Dans le cadre de sa catégorie Panorama méditerranée, le Festival Arte Mare a projeté en avant-première le 4e long métrage de Gérard Guerrieri : « Le coassement de la méduse ». De quoi… piquer notre curiosité.
Nous sommes dans les années 80. Pascal et Joséphine se marient. Dans la salle des fêtes de Furiani, la noce rassemble familles, voisins et travailleurs des cuisines autour d’une fête animée. Tandis que la musique et l’alcool délient les langues, tensions, jalousies et relations secrètes apparaissent. Au cœur de la nuit, une rumeur circule : Jean-Raymond, le père de la mariée, ancien gangster local décédé voilà quinze ans, dont le corps n'a jamais été retrouvé, serait encore vivant. Voilà pour le synopsis écrit par le réalisateur et comédien Gérard Guerrieri.
« J'ai voulu faire un film, une comédie de moeurs qui soit scénique en son genre, une comédie mais un film de société aussi et qui représente une certaine société corse, des années 80, une époque où j’étais ado », raconte-t-il. « Pour ceux qui ont connu ces années-là, c'est inventorier un peu une partie d'eux-mêmes, et pour ceux qui n'ont pas connu cette époque, ils découvriront un monde assez étrange avec parfois des résonances assez actuelles ».
Un film dans lequel évoluent nombre de personnages hauts en couleur. « C'est un film choral. Une dizaine de comédiens différents, suivant des itinéraires différents au cours de ce mariage. Tous les comédiens sont corses. En fait, je pense que c’est inédit, c’est un film 100% corses puisque même les techniciens sont corses. On n'a fait venir personne de l’extérieur. Ce qui est une bonne chose car nous nous connaissions tous avec aussi la présence de deux jeunes comédiens absolument fabuleux et surtout très courageux pour avoir accepté de jouer dans ce film : Columba Giovanni dans le rôle de la jeune mariée et Noé Follacci, dans celui du marié », indique le réalisateur.
Mais alors pourquoi donc ce titre : Le coassement de la méduse. ? « Pour le savoir il faudra venir voir le film », plaisante Gérard Guerrieri en confiant que le tournage d’un mois a été entièrement réalisé en un seul lieu : La salle des fêtes, de Furiani transformée à l’occasion en un mini studio. « Nous avons construit divers décors dans cette salle ce qui fait que nous n'avons jamais bougé ».
Un film passion, assurément, même si Gérard Guerrieri peine lui-même à faire entrer Le coassement de la méduse dans une case bien précise. « Je ne saurais pas moi-même définir mon genre. Il y a de la comédie, mais il n'y a pas que ça. Quand j'écris un scénario, je ne me dis pas : ah, ça, ça va faire rire. Je ne suis pas dans cette optique-là », explique-t-il. Derrière les situations parfois cocasses et les personnages hauts en couleur se dessine ainsi aussi le portrait d’une époque et d’une société, avec ce qu’elle pouvait avoir de drôle, mais également de plus sombre.
Après cette première présentation dans le cadre du festival, reste désormais à savoir quel chemin prendra le film. « La distribution est en train de se mettre en place. Nous sommes dans un système où, disons qu'au-delà d'un budget d'un million, on ne peut pas dire et faire ce qu'on veut. Or, bien sûr, nous n'avons pas ce budget-là. C'est certes un certain gage de liberté, mais ce n'est pas évident de trouver un diffuseur pour ce genre de produit », reconnaît Gérard Guerrieri.
Une difficulté qui ne semble toutefois pas freiner ses envies de cinéma. Des projets, le réalisateur en a déjà « plein la tête ». « Je ne me repose jamais, même quand je dors, je pense. Oui, bien sûr, il y a d'autres projets. Mais je suis toujours dans l'incertitude. Jusqu’ici, j'ai fait des films qui sentent plutôt la comédie, même s'il y a des côtés assez sombres dans le fond. C'est vrai que j'aimerais explorer d'autres styles, en restant avec des choses qui sont de mon domaine, des sujets que je maîtrise ».
De quoi laisser penser que Le coassement de la méduse ne sera certainement pas le dernier projet de Gérard Guerrieri à prendre vie sur un écran.
