Donné favori pour les élections sénatoriales de Corse du Sud qui se tiendront le 27 septembre, le sénateur LR sortant, Jean-Jacques Panunzi, brigue un troisième mandat face au nationaliste Jean Giuseppi et au RN Christophe Versini. L’élu, très engagé dans les communes rurales et de l’intérieur, a réussi au final à fédérer autour de sa candidature la droite ajaccienne et sudiste, malgré des désaccords notamment sur le statut d’autonomie de la Corse qui sera débattu au Sénat à l’automne. Il affirme ne pas être hostile à la réforme constitutionnelle, défend une réforme « applicable » et un statut fiscal adapté, mais refuse l’octroi d’un pouvoir normatif. Il demande aux électeurs de juger son action et sa capacité à défendre la Corse.
- Pourquoi avez-vous décidé de briguer un troisième mandat sénatorial ?
- Je sollicite un troisième mandat parce que je considère que mon expérience peut encore être utile à la Corse. Nous entrons dans une période décisive, celle du débat sur le statut de la Corse au cours duquel les collectivités insulaires, au premier rang desquelles les communes, ont besoin de visibilité, sans compter que notre île reste confrontée à des besoins très concrets en matière d’eau, d’agriculture, de routes et de services publics. Je souhaite poursuivre au service des élus et des communes du département.
- Comment qualifiez-vous votre candidature ? Est-elle une candidature du rural et de l’intérieur ?
- C’est d’abord une candidature de terrain. Le Sénat représente les collectivités, et je conçois donc cette campagne au contact direct des maires et des délégués sénatoriaux. Mon parcours me donne naturellement une sensibilité forte aux communes rurales et à l’intérieur où les élus doivent souvent répondre à beaucoup de besoins avec peu de moyens. Mais je ne veux opposer, ni les villages aux villes, ni le rural à l’urbain. Les problématiques diffèrent, pourtant elles sont liées : mobilité, accès aux soins, logement, eau, développement économique. Ma candidature entend représenter toute la Corse-du-Sud, avec la même disponibilité pour chaque commune, quelle que soit sa taille.
- Quel bilan tirez-vous de votre second mandat ?
- Je retiens d’abord un travail constant auprès des élus locaux. Une grande partie de l’action d’un sénateur est peu visible : accompagner une commune, débloquer un dossier, faire remonter une difficulté administrative ou obtenir qu’une réalité insulaire soit prise en compte dans un texte national. J’ai également défendu les intérêts de la Corse dans le travail législatif et au sein de mon groupe, notamment lorsqu’il a fallu expliquer nos spécificités et faire comprendre que l’égalité ne signifie pas l’uniformité. C’est ainsi que la loi de 2017 sur la fiscalité successorale dérogatoire en Corse a pu être prorogée jusqu’en 2037 à mon initiative ou qu’a pu être instituée, jusqu’en 2029, une réfaction temporaire de TGAP de 25% en Corse pour desserrer l’étau que constitue pour les EPCI la gestion des déchets et permettre d’investir dans des infrastructures de traitement. Sur le dossier institutionnel, j’ai contribué à maintenir la voie du débat au Sénat plutôt qu’à laisser le texte être écarté sans discussion. Ce bilan, je le présente avec humilité aux grands électeurs : ce sont eux qui diront s’il mérite d’être prolongé.
- Vous êtes pour l’instant le seul candidat de droite déclaré. Les potentiels candidats ajacciens se sont désistés. Avez-vous négocié avec la droite ajaccienne ?
- Il y a eu des discussions, comme il est normal qu’il y en ait dans une famille politique avant une échéance importante. Il y a aussi eu des ambitions, et je ne les conteste pas : la concurrence fait partie de la démocratie. Mais je ne parlerais pas de négociation au sens d’un arrangement. Une clarification politique est intervenue. Stéphane Sbraggia, en lien avec Laurent Marcangeli, a fait le choix de l’unité et du rassemblement. Chacun a pu exprimer son point de vue, puis une décision a été prise. Cette séquence est désormais close. Ce qui compte aujourd’hui, c’est la campagne, le projet que nous présentons et la confiance des grands électeurs.
