Après un premier semestre déjà en nette hausse, les cinémas ajacciens ont connu une belle saison estivale. Portée par les grosses sorties comme Spider-Man et L’Odyssée, la fréquentation a bondi par rapport à 2025. Pour Michel Simongiovanni, propriétaire de l’Ellipse et du cinéma Laetitia, les bons films restent le principal moteur des salles obscures.
À quelques semaines de la fin de l’été, les voyants sont au vert dans les salles de cinéma ajacciennes. Après une année 2025 jugée particulièrement décevante, la fréquentation a retrouvé des couleurs, portée par un calendrier de sorties beaucoup plus favorable. À l’Ellipse, Michel Simongiovanni évoque une progression de près de 30 % sur le premier semestre par rapport à l’année précédente. Et sur l’été, la hausse devrait être encore plus importante.
« On a eu une très bonne fréquentation parce qu’on a eu de très bons films », résume le propriétaire du cinéma. Une dynamique qui s’est installée dès la fin du mois de juin et qui s’est poursuivie pendant la saison estivale, malgré un léger ralentissement attendu au mois d’août.
Pour expliquer cette embellie, Michel Simongiovanni pointe d’abord la programmation. Si les fortes chaleurs ont pu inciter certains spectateurs à privilégier une salle climatisée, elles ne constituent pour lui qu’un facteur secondaire. « C’est le nerf de la guerre chez nous. Si on n’a pas de bons films, même s’il fait chaud ou s’il pleut, ça attire moins de monde », souligne-t-il. Et cet été, les grosses productions ont été au rendez-vous. Parmi elles, Spider-Man, qui a largement dépassé les attentes du professionnel. « On sait que ce sont des franchises qui attirent du monde mais franchement, le niveau de Spider-Man est vraiment surprenant. C’est le plus gros démarrage de l’histoire », reconnaît-il.
Autre locomotive de la saison : L’Odyssée. Le film de Christopher Nolan faisait, lui, partie des succès plus prévisibles. « Nolan est à chaque fois magnifique et il attire beaucoup de gens en salle », estime Michel Simongiovanni. Les deux longs-métrages ont ainsi nettement dominé les autres sorties estivales.
Des touristes attirés par un tarif plus accessible
D’autres films ont également trouvé leur public, notamment les productions d’animation et les franchises familiales comme Vaiana ou Toy Story. Côté productions insulaires, Permis de détruire, d’Éric Fraticelli, a lui aussi réalisé « de belles entrées ». Un résultat toutefois légèrement en dessous des attentes du cinéma, qui espérait davantage pour ce film particulièrement attendu en Corse.
Dans les salles ajacciennes, la clientèle estivale ne se limite pas aux habitués. Les touristes représentent une part importante du public, avec un argument qui revient régulièrement : le prix des places. « On a pas mal de touristes qui viennent au cinéma parce que ce n’est pas cher. On est moins chers que sur le continent », explique le propriétaire. À l’Ellipse, le tarif normal est actuellement de 8,50 euros, contre parfois 15 ou 16 euros en plein tarif dans les grands multiplexes des chaînes nationales. Une différence qui permet au cinéma de conserver une sortie accessible pour les touristes comme pour les habitués.
Pour les exploitants, la programmation se joue parfois plusieurs mois, voire plus d’un an à l’avance. Les très grosses productions imposent leurs dates et structurent ensuite le reste du calendrier. « Ce sont les très grosses sorties qui rythment le calendrier. Elles se placent quand elles veulent et les autres films viennent se greffer dessus en fonction de ce qui reste », détaille Michel Simongiovanni.
L’été et les fêtes de fin d’année constituent ainsi deux périodes particulièrement stratégiques. Les vacances scolaires jouent également un rôle important, notamment en février et autour de la Toussaint. À l’inverse, septembre reste traditionnellement plus calme, avec moins de films capables de remplir les salles.
Un calendrier rythmé par les grosses productions
La fin d’année devrait être marquée par plusieurs grosses sorties. Parmi elles, la suite d’Avengers et Dune 3, programmées le même jour, à la mi-décembre. Une concurrence inhabituelle qui pourrait surtout compliquer la programmation. « Quand ces deux films ont été annoncés, j’étais persuadé qu’il y en aurait un qui se décalerait. Finalement, ils restent sur leur position », raconte le propriétaire. Pas de quoi, pour autant, craindre une désaffection du public. « Les gens iront voir les deux, je ne suis pas inquiet. C’est plus en programmation que ça va être compliqué », assure-t-il.