« Le coassement de la méduse »
Scénario et réalisation : Gérard Guerrieri
Avec : Philippe Ambrosini, Pierre Antonetti, Nabil Bouslimi, Columba Giovanni, Noé Follacci, Antone Cunéo, Lucile Delanne, Hamza Elherrad, Gérard Guerrieri, Nathanaël Maïni, Alain Guaitellan Daniel Delorme, Coco Orsoni, Corine Mattei
Image : Jean-Michel Martinetti
Musique : Thomas Kinany
Son : Laurent Blahay
Costumes : Manuel Fernandez
Montage : Pierre Taisne
Production : Mediterranean Dream Pictures
Distribution : Bella Storia
« J'ai voulu faire un film, une comédie de moeurs qui soit scénique en son genre, une comédie mais un film de société aussi et qui représente une certaine société corse, des années 80, une époque où j’étais ado », raconte-t-il. « Pour ceux qui ont connu ces années-là, c'est inventorier un peu une partie d'eux-mêmes, et pour ceux qui n'ont pas connu cette époque, ils découvriront un monde assez étrange avec parfois des résonances assez actuelles ».
Un film dans lequel évoluent nombre de personnages hauts en couleur. « C'est un film choral. Une dizaine de comédiens différents, suivant des itinéraires différents au cours de ce mariage. Tous les comédiens sont corses. En fait, je pense que c’est inédit, c’est un film 100% corses puisque même les techniciens sont corses. On n'a fait venir personne de l’extérieur. Ce qui est une bonne chose car nous nous connaissions tous avec aussi la présence de deux jeunes comédiens absolument fabuleux et surtout très courageux pour avoir accepté de jouer dans ce film : Columba Giovanni dans le rôle de la jeune mariée et Noé Follacci, dans celui du marié », indique le réalisateur.
Mais alors pourquoi donc ce titre : Le coassement de la méduse. ? « Pour le savoir il faudra venir voir le film », plaisante Gérard Guerrieri en confiant que le tournage d’un mois a été entièrement réalisé en un seul lieu : La salle des fêtes, de Furiani transformée à l’occasion en un mini studio. « Nous avons construit divers décors dans cette salle ce qui fait que nous n'avons jamais bougé ».
Un film passion, assurément, même si Gérard Guerrieri peine lui-même à faire entrer Le coassement de la méduse dans une case bien précise. « Je ne saurais pas moi-même définir mon genre. Il y a de la comédie, mais il n'y a pas que ça. Quand j'écris un scénario, je ne me dis pas : ah, ça, ça va faire rire. Je ne suis pas dans cette optique-là », explique-t-il. Derrière les situations parfois cocasses et les personnages hauts en couleur se dessine ainsi aussi le portrait d’une époque et d’une société, avec ce qu’elle pouvait avoir de drôle, mais également de plus sombre.
Après cette première présentation dans le cadre du festival, reste désormais à savoir quel chemin prendra le film. « La distribution est en train de se mettre en place. Nous sommes dans un système où, disons qu'au-delà d'un budget d'un million, on ne peut pas dire et faire ce qu'on veut. Or, bien sûr, nous n'avons pas ce budget-là. C'est certes un certain gage de liberté, mais ce n'est pas évident de trouver un diffuseur pour ce genre de produit », reconnaît Gérard Guerrieri.
Une difficulté qui ne semble toutefois pas freiner ses envies de cinéma. Des projets, le réalisateur en a déjà « plein la tête ». « Je ne me repose jamais, même quand je dors, je pense. Oui, bien sûr, il y a d'autres projets. Mais je suis toujours dans l'incertitude. Jusqu’ici, j'ai fait des films qui sentent plutôt la comédie, même s'il y a des côtés assez sombres dans le fond. C'est vrai que j'aimerais explorer d'autres styles, en restant avec des choses qui sont de mon domaine, des sujets que je maîtrise ».
De quoi laisser penser que Le coassement de la méduse ne sera certainement pas le dernier projet de Gérard Guerrieri à prendre vie sur un écran.
« Le coassement de la méduse »
Scénario et réalisation : Gérard Guerrieri
Avec : Philippe Ambrosini, Pierre Antonetti, Nabil Bouslimi, Columba Giovanni, Noé Follacci, Antone Cunéo, Lucile Delanne, Hamza Elherrad, Gérard Guerrieri, Nathanaël Maïni, Alain Guaitellan Daniel Delorme, Coco Orsoni, Corine Mattei
Image : Jean-Michel Martinetti
Musique : Thomas Kinany
Son : Laurent Blahay
Costumes : Manuel Fernandez
Montage : Pierre Taisne
Production : Mediterranean Dream Pictures
Distribution : Bella Storia
