Un panache de poussières désertiques en provenance du Sahara et d’Afrique du Nord devrait progressivement gagner la Corse à partir de ce mercredi. Qualitair Corse prévoit une dégradation plus marquée de la qualité de l’air jeudi et vendredi, avec un possible dépassement du seuil d’information et de recommandation.
Le ciel corse pourrait de nouveau prendre des teintes ocre dans les prochaines heures. Qualitair Corse annonce l’arrivée progressive sur l’île d’un panache de poussières désertiques en provenance du Sahara et d’Afrique du Nord. « La hausse des concentrations devrait être progressive à partir de mercredi en fin d’après-midi et en soirée », précise l’organisme chargé de la surveillance de la qualité de l’air.
En atteignant les basses couches de l’atmosphère, ces poussières pourraient provoquer une augmentation des concentrations de particules PM10. Elles viendront également s’ajouter aux sources locales de pollution, liées notamment au trafic routier, aux activités portuaires et aéroportuaires ou encore à la production d’électricité.
Les journées de jeudi et vendredi seront particulièrement surveillées car les concentrations de PM10 pourraient alors augmenter de manière plus importante, jusqu’à dépasser le seuil d’information et de recommandation.
Qualitair Corse suit désormais l’évolution de la situation à l’aide de son réseau de surveillance et des différents modèles de prévision. « Les concentrations observées dans les prochaines heures permettront d’affiner le scénario attendu pour jeudi », ajoute encore l’organisme en rappelant que « cette prévision reste susceptible d’évoluer en fonction des prochaines sorties des modèles météorologiques et de qualité de l’air ».
Face à cette dégradation annoncée, Qualitair Corse recommande à la population de limiter l’usage des véhicules à moteur thermique, de privilégier la marche ou le vélo pour les trajets courts, de différer si possible les déplacements au sein des agglomérations et de favoriser le covoiturage ou les transports en commun. Les automobilistes sont également invités à réduire leur vitesse de 20 km/h hors agglomération. Il est par ailleurs recommandé de limiter les travaux nécessitant l’emploi de solvants et d’éviter les feux d’agrément ainsi que les barbecues. De leur côté, les industriels sont appelés à stabiliser, voire à réduire, leurs émissions de composés organiques volatils et d’oxydes d’azote, tout en veillant au bon fonctionnement de leurs dispositifs de dépoussiérage. Dans le secteur des transports, il est enfin demandé de réduire la production électrique à quai des navires.