Après un été particulièrement favorable, les salles ajacciennes devront donc composer avec une rentrée plus calme avant de retrouver, en fin d’année, de nouvelles grosses productions.
« On a eu une très bonne fréquentation parce qu’on a eu de très bons films », résume le propriétaire du cinéma. Une dynamique qui s’est installée dès la fin du mois de juin et qui s’est poursuivie pendant la saison estivale, malgré un léger ralentissement attendu au mois d’août.
Pour expliquer cette embellie, Michel Simongiovanni pointe d’abord la programmation. Si les fortes chaleurs ont pu inciter certains spectateurs à privilégier une salle climatisée, elles ne constituent pour lui qu’un facteur secondaire. « C’est le nerf de la guerre chez nous. Si on n’a pas de bons films, même s’il fait chaud ou s’il pleut, ça attire moins de monde », souligne-t-il. Et cet été, les grosses productions ont été au rendez-vous. Parmi elles, Spider-Man, qui a largement dépassé les attentes du professionnel. « On sait que ce sont des franchises qui attirent du monde mais franchement, le niveau de Spider-Man est vraiment surprenant. C’est le plus gros démarrage de l’histoire », reconnaît-il.
Autre locomotive de la saison : L’Odyssée. Le film de Christopher Nolan faisait, lui, partie des succès plus prévisibles. « Nolan est à chaque fois magnifique et il attire beaucoup de gens en salle », estime Michel Simongiovanni. Les deux longs-métrages ont ainsi nettement dominé les autres sorties estivales.
Des touristes attirés par un tarif plus accessible
D’autres films ont également trouvé leur public, notamment les productions d’animation et les franchises familiales comme Vaiana ou Toy Story. Côté productions insulaires, Permis de détruire, d’Éric Fraticelli, a lui aussi réalisé « de belles entrées ». Un résultat toutefois légèrement en dessous des attentes du cinéma, qui espérait davantage pour ce film particulièrement attendu en Corse.
Dans les salles ajacciennes, la clientèle estivale ne se limite pas aux habitués. Les touristes représentent une part importante du public, avec un argument qui revient régulièrement : le prix des places. « On a pas mal de touristes qui viennent au cinéma parce que ce n’est pas cher. On est moins chers que sur le continent », explique le propriétaire. À l’Ellipse, le tarif normal est actuellement de 8,50 euros, contre parfois 15 ou 16 euros en plein tarif dans les grands multiplexes des chaînes nationales. Une différence qui permet au cinéma de conserver une sortie accessible pour les touristes comme pour les habitués.
Pour les exploitants, la programmation se joue parfois plusieurs mois, voire plus d’un an à l’avance. Les très grosses productions imposent leurs dates et structurent ensuite le reste du calendrier. « Ce sont les très grosses sorties qui rythment le calendrier. Elles se placent quand elles veulent et les autres films viennent se greffer dessus en fonction de ce qui reste », détaille Michel Simongiovanni.
L’été et les fêtes de fin d’année constituent ainsi deux périodes particulièrement stratégiques. Les vacances scolaires jouent également un rôle important, notamment en février et autour de la Toussaint. À l’inverse, septembre reste traditionnellement plus calme, avec moins de films capables de remplir les salles.
Un calendrier rythmé par les grosses productions
La fin d’année devrait être marquée par plusieurs grosses sorties. Parmi elles, la suite d’Avengers et Dune 3, programmées le même jour, à la mi-décembre. Une concurrence inhabituelle qui pourrait surtout compliquer la programmation. « Quand ces deux films ont été annoncés, j’étais persuadé qu’il y en aurait un qui se décalerait. Finalement, ils restent sur leur position », raconte le propriétaire. Pas de quoi, pour autant, craindre une désaffection du public. « Les gens iront voir les deux, je ne suis pas inquiet. C’est plus en programmation que ça va être compliqué », assure-t-il.
Après un été particulièrement favorable, les salles ajacciennes devront donc composer avec une rentrée plus calme avant de retrouver, en fin d’année, de nouvelles grosses productions.
