Dès son arrivée à la tête de la mairie de Morosaglia, Maria Guidicelli a fait réaliser un audit sur l’état des finances de la commune. Le rendu de cet audit a été fait dernièrement au cours d’une réunion publique qui s’est tenue devant plus d’une centaine de personnes dans la salle des fêtes de Ponte-Leccia. Un audit « nécessaire, pour pouvoir nous projeter et prendre les mesures adéquates si besoin. Cela pour vérifier la faisabilité du projet politique que j’ai porté lors de la campagne électorale », a expliqué Maria Guidicelli.
Cet audit a été mené par le cabinet Klopfer durant plusieurs mois et la population a été invitée à suivre le rendu de cet audit. Le responsable du cabinet Klopfer a donc fait la présentation de ce document concernant l’analyse des finances de la commune sur les cinq dernières années.
"Une épargne brute négative de l’ordre de moins 46 000 euros"
« J’ai trouvé que ses conclusions étaient très pédagogiques car il a été écouté par les personnes présentes. Les conclusions de cet audit ont montré que nous avons une épargne brute négative de l’ordre de moins 46 000 euros, alors que la norme voudrait que nous ayons une épargne brute positive de l’ordre de 240 000 euros. Cela veut dire que nous n’avons aucune capacité d’investissement et donc nous devons réagir très vite. Nous ne pouvons pas laisser la situation en l’état. Au fil des ans le budget de fonctionnement s’est déséquilibré, c’est-à-dire que les dépenses étaient supérieures aux recettes et cela a été masqué par les excédents antérieurs. Pour finaliser le budget 2026 il restait 68 000 euros, et c’est ce qui a été utilisé. C’était le dernier morceau d’excédent. Si nous restons en l’état avec le même niveau de dépenses engagées et le même niveau de recettes, la commune risque une mise sous tutelle » a détaillé Maria Guidicelli.
La maire de Morosaglia a ensuite indiqué qu’il fallait d’abord faire « un effort de redressement pour retrouver de l’épargne ». Un effort énorme pour une commune comme Morasaglia qui doit « trouver 400 000 euros » et de manière récurrente pour que les comptes de la commune soient à l’équilibre. La maire a également ajouté que la majorité précédente avait contracté un prêt relais de 500 000 euros « remboursable en 2027 ». «Nous ne sommes pas en capacité de le faire, donc nous allons renégocier ce prêt avec la banque pour le consolider. Je vais d’ailleurs réunir le conseil municipal au plus vite pour acter cette question ».
Outre cela, la maire de Morosaglia a décidé de ne pas renouveler des emplois à durée déterminée, pour une économie de 60 000 euros. « Il faudra aussi ne pas reproduire les erreurs du passé en investissant sur les fonds propres de la commune sans percevoir les subventions, faute d’avoir monté les dossiers. Il faut dire que l’an passé ce sont tout de même 373 000 euros qui ont été investis ».
Pour l’heure, la maire, Maria Guidicelli, n’a pas l’intention d’augmenter les impôts, en revanche elle a indiqué que la commune va tarifer, au titre des recettes nouvelles, les services rendus qui étaient gratuits jusqu’à présent. « Par exemple, nous avons une garderie périscolaire qui sera désormais payante à hauteur d’un euro par jour. Nous mettrons également à contribution les maires des communes voisines dont les enfants son scolarisés à Ponte-Leccia. Par ailleurs, le prix de l’eau, ne paye pas l’eau et nous devrons nous pencher sur le prix de l’eau pour réaliser les travaux nécessaires à la réfection du réseau d’eau potable et de l’assainissement », a poursuivi Maria Guidicelli.
