Réunis ce lundi matin à Corte, les responsables des syndicats agricoles ont dénoncé, par la voix de Jean-Baptiste Arena, président de la Chambre régionale d’agriculture, « une agriculture à l’agonie ». Ils ont annoncé une mobilisation jeudi devant les préfectures de Bastia et Ajaccio avec des actions « plus dures » dès la semaine prochaine.
(Grazi Ritratti)
L’intersyndicale agricole était réunie ce lundi matin au Centre de Promotion Sociale de Corte autour du président de la Chambre régionale d’agriculture, Jean-Baptiste Arena. Les FDSEA de Haute Corse et de Corse du Sud, la Coordination Rurale Corsica, Mossa Paisana, les JA Corse et Via Campagnola ont parlé d’une seule et même voix pour demander à l’Etat « quatre mesures d’urgences pour maintenir la capacité de produire de l’île ».
« L’heure est grave et le monde agricole est à genoux », martelait en préambule Jean-Baptiste Arena. Et pour dénoncer cette situation, le monde agricole va réunir ses troupes, jeudi, devant les préfectures de Bastia et d’Ajaccio. « Cette première action se limitera aux préfectures pour ne pas pénaliser le peuple corse et les socioprofessionnels du tourisme qui ont vécu une saison délicate. Mais nous nous réservons le droit de monter en pression au niveau des actions sur le terrain », a soutenu Jean-Baptiste Arena. A l’issue, les agriculteurs demanderont à être reçus en préfecture pour aborder quatre points cruciaux avec les préfets.
L’intersyndicale agricole était réunie ce lundi matin au Centre de Promotion Sociale de Corte autour du président de la Chambre régionale d’agriculture, Jean-Baptiste Arena. Les FDSEA de Haute Corse et de Corse du Sud, la Coordination Rurale Corsica, Mossa Paisana, les JA Corse et Via Campagnola ont parlé d’une seule et même voix pour demander à l’Etat « quatre mesures d’urgences pour maintenir la capacité de produire de l’île ».
« L’heure est grave et le monde agricole est à genoux », martelait en préambule Jean-Baptiste Arena. Et pour dénoncer cette situation, le monde agricole va réunir ses troupes, jeudi, devant les préfectures de Bastia et d’Ajaccio. « Cette première action se limitera aux préfectures pour ne pas pénaliser le peuple corse et les socioprofessionnels du tourisme qui ont vécu une saison délicate. Mais nous nous réservons le droit de monter en pression au niveau des actions sur le terrain », a soutenu Jean-Baptiste Arena. A l’issue, les agriculteurs demanderont à être reçus en préfecture pour aborder quatre points cruciaux avec les préfets.
La première demande des agriculteurs portera sur le Plan CASI (Climat, Adaptation, Sécheresse et Incendie), ce plan d’aide d’urgence de plus d’un milliard d’euros annoncé par la ministre de l’agriculture, Annie Genevard, en début de mois. Or, cette enveloppe du fonds de réarmement agricole est sous-dimensionnée, « répartie de façon linéaire et surtout sans tenir compte de la sécheresse structurelle qui frappe la Corse et qui va continuer de la frapper encore durant quelques semaines. Le Plan CASI sera notre porte d’entrée à toutes les revendications qui suivront comme le social ou le foncier ». Dans ce cadre, les besoins pour l’agriculture corse sont évalués entre 20 et 30 millions d’euros, tandis que le Plan CASI ne prévoit le versement que de 1,3 million d’euro, sur un milliard trois cents millions d’euros retenus sur le plan national, soit un millième : « nous demandons donc de réévaluer cette enveloppe à travers une péréquation de tout ce qui nous a été refusé sur les autres enveloppes ». Et le président de la Chambre d’Agriculture de rappeler que la Corse subit la sécheresse depuis des années et elle traverse l’été le plus chaud de son histoire avec un déficit hydrique installé depuis le mois de mai dernier, et qui se poursuit aujourd’hui encore.
