ARWC : Les athlètes à l’assaut du Monte Cintu

Written on 10/04/2026
Mario Grazi

Dans cette édition 2026 de l’Adventure Racing World Chamionship, quatre équipes se tiennent dans un mouchoir de poche avant l’ascension du Monte Cintu dans le courant de la journée de ce lundi. L’équipe Luberon MUC, les deux équipes estoniennes, qui ont cependant perdu quelques minutes suite à une mauvaise orientation, et le 400 Team Altore.

Photos ARWC-Benoit Diacre

Après le long treck de 123 kilomètres de la veille, les équipes sont arrivées sur la plage de Cargèse pour un nouveau parcours en kayak de mer devant les conduire jusqu’à Ota-Portu. La nuit de samedi à dimanche a été très compliquée pour certaines équipes « qui ont galéré lourdement et certaines équipes sont toujours sur le VTT», selon le directeur de course, Pascal Bauhaud. « Nous avons également rapatrié 8 équipes vers Zicavo de manière à ce qu’elles ne prennent pas trop de retard sur le reste de la compétition et leur permettre d’être mieux placées pour arriver sur la plage de Cargèse. Elles étaient trop en souffrance derrière. Vers 17 heures, les 7 équipes de tête ont terminé le kayak pour le treck de 58 kilomètres devant les mener au Pont de Castirla via l’emblématique Monte Cintu avec 5000 mètres de dénivelés positifs-. C’est un treck qui compte aussi des ateliers de cordes et qui se terminer par le redoutable canyon de la Ruda, dans la Scala de Santa Regina », détaille-t-il. 

Les équipes ne sont plus dans le timing prévu par l’organisation puisque l’on compte à ce jour près de cinq heures de retard sur les 72 heures de course. « Il y a eu quelques erreurs d’orientation de la part de tout le monde et du coup on a pris un peu de retard », précise le directeur de course.

Pour certaines équipes, le défi s’est déjà révélé trop important. Six ont été transférées plus loin sur le parcours, trois poursuivent à trois co-équipiers et une première équipe a abandonné. À la surprise générale, il s’agit de Team Lane4 Adventure, l’équipe finlandaise championne d’Europe ARWS. Après avoir échoué à trouver une balise, elle a abandonné en arrivant sur l’aire de transition numéro 5, à Zicavo. Visiblement découragés, ses membres ont expliqué ne pas parvenir à mener la course qu’ils souhaitaient et préférer une course aventure avec davantage de course et moins d’aventure. L’abandon d’une équipe aussi solide a créé la surprise.

D’autres équipes très expérimentées ont témoigné de la difficulté de l’épreuve. Team Endurance, en quinzième position, l’a qualifiée de « championnat du monde le plus dur jamais disputé », ajoutant : « Nous courons depuis 48 heures, mais nous avons l’impression que cela fait 80 heures ! ».

Camila Nicolau, de l’équipe brésilo-thaïlandaise Kailas Fuga, partage ce constat : « C’est difficile, mais nous savons qu’un trek encore plus exigeant nous attend ! ». Elle fait référence à la section H, qui cumule 5 000 m de dénivelé positif et traverse cinq sommets emblématiques, dont le point culminant de l’île, le Monte Cinto. Cette section comprend des ateliers de cordes et des passages en canyon. Bien que plus courte que le trek affronté en ce troisième jour, elle devrait demander davantage de temps. Les équipes ne l’atteindront pas avant le 5 octobre, voire le 7 octobre pour les plus lentes.

La course est menée par l’équipe Luberon MUC, devant les deux équipes estoniennes, le 400 Team Altore, Lozère Sport Nature et Absolu Raid.