- Quelle sera votre suppléante ? On parle d’une élue municipale ajaccienne ?
- Ma suppléante est Annie Sichi, élue municipale à Ajaccio. C’est une femme engagée, qui connaît les réalités de la ville et le fonctionnement des collectivités. Nous nous connaissons depuis longtemps. Le choix d’Annie repose donc, à la fois, sur la confiance, la fidélité et la complémentarité de nos parcours. Sa présence à mes côtés traduit aussi la volonté de rassembler les différentes sensibilités et les différents territoires de la Corse-du-Sud.
- Au final, la droite sudiste sera-t-elle unie ?
- Oui, je le crois et, surtout, je le souhaite. Les débats internes ont existé, ils n’ont rien d’anormal. L’unité ne consiste pas à nier les sensibilités ou les désaccords, mais à savoir les dépasser lorsqu’un choix commun a été arrêté. Les responsables ajacciens ont apporté leur soutien à ma candidature et nous avançons désormais dans la même direction. Cette unité doit se construire sur le terrain autour d’une méthode, d’un bilan et d’engagements précis envers les élus locaux.
- On vous disait en difficulté et finalement vous partez favori. Pensez-vous fédérer au-delà de votre famille politique ?
- Je me méfie des pronostics et des étiquettes de favori. Une élection sénatoriale se gagne commune par commune, par la confiance personnelle que les grands électeurs accordent à un candidat. Rien n’est acquis. Mon objectif est naturellement de rassembler ma famille politique, mais le mandat de sénateur impose de travailler avec tous les maires, quelles que soient leurs convictions. C’est ce que j’ai toujours fait. Je demande donc aux électeurs de juger ma disponibilité, mon action et ma capacité à défendre la Corse.
- Le principal enjeu de cette élection est le statut d’autonomie qui sera débattu à l’automne au Sénat. On connait votre hostilité au texte présenté. Avez-vous trouvé un compromis avec le député Marcangeli qui, lui, le soutient pleinement ?
- Il n’y a pas eu de compromis de circonstance avec Laurent Marcangeli, pas davantage de marché politique. Nous partageons la conviction que la Corse doit être reconnue dans la Constitution et que le statu quo n’est plus satisfaisant. Nous pouvons en revanche avoir des appréciations différentes sur certains mécanismes du texte et sur les garanties qui doivent les encadrer. Cela n’empêche, ni le dialogue, ni le soutien électoral. Pour ma part, je refuse deux caricatures : celle qui me présente comme hostile à toute évolution et celle qui voudrait que toute réserve équivaille à vouloir faire échouer le processus. Au Sénat, je défendrai une réforme applicable, juridiquement solide et réellement utile aux Corses.
- Parmi vos adversaires, l’autonomiste Jean Giuseppi entend fédérer les nationalistes et les progressistes sur l’autonomie et l’octroi du pouvoir normatif. Votre position sur ce sujet a-t-elle évolué ?
- Ma ligne n’a pas changé : je suis favorable au principe d’autonomie, à l’inscription de la Corse dans la Constitution et à un véritable pouvoir d’adaptation. Je le défendais déjà publiquement il y a dix ans. En revanche, je ne confonds pas autonomie et transfert général d’un pouvoir législatif dont on ne mesurerait, ni les limites, ni les conséquences. Le texte adopté par l’Assemblée nationale a été sensiblement modifié, notamment par l’introduction des notions de « non-régression » et d’« égalité absolue », qui peuvent réduire les possibilités mêmes de différenciation recherchées. De plus, le contenu des futures lois organiques et ordinaires demeure inconnu. Je veux donc un débat sérieux, sans posture : avancer, oui, mais en sachant précisément quelles compétences seront exercées, selon quelles règles et avec quels moyens.