Si elle ne souhaite pas augmenter les taux d’imposition, en revanche elle souhaite que les bases fiscales, fixées en 1970, soient revues. La commission communale des impôts locaux devra se pencher sure la question avant la fin de l’année. « Nous poursuivrons notre travail de remise à l’équilibre du budget à travers des économies sur les dépenses courantes comme les assurances ou encore l’électricité. Et à ce sujet nous allons investir dans des ampoules LED concernant l’éclairage public pour réaliser des économies de l’ordre de 40 000 euros par an, tout comme nous avons révisé nos contrats d’assurances pour une économie de 60 000 euros par an. L’exercice que nous essayons de faire aujourd’hui c’est celui-ci : réaliser des économies », a indiqué Maria Guidicelli.
L'opposition défend la "politique sociale" menée
L’opposition municipale était également présente lors de cette réunion publique en la personne de Cathy Cognetti-Turchini qui s’est plainte de ne pas avoir eu en sa possession « les résultats de l’audit avant cette réunion ». Pour autant, Cathy Cognetti-Turchini a soutenu que l’ancienne majorité avait réalisé un million d’euros de financements et expliqué que dans « les excédents, les dépenses et les restes à réaliser, avec l’ensemble des factures qui ont été réglées, ou sont en l’instance de l’être, mais qui sont comptabilisées au titre de l’exercice budgétaire précédent. Mais il est clair que la gestion de la commune en 2025 n’apporte aucune irrégularité. Concernant l’eau, point sur lequel nous avons été attaqués, nous n’avons jamais voulu une augmentation de ce poste, car notre budget du Service Eau et Assainissement était excédentaire. Et nous considérons qu’il était normal que la population ne paye pas l’eau aussi chère que dans une grande ville. Concernant l’école, nous n’avons jamais fait payer la garderie et ce pour des raisons sociales. Ce changement de politique risque de contraindre les parents à scolariser leurs enfants dans une école voisine, comme à Francardo, par exemple. Par ailleurs, la maire dit vouloir faire des économies et dans le même temps elle commande un 4x4, un car et une balayeuse pour l’entretien de la route d’un montant de 80 000 euros. Pour une commune qui n’a pas d’argent, je pense qu’il faudrait réduire la voilure, même en investissement car il y a toujours 20% à régler par la commune. Je pense qu’on leurre la population sur les investissements à venir. La majorité précédente a toujours mené une politique sociale comme l’investissement dans le lotissement qui a permis l’accès à la propriété de nombreuses personnes. Nous ne le regrettons pas. Lors de cette réunion j’ai défendu la politique sociale que nous avons menée en faveur des habitants de la commune car nous connaissions leurs attentes et leurs besoins », a expliqué Cathy Cognetti-Turchini.
"Une épargne brute négative de l’ordre de moins 46 000 euros"
« J’ai trouvé que ses conclusions étaient très pédagogiques car il a été écouté par les personnes présentes. Les conclusions de cet audit ont montré que nous avons une épargne brute négative de l’ordre de moins 46 000 euros, alors que la norme voudrait que nous ayons une épargne brute positive de l’ordre de 240 000 euros. Cela veut dire que nous n’avons aucune capacité d’investissement et donc nous devons réagir très vite. Nous ne pouvons pas laisser la situation en l’état. Au fil des ans le budget de fonctionnement s’est déséquilibré, c’est-à-dire que les dépenses étaient supérieures aux recettes et cela a été masqué par les excédents antérieurs. Pour finaliser le budget 2026 il restait 68 000 euros, et c’est ce qui a été utilisé. C’était le dernier morceau d’excédent. Si nous restons en l’état avec le même niveau de dépenses engagées et le même niveau de recettes, la commune risque une mise sous tutelle » a détaillé Maria Guidicelli.
La maire de Morosaglia a ensuite indiqué qu’il fallait d’abord faire « un effort de redressement pour retrouver de l’épargne ». Un effort énorme pour une commune comme Morasaglia qui doit « trouver 400 000 euros » et de manière récurrente pour que les comptes de la commune soient à l’équilibre. La maire a également ajouté que la majorité précédente avait contracté un prêt relais de 500 000 euros « remboursable en 2027 ». «Nous ne sommes pas en capacité de le faire, donc nous allons renégocier ce prêt avec la banque pour le consolider. Je vais d’ailleurs réunir le conseil municipal au plus vite pour acter cette question ».
