Depuis une dizaine d’années, Adrien Martinetti fait de la Corse une immense toile à ciel ouvert. De ses premières peintures réalisées avec son grand-père aux murs des collèges, des lycées et des communes de l’île, l’artiste ajaccien poursuit la même idée : apporter du beau, mais surtout une part d’espoir, dans ces quelques secondes où le regard s’arrête sur une œuvre.
Dans la rue, il suffit parfois de quelques secondes. Un passant lève les yeux, observe un mur puis poursuit son chemin. Pour Adrien Martinetti, c’est précisément dans cet instant fugace que la peinture prend tout son sens. « Je me dis que l’intérêt dans l’espace public est de quelques secondes », explique l’artiste. Alors, pendant ce court moment, il cherche à ramener celui qui regarde vers quelque chose de familier, de positif, « qui apporte espoir ».
Une cinquantaine, peut-être une soixantaine d’ouvrages dans les espaces publics : en dix ans, le peintre corse a laissé sa trace sur les murs de l’île. Pourtant, lorsqu’il commence à se lancer dans la peinture, à 27 ans, rien ne lui promet une telle trajectoire.
L’art était pourtant là depuis longtemps. Adrien Martinetti passe un bac en arts plastiques, dessine, peint. Dans sa famille aussi, le geste existe : sa mère, sa tante et sa grand-mère peignent. Mais après ses études, il exerce d’autres activités. Puis, vers 27 ans, il décide de faire de la peinture son chemin. Dix ans plus tard, il mesure le chemin parcouru sans jamais donner l’impression d’avoir terminé sa route. « Je ne pensais pas réaliser autant d’ouvrages quand j’ai commencé », reconnaît-il.
Il savait néanmoins ce qu’il voulait. Pour y parvenir, il fallait travailler. Derrière chaque mur, il y a des heures de réflexion, de recherche et de préparation. Avec son collaborateur, il élabore des pré-projets et des images de synthèse avant de passer au mur. Puis vient le crayon. « Je viens avec mon crayon, il faut s’imaginer que l’on travaille sur une feuille de papier », raconte-t-il.
Un mur n’est pourtant jamais une simple surface. Il faut composer avec ses volumes, son architecture et ce qui l’entoure. Parfois, l’idée apparaît même avant la commande : « Quand je vois un endroit propice à accueillir une réalisation, j’imagine cette réalisation dans l’ensemble, c’est-à-dire le dessin et l’endroit. »
La Corse comme atelier à ciel ouvert
Pour trouver l’inspiration, Adrien Martinetti n’a pas besoin d’aller bien loin. Un coucher de soleil, les couleurs d’un paysage, un bâtiment ancien ou un lieu encore inconnu peuvent suffire. Et la Corse reste son principal terrain d’exploration. « Je découvre la Corse à chaque fois que je vais peindre », dit-il. Du Sud à la Balagne en passant par Bastia, l’artiste continue de parcourir une île dont il estime ne pas encore connaître tous les recoins. Chaque nouveau lieu nourrit alors son travail. « La Corse m’inspire et elle me fait évoluer dans la peinture », résume-t-il.
Embellir son île implique, pour lui, de devenir toujours plus précis et exigeant. Mais aussi de donner du sens à ce qu’il peint. Adrien Martinetti ne cherche pas à provoquer. Dans l’espace public, il veut au contraire réunir.
Une cinquantaine, peut-être une soixantaine d’ouvrages dans les espaces publics : en dix ans, le peintre corse a laissé sa trace sur les murs de l’île. Pourtant, lorsqu’il commence à se lancer dans la peinture, à 27 ans, rien ne lui promet une telle trajectoire.
L’art était pourtant là depuis longtemps. Adrien Martinetti passe un bac en arts plastiques, dessine, peint. Dans sa famille aussi, le geste existe : sa mère, sa tante et sa grand-mère peignent. Mais après ses études, il exerce d’autres activités. Puis, vers 27 ans, il décide de faire de la peinture son chemin. Dix ans plus tard, il mesure le chemin parcouru sans jamais donner l’impression d’avoir terminé sa route. « Je ne pensais pas réaliser autant d’ouvrages quand j’ai commencé », reconnaît-il.
Il savait néanmoins ce qu’il voulait. Pour y parvenir, il fallait travailler. Derrière chaque mur, il y a des heures de réflexion, de recherche et de préparation. Avec son collaborateur, il élabore des pré-projets et des images de synthèse avant de passer au mur. Puis vient le crayon. « Je viens avec mon crayon, il faut s’imaginer que l’on travaille sur une feuille de papier », raconte-t-il.
Un mur n’est pourtant jamais une simple surface. Il faut composer avec ses volumes, son architecture et ce qui l’entoure. Parfois, l’idée apparaît même avant la commande : « Quand je vois un endroit propice à accueillir une réalisation, j’imagine cette réalisation dans l’ensemble, c’est-à-dire le dessin et l’endroit. »
La Corse comme atelier à ciel ouvert
Pour trouver l’inspiration, Adrien Martinetti n’a pas besoin d’aller bien loin. Un coucher de soleil, les couleurs d’un paysage, un bâtiment ancien ou un lieu encore inconnu peuvent suffire. Et la Corse reste son principal terrain d’exploration. « Je découvre la Corse à chaque fois que je vais peindre », dit-il. Du Sud à la Balagne en passant par Bastia, l’artiste continue de parcourir une île dont il estime ne pas encore connaître tous les recoins. Chaque nouveau lieu nourrit alors son travail. « La Corse m’inspire et elle me fait évoluer dans la peinture », résume-t-il.