La deuxième mesure urgente exigée par les agriculteurs porte sur le Plan d’Ambition Corse. Initialement prévu sur quatre ans, entre 2021 et 2025, financé par l’Etat et l’ODARC d’un montant de près de 40 millions d’euros, ce plan « doit absolument être reconduit. L’incertitude qui règne autour de cette reconduction met en péril la Chambre et l’ensemble des filières agricoles ».
Concernant le foncier, Jean-Baptiste Arena a affirmé qu’il « est hors de question que des agriculteurs qui sont dans le besoin, en mort cérébrale pour certains, puissent recevoir une pression supplémentaire de la part de l’administration obéissant aux exigences renforcées de l’Europe ». Il a expliqué qu’en Corse, en raison de l’indivision, les titres de propriété sont rarement formalisés. Ainsi, les agriculteurs sont directement pénalisés face à ce désordre historique, d’autant plus que l’Europe demande des preuves écrites du foncier avant 2028. Cela entraînerait une perte inéluctable de surface éligible, en particulier pour l’élevage extensif et le pastoralisme. Le monde agricole exige donc l’inscription d’un dispositif transitoire spécifique à la Corse, assorti d’un calendrier et d’objectifs par étapes, permettant une régularisation foncière progressive sans rupture brutale d’éligibilité. « Les agriculteurs ne sont pas responsables du désordre foncier qui règne en Corse depuis de 200 ans », a martelé Jean-Baptiste Arena.
Concernant le foncier, Jean-Baptiste Arena a affirmé qu’il « est hors de question que des agriculteurs qui sont dans le besoin, en mort cérébrale pour certains, puissent recevoir une pression supplémentaire de la part de l’administration obéissant aux exigences renforcées de l’Europe ». Il a expliqué qu’en Corse, en raison de l’indivision, les titres de propriété sont rarement formalisés. Ainsi, les agriculteurs sont directement pénalisés face à ce désordre historique, d’autant plus que l’Europe demande des preuves écrites du foncier avant 2028. Cela entraînerait une perte inéluctable de surface éligible, en particulier pour l’élevage extensif et le pastoralisme. Le monde agricole exige donc l’inscription d’un dispositif transitoire spécifique à la Corse, assorti d’un calendrier et d’objectifs par étapes, permettant une régularisation foncière progressive sans rupture brutale d’éligibilité. « Les agriculteurs ne sont pas responsables du désordre foncier qui règne en Corse depuis de 200 ans », a martelé Jean-Baptiste Arena.
Le dernier point, qui sera au coeur des discussions jeudi soir avec les préfets de Corse, portera sur la Politique Agricole Commune adaptée à l’arc méditerranéen avec de nouvelles marges sur les aides couplées, « la reconnaissance des contraintes d’insularité et de montagne et l’adaptation spécifique dans chacun des dispositifs sectoriels que ce soit pour les fruits et légumes, pour l’apiculture, pour la viticulture ou encore l’élevage ».
Les revendications du monde agricole sont claires et des réponses tout aussi claires sont attendues sous peine de voir la rue s’enflammer dès la semaine prochaine « avec, au-delà du monde agricole, d’autres socioprofessionnels qui nous ont déjà sollicités comme les transporteurs, les taxis, les pompistes et bien entendu nos amis pêcheurs. Pour l’instant, nous sommes à la fin d’une saison touristique qui a été très morose pour l’ensemble de l’économie corse. Nous n’excluons donc pas de monter en pression la semaine prochaine », a indiqué Jean-Baptiste Arena.
Les revendications du monde agricole sont claires et des réponses tout aussi claires sont attendues sous peine de voir la rue s’enflammer dès la semaine prochaine « avec, au-delà du monde agricole, d’autres socioprofessionnels qui nous ont déjà sollicités comme les transporteurs, les taxis, les pompistes et bien entendu nos amis pêcheurs. Pour l’instant, nous sommes à la fin d’une saison touristique qui a été très morose pour l’ensemble de l’économie corse. Nous n’excluons donc pas de monter en pression la semaine prochaine », a indiqué Jean-Baptiste Arena.



