À Alata puis à Porticcio, les agents de l’État ont effectué, mercredi 19 août, des contrôles inopinés pour vérifier le respect des restrictions d’eau. Dans une station de lavage comme sur un golf, les installations se sont révélées conformes à l’arrêté préfectoral du 7 août. Une opération à la fois préventive et répressive, alors que la Corse-du-Sud traverse une situation hydrologique particulièrement tendue.
Mercredi 19 août, à Alata, la station-service Rossi est la première étape d’une série de contrôles consacrés au respect des restrictions d’eau. Dans le viseur des agents de la gendarmerie nationale : les installations de lavage, et notamment les rouleaux. Depuis le 7 août dernier, le lavage des véhicules reste autorisé dans les stations, mais uniquement sur les pistes équipées de haute pression ou d’un système permettant de recycler au moins 70 % de l’eau utilisée. « Nous faisons un contrôle en lien avec la préfecture pour vérifier que les stations sont en conformité avec l’arrêté préfectoral du 7 août 2026 », explique l’adjudant-cheffe Emmanuelle Pierre.
À Alata, le dispositif ne date pourtant pas des dernières restrictions. Alain Rossi, gérant de la station, l’a installé dès 2022, lors de la création de son centre de lavage. « On recycle l’eau à peu près à 90 % », explique-t-il. L’eau utilisée pour les lavages est récupérée puis réinjectée dans le circuit, afin de limiter le recours à l’eau potable.
Pour le gérant, cet investissement était déjà une manière d’anticiper les épisodes de sécheresse. « C’était important de faire un centre de lavage écologique, avec des panneaux solaires, de la récupération d’eau et du recyclage justement pour éviter de consommer trop de ressources », raconte Alain Rossi. Il rappelle qu’en 2022, des restrictions avaient déjà été mises en place. Quatre ans plus tard, le professionnel estime que son choix trouve une nouvelle justification. « Il fallait anticiper à l’époque. Ces phénomènes arrivent de plus en plus », souligne-t-il.
À Alata, le dispositif ne date pourtant pas des dernières restrictions. Alain Rossi, gérant de la station, l’a installé dès 2022, lors de la création de son centre de lavage. « On recycle l’eau à peu près à 90 % », explique-t-il. L’eau utilisée pour les lavages est récupérée puis réinjectée dans le circuit, afin de limiter le recours à l’eau potable.
Pour le gérant, cet investissement était déjà une manière d’anticiper les épisodes de sécheresse. « C’était important de faire un centre de lavage écologique, avec des panneaux solaires, de la récupération d’eau et du recyclage justement pour éviter de consommer trop de ressources », raconte Alain Rossi. Il rappelle qu’en 2022, des restrictions avaient déjà été mises en place. Quatre ans plus tard, le professionnel estime que son choix trouve une nouvelle justification. « Il fallait anticiper à l’époque. Ces phénomènes arrivent de plus en plus », souligne-t-il.
À Porticcio, l’arrosage du golf passé au crible
Le contrôle se termine avec un bilan positif. Mais les agents rappellent que les établissements qui ne respecteraient pas les règles peuvent être contraints de fermer leur système de lavage. Une infraction expose également le contrevenant à une contravention de cinquième classe, avec une amende pouvant atteindre 1 500 euros pour une personne physique et 7 500 euros pour une personne morale.
Après la station de lavage, les agents prennent la direction de Porticcio. Cette fois, c’est le golf qui est contrôlé. L’objectif : vérifier que les restrictions concernant l’arrosage sont bien appliquées. L’arrêté préfectoral interdit notamment l’arrosage des golfs entre 8 heures et 20 heures. La gérante détaille le fonctionnement de son installation : les différents secteurs sont arrosés séparément et les systèmes ne fonctionnent pas tous simultanément. L’arrosage est programmé entre 20 heures et 5 h 30 du matin.
Là encore, aucune infraction n’est relevée. « C’est la première fois qu’on contrôle ce type d’établissement, mais ce sont des contrôles inopinés. Les résultats sont positifs, donc c’est l’essentiel », constate Emmanuelle Pierre.
Le contrôle se termine avec un bilan positif. Mais les agents rappellent que les établissements qui ne respecteraient pas les règles peuvent être contraints de fermer leur système de lavage. Une infraction expose également le contrevenant à une contravention de cinquième classe, avec une amende pouvant atteindre 1 500 euros pour une personne physique et 7 500 euros pour une personne morale.
Après la station de lavage, les agents prennent la direction de Porticcio. Cette fois, c’est le golf qui est contrôlé. L’objectif : vérifier que les restrictions concernant l’arrosage sont bien appliquées. L’arrêté préfectoral interdit notamment l’arrosage des golfs entre 8 heures et 20 heures. La gérante détaille le fonctionnement de son installation : les différents secteurs sont arrosés séparément et les systèmes ne fonctionnent pas tous simultanément. L’arrosage est programmé entre 20 heures et 5 h 30 du matin.
Là encore, aucune infraction n’est relevée. « C’est la première fois qu’on contrôle ce type d’établissement, mais ce sont des contrôles inopinés. Les résultats sont positifs, donc c’est l’essentiel », constate Emmanuelle Pierre.
« Informer » avant de sanctionner
Ces contrôles ne visent pas uniquement à verbaliser. Ils doivent aussi permettre de rappeler les règles à des professionnels qui ne les connaîtraient pas encore. « Le but, c’est autant de faire de la prévention, d’informer les gens qu’ils ne respectent pas l’arrêté s’ils l’ignorent », explique l’adjudant-cheffe. Mais en cas d’infraction, les agents dressent une contravention et en informent l’autorité préfectorale.
Une mission appelée à se poursuivre alors que la situation reste préoccupante. Le printemps 2026 a été le troisième printemps le plus sec enregistré en Corse-du-Sud depuis 2000 et le plus chaud depuis le début des relevés exploitables. En juin, les précipitations n’ont représenté que 20 % de la normale mensuelle.
L’arrêté du 7 août s’applique jusqu’au 31 octobre 2026, sauf évolution de la situation hydrologique. D’ici là, les contrôles se poursuivront dans les différents secteurs concernés par les restrictions.
Ces contrôles ne visent pas uniquement à verbaliser. Ils doivent aussi permettre de rappeler les règles à des professionnels qui ne les connaîtraient pas encore. « Le but, c’est autant de faire de la prévention, d’informer les gens qu’ils ne respectent pas l’arrêté s’ils l’ignorent », explique l’adjudant-cheffe. Mais en cas d’infraction, les agents dressent une contravention et en informent l’autorité préfectorale.
Une mission appelée à se poursuivre alors que la situation reste préoccupante. Le printemps 2026 a été le troisième printemps le plus sec enregistré en Corse-du-Sud depuis 2000 et le plus chaud depuis le début des relevés exploitables. En juin, les précipitations n’ont représenté que 20 % de la normale mensuelle.
L’arrêté du 7 août s’applique jusqu’au 31 octobre 2026, sauf évolution de la situation hydrologique. D’ici là, les contrôles se poursuivront dans les différents secteurs concernés par les restrictions.


