La cour d’assises de Haute-Corse a condamné vendredi le père d’un nourrisson de quatre mois et demi, décédé en janvier 2021 après avoir subi des violences au domicile familial de Calenzana, à 15 ans de réclusion criminelle. La mère a, elle, été condamnée à cinq ans de prison, dont deux ferme, pour ne pas avoir dénoncé les faits.
La cour d'assises de Haute-Corse a condamné vendredi les parents d'un bébé de quatre mois et demi décédé en janvier 2021, le père écopant de 15 ans de réclusion criminelle pour des violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner. La mère a elle été condamnée à cinq ans de prison, dont deux ans ferme, pour ne pas avoir dénoncé les faits. Le père a également été condamné pour des violences volontaires commises sur leur fils pendant plusieurs semaines avant sa mort.
Des photos transmises aux enquêteurs par la grand-mère après la mort du bébé, sur lesquelles figurent des hématomes sur le visage et le corps de la victime entre octobre 2020 et janvier 2021, ont été diffusées au procès.
La mort du nourrisson avait été constatée le 29 janvier 2021 à Nice. Transféré en réanimation à l'hôpital pédiatrique de la ville, il présentait une hémorragie intracrânienne avec œdème cérébral massif. Toutes les expertises médicales s'accordent entre elles pour dire que ces lésions sont consécutives "à une intervention humaine non accidentelle".
La datation des violences mise en évidence par un expert correspond à un moment où le père se trouvait seul avec son fils dans le logement du couple situé à Calenzana. Deux rapports évoquent un épisode de secouement du bébé alors qu'une contre-expertise médicale mentionne un choc crânien.
L'homme de 36 ans a nié les faits alors que son avocate a plaidé l'acquittement : "J'aimais mon fils, j'ai toujours fait ce que j'ai pu," a-t-il déclaré lors de ses dernières paroles face aux jurés. La défense de la mère a également demandé l'acquittement. La cour a décidé que la partie ferme de sa peine devrait être exécutée sans attendre un éventuel appel.
L'avocate générale, qui avait demandé 15 ans de réclusion pour le père et 5 ans de prison pour la mère, avait souligné à l'audience que "tous les éléments et expertises vous convaincront de la culpabilité de Loïc J. pour les actes de violences". "Manon S. savait ce qu'il se passait et elle n'a rien dit," avait-elle également lancé.
Ils étaient libres lors du procès qui a démarré lundi. Ils avaient été remis en liberté en 2021 après 23 jours de détention provisoire, suite à un vice de procédure et une erreur administrative de la cour d'appel de Bastia.
Des photos transmises aux enquêteurs par la grand-mère après la mort du bébé, sur lesquelles figurent des hématomes sur le visage et le corps de la victime entre octobre 2020 et janvier 2021, ont été diffusées au procès.
La mort du nourrisson avait été constatée le 29 janvier 2021 à Nice. Transféré en réanimation à l'hôpital pédiatrique de la ville, il présentait une hémorragie intracrânienne avec œdème cérébral massif. Toutes les expertises médicales s'accordent entre elles pour dire que ces lésions sont consécutives "à une intervention humaine non accidentelle".
La datation des violences mise en évidence par un expert correspond à un moment où le père se trouvait seul avec son fils dans le logement du couple situé à Calenzana. Deux rapports évoquent un épisode de secouement du bébé alors qu'une contre-expertise médicale mentionne un choc crânien.
L'homme de 36 ans a nié les faits alors que son avocate a plaidé l'acquittement : "J'aimais mon fils, j'ai toujours fait ce que j'ai pu," a-t-il déclaré lors de ses dernières paroles face aux jurés. La défense de la mère a également demandé l'acquittement. La cour a décidé que la partie ferme de sa peine devrait être exécutée sans attendre un éventuel appel.
L'avocate générale, qui avait demandé 15 ans de réclusion pour le père et 5 ans de prison pour la mère, avait souligné à l'audience que "tous les éléments et expertises vous convaincront de la culpabilité de Loïc J. pour les actes de violences". "Manon S. savait ce qu'il se passait et elle n'a rien dit," avait-elle également lancé.
Ils étaient libres lors du procès qui a démarré lundi. Ils avaient été remis en liberté en 2021 après 23 jours de détention provisoire, suite à un vice de procédure et une erreur administrative de la cour d'appel de Bastia.
