Face au risque d’incendie élevé en Corse-du-Sud, l’interdiction d’emploi du feu prolongée jusqu’au 18 octobre

Written on 09/25/2026
La rédaction

Alors que la sécheresse reste particulièrement marquée en cette fin septembre, la préfecture de Corse-du-Sud a décidé de prolonger jusqu’au 18 octobre l’interdiction d’emploi du feu dans le département. Une mesure qui devait initialement prendre fin au 30 septembre et qui est maintenue face à un risque de départ de feu toujours jugé très élevé.

L’automne est arrivé, mais le risque d’incendie reste toujours particulièrement élevé en Corse-du-Sud. Face à une situation qui demeure préoccupante dans le département, le préfet de la Corse-du-Sud, Éric Jalon, a décidé de prolonger jusqu’au 18 octobre l’interdiction d’emploi du feu déjà en vigueur depuis le mois de juin et qui prend habituellement fin au 30 septembre. 
 
Une décision motivée notamment par une sécheresse qui continue de toucher fortement le territoire. « Les précipitations attendues dans les prochaines semaines sont très faibles », indique ainsi la préfecture, qui souligne que « les niveaux de sécheresse des sols et des végétaux demeurent préoccupants et les réserves en eau du territoire sont réduites ». Dans ces conditions, les services de l’État estiment que « le risque de départ de feux de forêt demeure très élevé ».
 
De facto, jusqu’au 18 octobre les mesures actuellement appliquées dans l’ensemble de la Corse-du-Sud resteront en vigueur. Pour rappel, il restera notamment strictement interdit d’incinérer des végétaux ou d’autres déchets verts, de fumer dans les bois, forêts, landes et maquis ainsi que dans un périmètre de 200 mètres autour de ces espaces, ou encore d’utiliser des réchauds en milieu naturel et d’allumer des feux de camp. L’utilisation de barbecues est également interdite à partir d’un vent modéré, sauf lorsqu’ils sont installés sur une surface incombustible d’une parcelle bâtie, réglementairement débroussaillée et disposant d’eau ainsi que d’un moyen d’alerte. L’emploi d’objets incandescents, comme les feux d’artifice ou les pétards, reste lui aussi proscrit, sauf autorisation préfectorale.
 
Insistant sur le fait que les remontées des différents acteurs de la sécurité incendie ont conduit à maintenir « le plus haut niveau de vigilance », la préfecture indique encore que les services de l’État, les communes, les sapeurs-pompiers, la gendarmerie et l’Office national des forêts seront chargés de veiller au respect de ces dispositions.
 
Les contrevenants s’exposent à des poursuites pénales ainsi qu’à la mise en cause de leur responsabilité civile. Selon la préfecture, les sanctions peuvent aller jusqu’à 100 000 euros d’amende et des peines d’emprisonnement.
 
« Pour rappel, 9 feux de forêt sur 10 sont d'origine humaine et pourraient être évités en adoptant les bons réflexes. La prévention des incendies est l'affaire de tous et chaque geste compte pour préserver notre patrimoine naturel et assurer la sécurité de tous », appuie encore la préfecture de Corse-du-Sud.