- Au-delà de l’autonomie, sur quels thèmes faites-vous campagne ? A quoi vous engagez-vous auprès des maires et des grands électeurs qui détiennent la clé de ce scrutin ?
- L’institutionnel ne peut pas être déconnecté du quotidien. L’inscription de la Corse dans la Constitution doit s’accompagner d’un accompagnement budgétaire massif de type plan Marshall en faveur de l’irrigation agricole et d’un rattrapage réel de nos infrastructures routières. Je défends également un statut fiscal adapté, mais celui-ci doit reposer sur des données fiables. Nous devons enfin connaître clairement les flux fiscaux entrants et sortants concernant la Corse. Auprès des maires, mon engagement est simple : rester accessible, intervenir sur leurs dossiers et traduire leurs difficultés dans la loi. Le rôle d’un sénateur n’est pas de promettre à la place des Exécutifs, il est d’ouvrir des portes, de défendre les collectivités et de faire en sorte que les normes nationales tiennent compte de la réalité du terrain.
- Autre candidat déclaré : Christophe Versini pour le RN. Comment vivez-vous la possible entrée en force du RN au Sénat ?
- Le Rassemblement national pourrait, selon les résultats dans plusieurs départements — notamment les Alpes-Maritimes — atteindre les dix élus nécessaires pour constituer un groupe. Cela modifierait certains équilibres internes de la Haute Assemblée. Pour ma part, je ne mène pas campagne dans la crainte d’un adversaire. Je défends mon bilan, mes convictions et une conception du Sénat fondée sur le travail législatif et l’enracinement local. Les grands électeurs trancheront.
- Cette élection aura-t-elle des répercussions sur les prochains scrutins, notamment législatif et territorial ?
- Il faut éviter de transformer cette sénatoriale en premier tour d’autres élections. Chaque scrutin a sa logique, son corps électoral et ses enjeux. Ici, les grands électeurs choisissent celui qui représentera les collectivités de Corse-du-Sud au Sénat pendant six ans. Bien sûr, le résultat sera observé et commenté, comme tout rapport de forces politique. Mais je ne construis pas ma candidature en fonction d’hypothèses sur les législatives ou les territoriales. Mon horizon est le mandat sénatorial : défendre les communes, porter les intérêts de la Corse et participer utilement aux débats nationaux. Le reste viendra en son temps.
Propos recueillis par Nicole MARI.
- Je sollicite un troisième mandat parce que je considère que mon expérience peut encore être utile à la Corse. Nous entrons dans une période décisive, celle du débat sur le statut de la Corse au cours duquel les collectivités insulaires, au premier rang desquelles les communes, ont besoin de visibilité, sans compter que notre île reste confrontée à des besoins très concrets en matière d’eau, d’agriculture, de routes et de services publics. Je souhaite poursuivre au service des élus et des communes du département.
- Comment qualifiez-vous votre candidature ? Est-elle une candidature du rural et de l’intérieur ?
- C’est d’abord une candidature de terrain. Le Sénat représente les collectivités, et je conçois donc cette campagne au contact direct des maires et des délégués sénatoriaux. Mon parcours me donne naturellement une sensibilité forte aux communes rurales et à l’intérieur où les élus doivent souvent répondre à beaucoup de besoins avec peu de moyens. Mais je ne veux opposer, ni les villages aux villes, ni le rural à l’urbain. Les problématiques diffèrent, pourtant elles sont liées : mobilité, accès aux soins, logement, eau, développement économique. Ma candidature entend représenter toute la Corse-du-Sud, avec la même disponibilité pour chaque commune, quelle que soit sa taille.
- Quel bilan tirez-vous de votre second mandat ?
