Les Cryptors, attrapez-les tous ! Depuis quelques jours, dix personnages historiques ou emblématiques du patrimoine bonifacien ont fait leur apparition dans la ville. Passés à la moulinette graphique du street art, ils apparaissent au détour d’une ruelle, sur des plaques de céramique. Téléchargez l’appli « Cryptors in the city », ayez l’oeil, puis discutez avec les Cryptors et vous approfondirez votre culture locale de façon ludique et intéractive. Pour célébrer ce lancement, l’Office de tourisme organise une grande chasse aux personnages, ces samedi 19 et dimanche 20 septembre, à l’occasion des Journées européennes du patrimoine.
Louis de Carolis (au centre), cofondateur et président de l'appli "Cryptors in the City", est venu ce jeudi à Bonifacio, où il a été accueilli par l'équipe municipale et l'Ofiice du tourisme.
On connaissait le phénomène Space Invaders, ces œuvres urbaines faites de pixels et de nostalgie vidéoludique, voici les Cryptors. Ces petits personnages designés par l’artiste Mazu (Guillaume Mazurage) s’inspirent également de l’univers graphique des jeux vidéo des années 80. Depuis deux ans, 135 cryptors ont fait leur apparition dans les treize régions de France métropolitaine, et une centaine d’autres devraient arriver d’ici Noël. Ces personnages racontent quelque chose d’un territoire, au travers de son patrimoine et de celles et ceux qui ont contribué à sa renommée. On les doit à Cryptors Studio, une entreprise fondée par Mazu et deux frères, Louis et Florent De Carolis.
Son président, Louis De Carolis, était présent ce jeudi à Bonifacio pour accompagner le lancement de l’événement. Il explique le concept : « Une fois qu’on a téléchargé l’application, on arrive sur une carte où on voit tous les Cryptors positionnés en Corse et à travers la France. Et on va comme ça partir à la recherche de l’histoire au coin de la rue. » Quand on est devant une céramique, le personnage peut être capturé avec le téléphone, puis l’expérience se lance : « Le personnage va nous apprendre qui il est, pourquoi il est là. Il va rentrer dans notre collection et on va pouvoir discuter avec lui, approfondir nos connaissances, répondre à des défis qu’il nous donne. Et puis pour certains personnages, il sera possible de débloquer leur intelligence artificielle. Et à partir de là, on pourra leur poser toutes les questions que l’on souhaite. »
Son président, Louis De Carolis, était présent ce jeudi à Bonifacio pour accompagner le lancement de l’événement. Il explique le concept : « Une fois qu’on a téléchargé l’application, on arrive sur une carte où on voit tous les Cryptors positionnés en Corse et à travers la France. Et on va comme ça partir à la recherche de l’histoire au coin de la rue. » Quand on est devant une céramique, le personnage peut être capturé avec le téléphone, puis l’expérience se lance : « Le personnage va nous apprendre qui il est, pourquoi il est là. Il va rentrer dans notre collection et on va pouvoir discuter avec lui, approfondir nos connaissances, répondre à des défis qu’il nous donne. Et puis pour certains personnages, il sera possible de débloquer leur intelligence artificielle. Et à partir de là, on pourra leur poser toutes les questions que l’on souhaite. »
Capturer ces cryptors, puis répondre à leurs défis toujours plus pointus permettra d’engranger des points qui vous feront progresser au classement des Cryptors Gamers, qui sont au nombre de 18 000 à ce jour. Car si l’ambition demeure avant tout locale, rien n’empêche les Cryptors de devenir le prétexte à voyager partout en France où ils se trouvent, dans le but de les collectionner. « Ca devient une excuse pour visiter un territoire », sourit Louis de Carolis.
