Pas besoin de passeport pour passer de la Syrie à la Côte d’Ivoire, de la Corse à Cuba. Du jeudi 1er au samedi 3 octobre, Festi Arte transforme le quartier pisan de Bonifacio en mappemonde musicale, à l’occasion de la deuxième édition de cette manifestation qui ne demande qu’à grandir.
Après une première édition cantonnée à une seule soirée sous chapiteau en 2025, Festi Arte prend ses aises, en investissant cette fois le quartier pisan trois soirs durant. « La première édition, c’était un galop d’essai assez éclectique, se rappelle Alain Di Meglio, l’adjoint au patrimoine. On évolue aujourd’hui sur un concept de vrai festival, parce qu’avec une seule soirée, je ne sais pas si on méritait ce nom-là. »
Six concerts ont été programmés (deux par soirée). D’abord à 19 h 30 à l’église Saint-Dominique, puis à 21 h 30 à la Halle de l’Arsenal. « Je voulais une femme pour ouvrir le festival », révèle Marie-Hélène Costa, la directrice artistique de l’événement. Figure majeure du jazz contemporain, Naïssam Jalal mêle jazz modal, musique arabe influences africaines et improvisation. Accompagnée de sa flûte, la musicienne syrienne créé un univers libre et envoûtant, entre méditation et voyage. « Elle a du charisme, confirme Marie-Hélène Costa. Je l’ai déjà vue sur scène et je sais comment elle emmène le public. »
Du reggae, de la salsa, mais aussi de la poésie
Le même soir, Original Kam’s exportera le reggae en Corse : « On n’en voit pas beaucoup par ici », constate la directrice artistique. Original Kam’s, le nom ne vous dit peut-être rien. Les membres de ce groupe ont pourtant accompagné de grandes figures du reggae, tel qu’Alpha Blondy, Tiken Jah Fakoly ou encore Magic System. A Bonifacio, ils joueront leur propre répertoire, mais aussi des reprises.
Vendredi, Ray Lema et Laurent de Wilde feront dialoguer jazz et musiques africaines, puis Eppò ramènera la soirée vers la Corse, entre folk et rock. Samedi, la chanteuse indienne Siân Pottok ouvrira la soirée en faisant découvrir son instrument de musique originaire de l’Afrique de l’ouest, le kamélé n’goni. Puis place aux rythmes cubains du Habana Band. Le groupe ajaccien revisitera avec l’énergie qu’on lui connaît les classiques de Buena Vista Social Club, Compay Segundo ou Raul Paz.
Une première édition consacrée à la musique, comme la première, ce qui ne veut pas dire que les prochaines le seront également : « Rien n’est figé », confirme Alain Di Meglio. D’ailleurs, la poésie s’invitera vendredi. Dans un dialogue vibrant entre deux patrimoines linguistiques (corse et ivoirien), Alain Di Meglio, le poète Jean-Joseph Franchi et le saxophoniste Isaac Kemo déclameront un poème dans leur langue d’origine. Plus que jamais, cette édition sera frappée du sceau du partage et de la découverte. Marie-Hélène Costa ne dit pas autre chose : « J’aurais réussi mon pari si on me dit : "je suis venu voir un artiste mais j’en ai découvert d’autres". »
Festi Arte, du jeudi 1er octobre au samedi 3 octobre, quartier pisan à Bonifacio. Les billets sont proposés à 10 euros pour un concert, 15 euros pour une soirée et 35 euros pour l’intégrale des six concerts. Il est possible de réserver en ligne ici. La programmation complète est à retrouver là.
Six concerts ont été programmés (deux par soirée). D’abord à 19 h 30 à l’église Saint-Dominique, puis à 21 h 30 à la Halle de l’Arsenal. « Je voulais une femme pour ouvrir le festival », révèle Marie-Hélène Costa, la directrice artistique de l’événement. Figure majeure du jazz contemporain, Naïssam Jalal mêle jazz modal, musique arabe influences africaines et improvisation. Accompagnée de sa flûte, la musicienne syrienne créé un univers libre et envoûtant, entre méditation et voyage. « Elle a du charisme, confirme Marie-Hélène Costa. Je l’ai déjà vue sur scène et je sais comment elle emmène le public. »
Du reggae, de la salsa, mais aussi de la poésie
Le même soir, Original Kam’s exportera le reggae en Corse : « On n’en voit pas beaucoup par ici », constate la directrice artistique. Original Kam’s, le nom ne vous dit peut-être rien. Les membres de ce groupe ont pourtant accompagné de grandes figures du reggae, tel qu’Alpha Blondy, Tiken Jah Fakoly ou encore Magic System. A Bonifacio, ils joueront leur propre répertoire, mais aussi des reprises.
Vendredi, Ray Lema et Laurent de Wilde feront dialoguer jazz et musiques africaines, puis Eppò ramènera la soirée vers la Corse, entre folk et rock. Samedi, la chanteuse indienne Siân Pottok ouvrira la soirée en faisant découvrir son instrument de musique originaire de l’Afrique de l’ouest, le kamélé n’goni. Puis place aux rythmes cubains du Habana Band. Le groupe ajaccien revisitera avec l’énergie qu’on lui connaît les classiques de Buena Vista Social Club, Compay Segundo ou Raul Paz.
Une première édition consacrée à la musique, comme la première, ce qui ne veut pas dire que les prochaines le seront également : « Rien n’est figé », confirme Alain Di Meglio. D’ailleurs, la poésie s’invitera vendredi. Dans un dialogue vibrant entre deux patrimoines linguistiques (corse et ivoirien), Alain Di Meglio, le poète Jean-Joseph Franchi et le saxophoniste Isaac Kemo déclameront un poème dans leur langue d’origine. Plus que jamais, cette édition sera frappée du sceau du partage et de la découverte. Marie-Hélène Costa ne dit pas autre chose : « J’aurais réussi mon pari si on me dit : "je suis venu voir un artiste mais j’en ai découvert d’autres". »
Festi Arte, du jeudi 1er octobre au samedi 3 octobre, quartier pisan à Bonifacio. Les billets sont proposés à 10 euros pour un concert, 15 euros pour une soirée et 35 euros pour l’intégrale des six concerts. Il est possible de réserver en ligne ici. La programmation complète est à retrouver là.