- Je retiens d’abord un travail constant auprès des élus locaux. Une grande partie de l’action d’un sénateur est peu visible : accompagner une commune, débloquer un dossier, faire remonter une difficulté administrative ou obtenir qu’une réalité insulaire soit prise en compte dans un texte national. J’ai également défendu les intérêts de la Corse dans le travail législatif et au sein de mon groupe, notamment lorsqu’il a fallu expliquer nos spécificités et faire comprendre que l’égalité ne signifie pas l’uniformité. C’est ainsi que la loi de 2017 sur la fiscalité successorale dérogatoire en Corse a pu être prorogée jusqu’en 2037 à mon initiative ou qu’a pu être instituée, jusqu’en 2029, une réfaction temporaire de TGAP de 25% en Corse pour desserrer l’étau que constitue pour les EPCI la gestion des déchets et permettre d’investir dans des infrastructures de traitement. Sur le dossier institutionnel, j’ai contribué à maintenir la voie du débat au Sénat plutôt qu’à laisser le texte être écarté sans discussion. Ce bilan, je le présente avec humilité aux grands électeurs : ce sont eux qui diront s’il mérite d’être prolongé.
- Vous êtes pour l’instant le seul candidat de droite déclaré. Les potentiels candidats ajacciens se sont désistés. Avez-vous négocié avec la droite ajaccienne ?
- Il y a eu des discussions, comme il est normal qu’il y en ait dans une famille politique avant une échéance importante. Il y a aussi eu des ambitions, et je ne les conteste pas : la concurrence fait partie de la démocratie. Mais je ne parlerais pas de négociation au sens d’un arrangement. Une clarification politique est intervenue. Stéphane Sbraggia, en lien avec Laurent Marcangeli, a fait le choix de l’unité et du rassemblement. Chacun a pu exprimer son point de vue, puis une décision a été prise. Cette séquence est désormais close. Ce qui compte aujourd’hui, c’est la campagne, le projet que nous présentons et la confiance des grands électeurs.
- Quelle sera votre suppléante ? On parle d’une élue municipale ajaccienne ?
- Ma suppléante est Annie Sichi, élue municipale à Ajaccio. C’est une femme engagée, qui connaît les réalités de la ville et le fonctionnement des collectivités. Nous nous connaissons depuis longtemps. Le choix d’Annie repose donc, à la fois, sur la confiance, la fidélité et la complémentarité de nos parcours. Sa présence à mes côtés traduit aussi la volonté de rassembler les différentes sensibilités et les différents territoires de la Corse-du-Sud.
- Au final, la droite sudiste sera-t-elle unie ?
- Oui, je le crois et, surtout, je le souhaite. Les débats internes ont existé, ils n’ont rien d’anormal. L’unité ne consiste pas à nier les sensibilités ou les désaccords, mais à savoir les dépasser lorsqu’un choix commun a été arrêté. Les responsables ajacciens ont apporté leur soutien à ma candidature et nous avançons désormais dans la même direction. Cette unité doit se construire sur le terrain autour d’une méthode, d’un bilan et d’engagements précis envers les élus locaux.
- On vous disait en difficulté et finalement vous partez favori. Pensez-vous fédérer au-delà de votre famille politique ?
- Je me méfie des pronostics et des étiquettes de favori. Une élection sénatoriale se gagne commune par commune, par la confiance personnelle que les grands électeurs accordent à un candidat. Rien n’est acquis. Mon objectif est naturellement de rassembler ma famille politique, mais le mandat de sénateur impose de travailler avec tous les maires, quelles que soient leurs convictions. C’est ce que j’ai toujours fait. Je demande donc aux électeurs de juger ma disponibilité, mon action et ma capacité à défendre la Corse.
- Le principal enjeu de cette élection est le statut d’autonomie qui sera débattu à l’automne au Sénat. On connait votre hostilité au texte présenté. Avez-vous trouvé un compromis avec le député Marcangeli qui, lui, le soutient pleinement ?
