Repérée dans la nuit du 7 au 8 juillet sur une plage de Coggia, une tortue caouanne y avait déposé ses œufs. Depuis, le nid était surveillé par le parc A Cupulatta. Mardi 25 août, les premières éclosions ont eu lieu. Plus de 70 tortillons ont déjà gagné la Méditerranée.
Tout avait commencé par une observation. Dans la nuit du 7 au 8 juillet, un promeneur aperçoit une tortue sur la plage de Coggia, peut-être en train de pondre. Dès le lendemain, la zone est sécurisée avec l’aide de la mairie. Puis les équipes du parc A Cupulatta interviennent pour retrouver le nid et confirmer la ponte. « Une fois qu’on a trouvé les œufs, il a fallu regarder à quelle profondeur ils se trouvaient, puis poser des thermomètres pour mesurer la température pendant toute l’incubation », explique Pierre Moisson, directeur vétérinaire du parc. Le nid est également protégé par une petite cloche grillagée, afin d’éviter que chiens, sangliers ou oiseaux ne viennent déterrer les œufs.
Restait alors à attendre. Les équipes avaient estimé une première émergence autour du 25 août : « On l’avait prédit et c’est ce qui s’est passé », sourit le vétérinaire.
Mardi 25 août au matin, 57 tortillons sortent du nid. D’autres suivent dans la soirée, jusqu’à 23h30. Le compteur s’arrête alors à 64. Le lendemain matin, à 6h30, dix nouveaux viennent encore s’ajouter. « Elles sont toutes parties à l’eau », confirme Pierre Moisson. Une belle réussite pour cette première ponte connue sur cette plage, même si le nombre n’a rien d’exceptionnel pour l’espèce : « 60-70, on est complètement dans la norme », estime le vétérinaire.
Restait alors à attendre. Les équipes avaient estimé une première émergence autour du 25 août : « On l’avait prédit et c’est ce qui s’est passé », sourit le vétérinaire.
Mardi 25 août au matin, 57 tortillons sortent du nid. D’autres suivent dans la soirée, jusqu’à 23h30. Le compteur s’arrête alors à 64. Le lendemain matin, à 6h30, dix nouveaux viennent encore s’ajouter. « Elles sont toutes parties à l’eau », confirme Pierre Moisson. Une belle réussite pour cette première ponte connue sur cette plage, même si le nombre n’a rien d’exceptionnel pour l’espèce : « 60-70, on est complètement dans la norme », estime le vétérinaire.
« On aurait été déçus s’il y en avait eu une quarantaine »
Cette éclosion est aussi particulièrement intéressante à observer. Les tortillons sont sortis après seulement 48 jours d’incubation, quand il faut généralement compter entre 55 et 60 jours. « Là, c’est vraiment tôt », souligne le vétérinaire.
Les capteurs installés dans le nid permettront de montrer la température moyenne d’incubation des nids de cette espèce. Un suivi qui prend une dimension particulière chez la tortue caouanne : plus la température d’incubation est élevée, plus la proportion de femelles est importante.
Quatre à cinq jours après la dernière éclosion, les équipes retourneront donc fouiller le nid. Elles pourront compter les œufs restants, mais aussi récupérer du matériel génétique sur d’éventuels petits morts afin notamment de déterminer l’origine de la mère et d’étudier la proportion de mâles et de femelles.
En attendant, la cloche reste en place. Car si plus de 70 tortillons ont déjà pris le large, le nid n’a peut-être pas encore livré tous ses secrets. « Il n’y a pas de raison qu’il n’y en ait pas encore cette nuit ou demain matin », espère Pierre Moisson. Les équipes restent donc aux aguets : à Coggia, quelques petites carapaces pourraient encore émerger du sable avant de prendre, elles aussi, le chemin de la mer.
Cette éclosion est aussi particulièrement intéressante à observer. Les tortillons sont sortis après seulement 48 jours d’incubation, quand il faut généralement compter entre 55 et 60 jours. « Là, c’est vraiment tôt », souligne le vétérinaire.
Les capteurs installés dans le nid permettront de montrer la température moyenne d’incubation des nids de cette espèce. Un suivi qui prend une dimension particulière chez la tortue caouanne : plus la température d’incubation est élevée, plus la proportion de femelles est importante.
Quatre à cinq jours après la dernière éclosion, les équipes retourneront donc fouiller le nid. Elles pourront compter les œufs restants, mais aussi récupérer du matériel génétique sur d’éventuels petits morts afin notamment de déterminer l’origine de la mère et d’étudier la proportion de mâles et de femelles.
En attendant, la cloche reste en place. Car si plus de 70 tortillons ont déjà pris le large, le nid n’a peut-être pas encore livré tous ses secrets. « Il n’y a pas de raison qu’il n’y en ait pas encore cette nuit ou demain matin », espère Pierre Moisson. Les équipes restent donc aux aguets : à Coggia, quelques petites carapaces pourraient encore émerger du sable avant de prendre, elles aussi, le chemin de la mer.

