Arte Mare 2026 : le film « À jamais les premières » de Marta Díaz grand vainqueur de la 44e édition

Written on 10/11/2026
Christophe Giudicelli

La 44e édition du festival du film méditerranéen Arte Mare s’est achevée ce samedi 10 octobre à Bastia avec la traditionnelle remise des prix au centre culturel l’Alboru. Grand gagnant de cette édition 2026, le film À jamais les premières, de Marta Díaz, a réalisé le doublé en remportant le Grand Prix du jury et le Prix du jury jeune. Une édition placée sous le signe de la justice, qui aura notamment mis en lumière les inégalités, la condition féminine et les conflits contemporains.

Arte Mare 2026 : le film « À jamais les premières » de Marta Díaz grand vainqueur de la 44e édition

Le rideau est tombé ce samedi 10 octobre sur la 44ème édition d’Arte Mare. Comme à son habitude, la cérémonie de clôture, qui s’est déroulée au centre culturel l’Alboru à Bastia, a permis aux différents jurys du festival du film méditerranéen de remettre leurs prix. 
Pour cette édition 2026, sur la scène du centre culturel, le jury du Grand Prix a qualifié la sélection de : « carte postale du monde », avec des films abordant : « les injustices faites aux femmes, aux enfants et à la Terre ».

Et c’est « À jamais les premières », de Marta Díaz, qui a été primé par le Grand Prix d’Arte Mare. Le film de la réalisatrice espagnole met en scène le tout premier match de football féminin organisé sous le franquisme : « Une œuvre qui combat les préjugés et les stéréotypes sur les femmes, notamment autour du corps et du désir », avec un coup de cœur pour : « la mise en scène, la reconstitution historique et le casting. »

Le Prix du jury jeune – Ghjuventù a récompensé, comme le Grand Jury, À jamais les premières, de Marta Díaz. Les lycéens en cinéma du lycée Giocante y ont vu une réflexion : « sur la manière dont les femmes sont perçues dans le sport avec la mise en avant des inégalités, notamment sur les salaires ». Ils ont également primé : « Une photographie, une musique et un jeu d'acteurs ». Les jeunes Bastiais ont également donné une mention spéciale à The Sea, de Shai Carmeli-Pollak.

Une mention spéciale a été attribuée au film israélo-palestinien The Sea, de Shai Carmeli-Pollak, qui raconte l’histoire d’un jeune garçon de 12 ans qui veut voir la mer dans un Moyen-Orient en guerre : « Un message politique violent et profond pour le jury ».

Le Prix du public a été attribué à Les Fraises, de Laïla Marrakchi : « un film qui montre les difficultés rencontrées par les travailleurs employés dans les grandes serres de plastique espagnoles », sur fond de : « conditions de travail et réalités sociales de ces travailleurs. »

Le Prix Ici RCFM – Petru Mari a récompensé Zejtune, le chant des oliviers, d'Alex Camilleri, avec une mention spéciale pour Malavia, de Nunzia De Stefano. Des prix qui récompensent la dimension culturelle ou encore la transmission.

En littérature, le Prix Ulysse a récompensé l’ensemble de l'œuvre de Boualem Sansal. « Un prix qui a beaucoup fait parler », a indiqué Michelle Corotti, la présidente du festival. Le Prix Ulysse de Première œuvre a été attribué à Eléa Marini pour Le ciel l’a mauvaise.