait d’atteindre le Final Four et, si les conditions le permettent, de l’organiser. Cela voudrait aussi dire que nous avons réussi à faire progresser cette jeunesse et que les joueurs ont répondu présent face aux exigences du haut niveau. Si nous terminons à la quatrième place, ce sera déjà une saison bien aboutie pour nous. Il faut rester mesurés, mais nous avons de l’ambition. L’idée est de construire une équipe compétitive et de voir jusqu’où elle peut aller.
Quelles équipes vous semblent les mieux armées dans cette D2 ?
Martigues est prêt, notamment parce que le club a conservé presque toute son équipe. Les joueurs ont leurs automatismes, ils ont du lien dans le jeu et savent mieux à quel moment prendre des risques. La question est de savoir si cet effectif pourra tenir sur la durée. Il y a aussi d’autres équipes solides : Fréjus sera là. Et puis il y aura forcément une surprise. Nous avons hâte de voir comment le championnat va évoluer et si nous ferons partie des équipes de tête. En tout cas, nous allons tout faire pour.
Le championnat compte 33 rencontres, dont 17 déplacements pour le GFCA. Comment allez-vous gérer les rotations et la fraîcheur physique ?
Nous avons travaillé là-dessus depuis le mois de septembre. Nous avons fait tourner les joueurs au quotidien pour voir ce que chacun pouvait produire. Nous avons également procédé à beaucoup de changements pendant les matchs amicaux. Il faut pouvoir s’adapter aux pépins physiques et aux différences de fraîcheur entre les joueurs. Certaines semaines vont être très chargées. Après le déplacement à Reims, par exemple, nous allons rentrer tard, puis jouer à domicile le mardi avant de repartir le vendredi. Ce sera déjà une semaine marathon. Il faudra que le collectif réponde présent et que chacun puisse apporter sa contribution. La rotation ne sera pas un choix ponctuel, mais une nécessité pour tenir sur toute la saison.
Le centre de formation doit aussi alimenter l’équipe première. Comment allez-vous articuler les deux championnats ?
Les jeunes du centre de formation auront leur propre championnat, qui doit rester une priorité pour eux. Mais ils pourront aussi intégrer le groupe de Ligue B au fil de la saison, en fonction de leurs performances et des besoins de l’équipe. Nous voulons voir ce qu’ils sont capables de produire, y compris lorsqu’ils manquent un peu de fraîcheur. Il y a encore des incertitudes que nous allons découvrir ensemble. Le groupe du centre de formation a du potentiel et peut aussi viser une belle place dans son championnat. L’objectif est de tirer le maximum de tout le monde, sans brûler les étapes.
Le GFCA débute samedi à Reims. Qu’attendez-vous de cette première rencontre ?
J’aimerais que les joueurs confirment en match officiel ce qu’ils ont bien fait pendant la préparation. Reims est une très bonne équipe, qui peut commettre peu de fautes. Elle s’est renforcée avec des joueurs qui figuraient parmi les meilleurs de Ligue B la saison dernière, notamment un joueur venu de Cambrai et un joueur brésilien passé par Rennes. Reims a des ambitions. Nous aussi. Je pense que ce sera un match qui se jouera beaucoup au mental et sur les fautes directes. C’est un point qui m’inquiète un peu, parce que nous pouvons encore en faire trop par moments. Il faudra trouver très rapidement le bon équilibre.
Après Reims, le GFCA recevra Cambrai au Palatinu. Le club veut faire de sa salle un point fort. Est-ce aussi un objectif pour vous ?
C’est quelque chose que nous cherchons à faire depuis longtemps. Nous voulons prendre le maximum de points à domicile. La saison dernière, nous avons obtenu de bons résultats au Palatinu et il faut continuer dans cette voie. Nous voulons que ce soit une forteresse et que les adversaires sachent qu’Ajaccio est difficile à manœuvrer chez lui. Il faut qu’ils appréhendent le déplacement, dans le bon sens du terme. Mais nous devrons aussi faire le travail à l’extérieur : on ne peut pas construire une bonne saison uniquement sur les résultats à domicile.
Vous aviez envisagé de ne pas poursuivre l’aventure au GFCA. Avez-vous retrouvé votre motivation ?
Oui. Toute cette jeunesse, le réajustement de l’effectif et cette fraîcheur me font du bien. Je repars sur de très bonnes bases. C’est vrai qu’il y a eu une fatigue mentale à la fin de la saison dernière. Il s’est passé énormément de choses, et le décès de Sylvestre Sammarcelli m’a fait beaucoup de mal. Mais on continue à avancer pour lui. On essaie de faire de belles choses pour qu’il soit fier de nous.
