Neuf ans de prison et 750.000 euros d'amende ont été requis jeudi devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence, contre Antony Perrino, 47 ans, poids-lourd de l'immobilier en Corse, pour des opérations de blanchiment au profit de la bande criminelle du "Petit Bar".
Neuf ans de prison et 750.000 euros d'amende ont été requis jeudi devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence, contre Antony Perrino, 47 ans, poids-lourd de l'immobilier en Corse, pour des opérations de blanchiment au profit de la bande criminelle du "Petit Bar".
L'avocate générale Régine Roux a également réclamé une interdiction définitive de gérer contre cet ex-patron de la Fédération du BTP de Corse-du-Sud, un temps actionnaire de la compagnie maritime Corsica Linea et du quotidien Corse Matin.
En première instance, M. Perrino, qui avait purgé en 2021 près de neuf mois de détention provisoire, avait été condamné en mai 2025 à cinq ans de prison dont 30 mois avec sursis, la partie ferme étant à purger sous bracelet électronique.
A l'inverse du tribunal correctionnel qui l'avait relaxé sur plusieurs accusations, notamment l'association de malfaiteurs, Mme Roux a considéré que M. Perrino avait bien pris part et apporté sa caution à des opérations immobilières d'envergure à Courchevel (Savoie) où les membres du premier cercle du Petit Bar entendaient blanchir leurs colossaux profits.
"Dans ce dossier, il n'y a pas de sang coulé, pas de scène de crime, pas de cadavres, a-t-elle dit. C'est le dossier de l'argent, l'argent qui confère le pouvoir obscur d'exercer un terrorisme social et parfois politique".
"Cette audience est dédiée à la bourgeoisie criminelle", a ajouté l'avocate générale, citant une récente déclaration du procureur de la République de Marseille.
Évoquant les liens d'amitié tissés depuis l'enfance entre ce grand patron corse, un "parrain" et ses lieutenants, elle a relevé qu'Antony Perrino avait fait le choix de les maintenir, en dépit de condamnations de ces proches et d'accusations, y compris d'assassinats.
Ceux-ci ont été condamnés à de lourdes peines en première instance, jusqu'à 13 ans de prison et 1,5 million d'euros d'amende pour Jacques Santoni, à la tête de cette équipe dont l'enquête a révélé qu'elle brassait des centaines de milliers d'euros et exerçait "une emprise mafieuse" sur l'économie corse.
Mme Roux a également requis cinq ans de prison et 750.000 euros d'amende contre François-Xavier Susini, homme d'affaires installé dans la station de ski de Courchevel qui a, selon elle, pris part aux montages et financements "anormaux". Il avait été relaxé en première instance.
Des peines allant de trois ans dont deux avec sursis jusqu'à cinq ans dont deux avec sursis ont été requises contre quatre autres prévenus ayant fait appel du jugement de Marseille, parmi lesquels le beau-frère de Jacques Santoni.
Gagnant de quatre millions d'euros au Loto (un véritable gain), l'accusation estime que Jean-Laurent Susini avait faussement prétexté avoir joué avec sa soeur pour leur remettre deux millions, "participant ainsi au fonctionnement du système de blanchiment au profit du Petit Bar".
L'avocate générale Régine Roux a également réclamé une interdiction définitive de gérer contre cet ex-patron de la Fédération du BTP de Corse-du-Sud, un temps actionnaire de la compagnie maritime Corsica Linea et du quotidien Corse Matin.
En première instance, M. Perrino, qui avait purgé en 2021 près de neuf mois de détention provisoire, avait été condamné en mai 2025 à cinq ans de prison dont 30 mois avec sursis, la partie ferme étant à purger sous bracelet électronique.
A l'inverse du tribunal correctionnel qui l'avait relaxé sur plusieurs accusations, notamment l'association de malfaiteurs, Mme Roux a considéré que M. Perrino avait bien pris part et apporté sa caution à des opérations immobilières d'envergure à Courchevel (Savoie) où les membres du premier cercle du Petit Bar entendaient blanchir leurs colossaux profits.
"Dans ce dossier, il n'y a pas de sang coulé, pas de scène de crime, pas de cadavres, a-t-elle dit. C'est le dossier de l'argent, l'argent qui confère le pouvoir obscur d'exercer un terrorisme social et parfois politique".
"Cette audience est dédiée à la bourgeoisie criminelle", a ajouté l'avocate générale, citant une récente déclaration du procureur de la République de Marseille.
Évoquant les liens d'amitié tissés depuis l'enfance entre ce grand patron corse, un "parrain" et ses lieutenants, elle a relevé qu'Antony Perrino avait fait le choix de les maintenir, en dépit de condamnations de ces proches et d'accusations, y compris d'assassinats.
Ceux-ci ont été condamnés à de lourdes peines en première instance, jusqu'à 13 ans de prison et 1,5 million d'euros d'amende pour Jacques Santoni, à la tête de cette équipe dont l'enquête a révélé qu'elle brassait des centaines de milliers d'euros et exerçait "une emprise mafieuse" sur l'économie corse.
Mme Roux a également requis cinq ans de prison et 750.000 euros d'amende contre François-Xavier Susini, homme d'affaires installé dans la station de ski de Courchevel qui a, selon elle, pris part aux montages et financements "anormaux". Il avait été relaxé en première instance.
Des peines allant de trois ans dont deux avec sursis jusqu'à cinq ans dont deux avec sursis ont été requises contre quatre autres prévenus ayant fait appel du jugement de Marseille, parmi lesquels le beau-frère de Jacques Santoni.
Gagnant de quatre millions d'euros au Loto (un véritable gain), l'accusation estime que Jean-Laurent Susini avait faussement prétexté avoir joué avec sa soeur pour leur remettre deux millions, "participant ainsi au fonctionnement du système de blanchiment au profit du Petit Bar".
