Depuis le début de la campagne estivale, jusqu’à dix incendies d’origine malveillante sont recensés chaque semaine en Haute-Corse. Face à une pression devenue « insoutenable » pour les sapeurs-pompiers, le président du SIS 2B, Hyacinthe Vanni, tire l'alarme sur une « menace réelle et directe de rupture capacitaire » et appelle à une mobilisation générale.
Jusqu’à dix incendies d’origine malveillante par semaine. Le chiffre donne la mesure de la pression à laquelle sont confrontés les sapeurs-pompiers de Haute-Corse depuis le début de l’été. Après une succession de feux parfois simultanés, le président du Service d’incendie et de secours de Haute-Corse pousse un véritable cri d’alarme, prévenant que le département se rapproche dangereusement d’une rupture de ses capacités opérationnelles et appelle à une « mobilisation générale ». Dans un communiqué diffusé ce jeudi, Hyacinthe Vanni évoque ainsi une « sursollicitation opérationnelle insoutenable ». Une situation qui perdure depuis le mois de juin et s’est notamment illustrée lors des incendies d’Albertacce et de Corte, qui ont mobilisé les secours pendant près d’un mois.
Témoignant au préalable sa compassion aux personnes touchées par ces sinistres, « notamment à celles qui ont perdu leur habitation, leurs biens ou le fruit d’une vie de travail », le président du SIS 2B tient à saluer « l’engagement remarquable des sapeurs-pompiers, des personnels du SIS de la Haute-Corse ainsi que de l’ensemble des acteurs mobilisés dans la prévention et la lutte contre les incendies ». « Leur courage, leur professionnalisme et leur détermination méritent la reconnaissance de tous », insiste-t-il dans son communiqué. Mais face à la multiplication des départs de feu, il martèle le dévouement des soldats du feu ne peut plus suffire. « Leur engagement ne peut pas, à lui seul, compenser indéfiniment les comportements irresponsables et les défaillances en matière de prévention », soutient Hyacinthe Vanni.
« Des brasiers d’une rare puissance »
Le président du SIS 2B pointe tout particulièrement la responsabilité humaine dans les derniers sinistres recensés sur le territoire. « Ces actes criminels déclenchent des brasiers d’une rare puissance, même sans vent », dénonce-t-il. Selon lui, les incendies récemment survenus à Aleria, Cagnano, Calenzana et Venaco illustrent « l’extrême violence de ces feux qui mobilisent massivement et simultanément l’ensemble des moyens ». Or, avance Hyacinthe Vanni, « la réponse opérationnelle des moyens sapeurs-pompiers et de l’ensemble des forces de sécurité civile, terrestres et aériennes, devient fragile et très dégradée en cas d’incendie multiple sur le territoire insulaire, ou sur le continent pour la disponibilité des renforts aériens ». « Cette situation représente une menace réelle et directe de rupture capacitaire », avertit-il en reprenant : « Cette pression opérationnelle continue depuis le mois de juin, impacte lourdement l’organisation des secours locaux et amène inéluctablement vers une grande fragilité à la fois opérationnelle, humaine, matérielle mais aussi budgétaire ».
Alors que le dérèglement climatique tend à transformer ces saisons exceptionnelles en une « douloureuse normalité », le président du SIS 2B demande également une adaptation des moyens financiers accordés aux services d’incendie et de secours. « Les finances publiques doivent s’adapter et être proportionnelles aux risques réels », estime-t-il, en jugeant qu’« une refonte globale du financement des SIS est désormais indispensable pour garantir un équilibre harmonieux entre les incontournables actions de prévention et l’impératif renforcement des moyens de lutte, qui doivent obligatoirement être corrélés à l’émergence de ces nouveaux feux de grande puissance ».
Hyacinthe Vanni rappelle en outre que lorsqu’ils se déclarent, ces incendies mettent « en danger immédiat les vies humaines ainsi que les biens situés à proximité ou dans l’axe de propagation ». Il pointe également un constat qui se répète sur le terrain, marqué par les défaillances en matière de débroussaillement et les difficultés rencontrées par les secours pour accéder à certaines propriétés.
« Nous frôlons la rupture tant redoutée »
Face à cette situation, le président du SIS 2B enjoint de facto chacun à prendre sa part dans la prévention des incendies. « Nous appelons donc à un sursaut immédiat. Chaque citoyen doit devenir un acteur à part entière de sa propre sécurité et de celle de ses proches, en adoptant un comportement responsable et attentionné aux vulnérabilités de notre territoire insulaire », lance-t-il. « Nous sommes cette année face à une équation complexe et impossible à équilibrer sans l’engagement et l’implication de tous. Nous frôlons la rupture tant redoutée, celle qui peut conduire à une certaine impuissance, pour ne pas dire un impossible opérationnel dans ces contextes critiques pour les secours », alerte encore Hyacinthe Vanni.