Embellir son île implique, pour lui, de devenir toujours plus précis et exigeant. Mais aussi de donner du sens à ce qu’il peint. Adrien Martinetti ne cherche pas à provoquer. Dans l’espace public, il veut au contraire réunir.
La positivité et l’espoir traversent ainsi son travail, y compris lorsqu’il aborde des sujets difficiles. À Pietralba, à Ajaccio, son monument consacré aux violences faites aux femmes représente une rose blanche dont les pétales tombent, mais dont la fleur reste debout. Une autre œuvre montre un petit garçon écrivant le mot « désespoir » sur un mur. Avec son pinceau, il efface les trois premières lettres. Le désespoir devient espoir.
Ce sont ces œuvres que les Ajacciens lui citent régulièrement lorsqu’ils parlent de son travail. À Bastia celle consacrée à Pascal Paoli a également marqué les habitants. « Quand un ouvrage est réalisé sur un espace public, il ne faut pas qu’il amène à de la violence ou à des choses qui opposent », estime l’artiste. Une œuvre publique n’appartient plus seulement à celui qui l’a créée. Elle devient partie du décor, du quotidien et parfois de la mémoire collective.
Deux cents heures pour quelques secondes de regard
Derrière la simplicité apparente d’un mur, le travail est considérable. Certaines réalisations s’étendent sur plusieurs semaines. Pour l’une d’elles, Adrien Martinetti peut peindre cinq à six heures par jour pendant trente jours, soit près de 200 heures de travail. Et malgré les commandes des communes, des structures ou des établissements scolaires, il conserve une pratique qui lui est essentielle : peindre dans la rue. « Je continue à peindre le soir dans la rue, ça reste l’essence de mon métier et de ma passion », affirme-t-il.
Il faut dire que le geste vient aussi de loin. Son premier tableau, Adrien Martinetti le réalise avec son grand-père. Une transmission qui semble avoir laissé chez lui le goût du travail manuel et de la création. Aujourd’hui, il regarde aussi avec une certaine nostalgie le savoir-faire des anciens et leur rapport à la nature. Il en tire une conviction simple : continuer à faire du beau. « Je pense que c’est important de dire qu’il faut continuer à essayer de faire le beau, car le beau se perd. »
Le mot revient comme un fil rouge dans son parcours. Le beau. Celui qui s’inscrit dans un paysage, raconte quelque chose et peut transformer quelques secondes de regard en un instant d’espoir. Dix ans après ses débuts, Adrien Martinetti continue donc de peindre. Les projets s’enchaînent, les murs changent, les paysages aussi. Lui reste fidèle à cette idée qu’avec ses mains, il est encore possible de créer quelque chose qui mérite de rester.
Ce sont ces œuvres que les Ajacciens lui citent régulièrement lorsqu’ils parlent de son travail. À Bastia celle consacrée à Pascal Paoli a également marqué les habitants. « Quand un ouvrage est réalisé sur un espace public, il ne faut pas qu’il amène à de la violence ou à des choses qui opposent », estime l’artiste. Une œuvre publique n’appartient plus seulement à celui qui l’a créée. Elle devient partie du décor, du quotidien et parfois de la mémoire collective.
Deux cents heures pour quelques secondes de regard
Derrière la simplicité apparente d’un mur, le travail est considérable. Certaines réalisations s’étendent sur plusieurs semaines. Pour l’une d’elles, Adrien Martinetti peut peindre cinq à six heures par jour pendant trente jours, soit près de 200 heures de travail. Et malgré les commandes des communes, des structures ou des établissements scolaires, il conserve une pratique qui lui est essentielle : peindre dans la rue. « Je continue à peindre le soir dans la rue, ça reste l’essence de mon métier et de ma passion », affirme-t-il.
Il faut dire que le geste vient aussi de loin. Son premier tableau, Adrien Martinetti le réalise avec son grand-père. Une transmission qui semble avoir laissé chez lui le goût du travail manuel et de la création. Aujourd’hui, il regarde aussi avec une certaine nostalgie le savoir-faire des anciens et leur rapport à la nature. Il en tire une conviction simple : continuer à faire du beau. « Je pense que c’est important de dire qu’il faut continuer à essayer de faire le beau, car le beau se perd. »
Le mot revient comme un fil rouge dans son parcours. Le beau. Celui qui s’inscrit dans un paysage, raconte quelque chose et peut transformer quelques secondes de regard en un instant d’espoir. Dix ans après ses débuts, Adrien Martinetti continue donc de peindre. Les projets s’enchaînent, les murs changent, les paysages aussi. Lui reste fidèle à cette idée qu’avec ses mains, il est encore possible de créer quelque chose qui mérite de rester.