Capter l'intérêt des plus jeunes
Dès lors, Bonifacio n’apparaît pas comme la plus repoussante des destinations pour approfondir sa collection. En effet, si la cité des Falaises ne manque pas d’atouts touristiques, les Cryptors permettront « de mettre en avant le patrimoine bonifacien de manière différente et avec un côté ludique », apprécie Roxane Piriottu, adjointe au tourisme. C’est le service patrimoine de la ville, en lien avec l’office de tourisme, qui a choisi les dix Cryptors disséminés dans Bonifacio, à savoir Marguerite Bobbia, Dragut, la Dame de Bonifacio, le Génois, l’Asi di Pitrin, le Corail Rouge, le Grain de Sable, Ulysse et Le Pêcheur. Soit des personnages qui ont une histoire en commun avec la ville, mais aussi qui rendent honneur à l’exceptionnel patrimoine naturel bonifacien. Alain Di Meglio ne dira pas le contraire : « Oui, nous avons un riche patrimoine, confirme l’adjoint au… patrimoine. Mais sans médiation, c’est un peu comme un violon sans archet. » « Le numérique ne remplace par la médiation humaine, estime Pierra Gazano, élu également, mais aussi guide-conférencier. Il ouvre une nouvelle porte d’entrée. En donnant la parole à des figures de l’histoire bonifacienne, le dispositif suscite des questions, attire l’attention sur des détails et invite à regarder la ville autrement. Et pour les jeunes, cette entrée en matière via les jeux vidéo est un pari gagnant. »
Capter l'intérêt des plus jeunes
Dès lors, Bonifacio n’apparaît pas comme la plus repoussante des destinations pour approfondir sa collection. En effet, si la cité des Falaises ne manque pas d’atouts touristiques, les Cryptors permettront « de mettre en avant le patrimoine bonifacien de manière différente et avec un côté ludique », apprécie Roxane Piriottu, adjointe au tourisme. C’est le service patrimoine de la ville, en lien avec l’office de tourisme, qui a choisi les dix Cryptors disséminés dans Bonifacio, à savoir Marguerite Bobbia, Dragut, la Dame de Bonifacio, le Génois, l’Asi di Pitrin, le Corail Rouge, le Grain de Sable, Ulysse et Le Pêcheur. Soit des personnages qui ont une histoire en commun avec la ville, mais aussi qui rendent honneur à l’exceptionnel patrimoine naturel bonifacien. Alain Di Meglio ne dira pas le contraire : « Oui, nous avons un riche patrimoine, confirme l’adjoint au… patrimoine. Mais sans médiation, c’est un peu comme un violon sans archet. » « Le numérique ne remplace par la médiation humaine, estime Pierra Gazano, élu également, mais aussi guide-conférencier. Il ouvre une nouvelle porte d’entrée. En donnant la parole à des figures de l’histoire bonifacienne, le dispositif suscite des questions, attire l’attention sur des détails et invite à regarder la ville autrement. Et pour les jeunes, cette entrée en matière via les jeux vidéo est un pari gagnant. »
Les Cryptors s'implantent aussi ailleurs en Corse
L’office de tourisme envisage de mettre en place différentes actions, telle que la chasse aux personnages qui aura lieu ce week-end et verra les plus éclairés des chasseurs récompensés par des goodies. Il n’est pas exclu de déplacer les Cryptors dans d’autres lieux, par la suite, ni de passer commande pour la création de nouveaux Cryptors.
Pour ces dix premiers personnages bonifaciens, il en aura coûté 12 500 euros à la municipalité, qui a partagé la facture avec l’Agence du tourisme de la Corse. L’ATC a également soutenu l’opération en Spelunca-Liamone, où des Cryptors ont élu domicile entre Cargèse, Piana et Evisa. Et c’est dans la région de Corte que les prochains Cryptors prévoient de s’installer.
L’office de tourisme envisage de mettre en place différentes actions, telle que la chasse aux personnages qui aura lieu ce week-end et verra les plus éclairés des chasseurs récompensés par des goodies. Il n’est pas exclu de déplacer les Cryptors dans d’autres lieux, par la suite, ni de passer commande pour la création de nouveaux Cryptors.
Pour ces dix premiers personnages bonifaciens, il en aura coûté 12 500 euros à la municipalité, qui a partagé la facture avec l’Agence du tourisme de la Corse. L’ATC a également soutenu l’opération en Spelunca-Liamone, où des Cryptors ont élu domicile entre Cargèse, Piana et Evisa. Et c’est dans la région de Corte que les prochains Cryptors prévoient de s’installer.