Outre cela, la maire de Morosaglia a décidé de ne pas renouveler des emplois à durée déterminée, pour une économie de 60 000 euros. « Il faudra aussi ne pas reproduire les erreurs du passé en investissant sur les fonds propres de la commune sans percevoir les subventions, faute d’avoir monté les dossiers. Il faut dire que l’an passé ce sont tout de même 373 000 euros qui ont été investis ».
Pour l’heure, la maire, Maria Guidicelli, n’a pas l’intention d’augmenter les impôts, en revanche elle a indiqué que la commune va tarifer, au titre des recettes nouvelles, les services rendus qui étaient gratuits jusqu’à présent. « Par exemple, nous avons une garderie périscolaire qui sera désormais payante à hauteur d’un euro par jour. Nous mettrons également à contribution les maires des communes voisines dont les enfants son scolarisés à Ponte-Leccia. Par ailleurs, le prix de l’eau, ne paye pas l’eau et nous devrons nous pencher sur le prix de l’eau pour réaliser les travaux nécessaires à la réfection du réseau d’eau potable et de l’assainissement », a poursuivi Maria Guidicelli.
Si elle ne souhaite pas augmenter les taux d’imposition, en revanche elle souhaite que les bases fiscales, fixées en 1970, soient revues. La commission communale des impôts locaux devra se pencher sure la question avant la fin de l’année. « Nous poursuivrons notre travail de remise à l’équilibre du budget à travers des économies sur les dépenses courantes comme les assurances ou encore l’électricité. Et à ce sujet nous allons investir dans des ampoules LED concernant l’éclairage public pour réaliser des économies de l’ordre de 40 000 euros par an, tout comme nous avons révisé nos contrats d’assurances pour une économie de 60 000 euros par an. L’exercice que nous essayons de faire aujourd’hui c’est celui-ci : réaliser des économies », a indiqué Maria Guidicelli.
L'opposition défend la "politique sociale" menée
L’opposition municipale était également présente lors de cette réunion publique en la personne de Cathy Cognetti-Turchini qui s’est plainte de ne pas avoir eu en sa possession « les résultats de l’audit avant cette réunion ». Pour autant, Cathy Cognetti-Turchini a soutenu que l’ancienne majorité avait réalisé un million d’euros de financements et expliqué que dans « les excédents, les dépenses et les restes à réaliser, avec l’ensemble des factures qui ont été réglées, ou sont en l’instance de l’être, mais qui sont comptabilisées au titre de l’exercice budgétaire précédent. Mais il est clair que la gestion de la commune en 2025 n’apporte aucune irrégularité. Concernant l’eau, point sur lequel nous avons été attaqués, nous n’avons jamais voulu une augmentation de ce poste, car notre budget du Service Eau et Assainissement était excédentaire. Et nous considérons qu’il était normal que la population ne paye pas l’eau aussi chère que dans une grande ville. Concernant l’école, nous n’avons jamais fait payer la garderie et ce pour des raisons sociales. Ce changement de politique risque de contraindre les parents à scolariser leurs enfants dans une école voisine, comme à Francardo, par exemple. Par ailleurs, la maire dit vouloir faire des économies et dans le même temps elle commande un 4x4, un car et une balayeuse pour l’entretien de la route d’un montant de 80 000 euros. Pour une commune qui n’a pas d’argent, je pense qu’il faudrait réduire la voilure, même en investissement car il y a toujours 20% à régler par la commune. Je pense qu’on leurre la population sur les investissements à venir. La majorité précédente a toujours mené une politique sociale comme l’investissement dans le lotissement qui a permis l’accès à la propriété de nombreuses personnes. Nous ne le regrettons pas. Lors de cette réunion j’ai défendu la politique sociale que nous avons menée en faveur des habitants de la commune car nous connaissions leurs attentes et leurs besoins », a expliqué Cathy Cognetti-Turchini.