- Il n’y a pas eu de compromis de circonstance avec Laurent Marcangeli, pas davantage de marché politique. Nous partageons la conviction que la Corse doit être reconnue dans la Constitution et que le statu quo n’est plus satisfaisant. Nous pouvons en revanche avoir des appréciations différentes sur certains mécanismes du texte et sur les garanties qui doivent les encadrer. Cela n’empêche, ni le dialogue, ni le soutien électoral. Pour ma part, je refuse deux caricatures : celle qui me présente comme hostile à toute évolution et celle qui voudrait que toute réserve équivaille à vouloir faire échouer le processus. Au Sénat, je défendrai une réforme applicable, juridiquement solide et réellement utile aux Corses.
- Parmi vos adversaires, l’autonomiste Jean Giuseppi entend fédérer les nationalistes et les progressistes sur l’autonomie et l’octroi du pouvoir normatif. Votre position sur ce sujet a-t-elle évolué ?
- Ma ligne n’a pas changé : je suis favorable au principe d’autonomie, à l’inscription de la Corse dans la Constitution et à un véritable pouvoir d’adaptation. Je le défendais déjà publiquement il y a dix ans. En revanche, je ne confonds pas autonomie et transfert général d’un pouvoir législatif dont on ne mesurerait, ni les limites, ni les conséquences. Le texte adopté par l’Assemblée nationale a été sensiblement modifié, notamment par l’introduction des notions de « non-régression » et d’« égalité absolue », qui peuvent réduire les possibilités mêmes de différenciation recherchées. De plus, le contenu des futures lois organiques et ordinaires demeure inconnu. Je veux donc un débat sérieux, sans posture : avancer, oui, mais en sachant précisément quelles compétences seront exercées, selon quelles règles et avec quels moyens.
- Au-delà de l’autonomie, sur quels thèmes faites-vous campagne ? A quoi vous engagez-vous auprès des maires et des grands électeurs qui détiennent la clé de ce scrutin ?
- L’institutionnel ne peut pas être déconnecté du quotidien. L’inscription de la Corse dans la Constitution doit s’accompagner d’un accompagnement budgétaire massif de type plan Marshall en faveur de l’irrigation agricole et d’un rattrapage réel de nos infrastructures routières. Je défends également un statut fiscal adapté, mais celui-ci doit reposer sur des données fiables. Nous devons enfin connaître clairement les flux fiscaux entrants et sortants concernant la Corse. Auprès des maires, mon engagement est simple : rester accessible, intervenir sur leurs dossiers et traduire leurs difficultés dans la loi. Le rôle d’un sénateur n’est pas de promettre à la place des Exécutifs, il est d’ouvrir des portes, de défendre les collectivités et de faire en sorte que les normes nationales tiennent compte de la réalité du terrain.
- Autre candidat déclaré : Christophe Versini pour le RN. Comment vivez-vous la possible entrée en force du RN au Sénat ?
- Le Rassemblement national pourrait, selon les résultats dans plusieurs départements — notamment les Alpes-Maritimes — atteindre les dix élus nécessaires pour constituer un groupe. Cela modifierait certains équilibres internes de la Haute Assemblée. Pour ma part, je ne mène pas campagne dans la crainte d’un adversaire. Je défends mon bilan, mes convictions et une conception du Sénat fondée sur le travail législatif et l’enracinement local. Les grands électeurs trancheront.
- Cette élection aura-t-elle des répercussions sur les prochains scrutins, notamment législatif et territorial ?
- Il faut éviter de transformer cette sénatoriale en premier tour d’autres élections. Chaque scrutin a sa logique, son corps électoral et ses enjeux. Ici, les grands électeurs choisissent celui qui représentera les collectivités de Corse-du-Sud au Sénat pendant six ans. Bien sûr, le résultat sera observé et commenté, comme tout rapport de forces politique. Mais je ne construis pas ma candidature en fonction d’hypothèses sur les législatives ou les territoriales. Mon horizon est le mandat sénatorial : défendre les communes, porter les intérêts de la Corse et participer utilement aux débats nationaux. Le reste viendra en son temps.
Propos recueillis par Nicole MARI.