Pour le président du SIS 2B, la répétition de ces incendies, dont le coût humain, matériel et financier est particulièrement lourd, ne peut donc désormais plus être considérée comme une fatalité. « Il est temps de prendre réellement conscience que cette situation ne peut plus durer. Faire face à des feux répétitifs, qui coûtent extrêmement cher à notre société et qui sont le fruit de comportements humains inadaptés, déviants ou malfaisants, n’est tout simplement plus tolérable », assène-t-il avant de conclure : « La mobilisation doit désormais être générale, immédiate et à la hauteur du danger, demain il sera trop tard ».
Témoignant au préalable sa compassion aux personnes touchées par ces sinistres, « notamment à celles qui ont perdu leur habitation, leurs biens ou le fruit d’une vie de travail », le président du SIS 2B tient à saluer « l’engagement remarquable des sapeurs-pompiers, des personnels du SIS de la Haute-Corse ainsi que de l’ensemble des acteurs mobilisés dans la prévention et la lutte contre les incendies ». « Leur courage, leur professionnalisme et leur détermination méritent la reconnaissance de tous », insiste-t-il dans son communiqué. Mais face à la multiplication des départs de feu, il martèle le dévouement des soldats du feu ne peut plus suffire. « Leur engagement ne peut pas, à lui seul, compenser indéfiniment les comportements irresponsables et les défaillances en matière de prévention », soutient Hyacinthe Vanni.
« Des brasiers d’une rare puissance »
Le président du SIS 2B pointe tout particulièrement la responsabilité humaine dans les derniers sinistres recensés sur le territoire. « Ces actes criminels déclenchent des brasiers d’une rare puissance, même sans vent », dénonce-t-il. Selon lui, les incendies récemment survenus à Aleria, Cagnano, Calenzana et Venaco illustrent « l’extrême violence de ces feux qui mobilisent massivement et simultanément l’ensemble des moyens ». Or, avance Hyacinthe Vanni, « la réponse opérationnelle des moyens sapeurs-pompiers et de l’ensemble des forces de sécurité civile, terrestres et aériennes, devient fragile et très dégradée en cas d’incendie multiple sur le territoire insulaire, ou sur le continent pour la disponibilité des renforts aériens ». « Cette situation représente une menace réelle et directe de rupture capacitaire », avertit-il en reprenant : « Cette pression opérationnelle continue depuis le mois de juin, impacte lourdement l’organisation des secours locaux et amène inéluctablement vers une grande fragilité à la fois opérationnelle, humaine, matérielle mais aussi budgétaire ».
Alors que le dérèglement climatique tend à transformer ces saisons exceptionnelles en une « douloureuse normalité », le président du SIS 2B demande également une adaptation des moyens financiers accordés aux services d’incendie et de secours. « Les finances publiques doivent s’adapter et être proportionnelles aux risques réels », estime-t-il, en jugeant qu’« une refonte globale du financement des SIS est désormais indispensable pour garantir un équilibre harmonieux entre les incontournables actions de prévention et l’impératif renforcement des moyens de lutte, qui doivent obligatoirement être corrélés à l’émergence de ces nouveaux feux de grande puissance ».
Hyacinthe Vanni rappelle en outre que lorsqu’ils se déclarent, ces incendies mettent « en danger immédiat les vies humaines ainsi que les biens situés à proximité ou dans l’axe de propagation ». Il pointe également un constat qui se répète sur le terrain, marqué par les défaillances en matière de débroussaillement et les difficultés rencontrées par les secours pour accéder à certaines propriétés.
« Nous frôlons la rupture tant redoutée »
Face à cette situation, le président du SIS 2B enjoint de facto chacun à prendre sa part dans la prévention des incendies. « Nous appelons donc à un sursaut immédiat. Chaque citoyen doit devenir un acteur à part entière de sa propre sécurité et de celle de ses proches, en adoptant un comportement responsable et attentionné aux vulnérabilités de notre territoire insulaire », lance-t-il. « Nous sommes cette année face à une équation complexe et impossible à équilibrer sans l’engagement et l’implication de tous. Nous frôlons la rupture tant redoutée, celle qui peut conduire à une certaine impuissance, pour ne pas dire un impossible opérationnel dans ces contextes critiques pour les secours », alerte encore Hyacinthe Vanni.
Pour le président du SIS 2B, la répétition de ces incendies, dont le coût humain, matériel et financier est particulièrement lourd, ne peut donc désormais plus être considérée comme une fatalité. « Il est temps de prendre réellement conscience que cette situation ne peut plus durer. Faire face à des feux répétitifs, qui coûtent extrêmement cher à notre société et qui sont le fruit de comportements humains inadaptés, déviants ou malfaisants, n’est tout simplement plus tolérable », assène-t-il avant de conclure : « La mobilisation doit désormais être générale, immédiate et à la hauteur du danger, demain il sera trop tard ».
