Pour le troisième temps de son déplacement en Corse, la Haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, s’est rendue à la STARESO, dans la baie de la Revellata à Calvi. Aux côtés des enfants du centre aéré de Balagne, elle a consacré cette séquence à la découverte de la biodiversité méditerranéenne et à sa protection.
Après les précédentes étapes de son déplacement en Haute-Corse, Sarah El Haïry a rejoint la Station de Recherches Sous-marines et Océanographiques de Calvi (STARESO), nichée au cœur de la Revellata. Un site particulièrement symbolique pour celle qui fut notamment secrétaire d’État chargée de la Biodiversité et ministre chargée de la Jeunesse.
Cette fois, la Haute-commissaire à l’Enfance est venue à la rencontre des jeunes du centre aéré de Calvi pour une journée entièrement tournée vers la mer, la recherche scientifique et la transmission.
Les enfants ont d’abord découvert les missions de la station, ses installations scientifiques et les équipements utilisés quotidiennement pour observer et comprendre le milieu marin. La visite s’est ensuite poursuivie en mer avec une séance pédagogique consacrée à la biodiversité méditerranéenne. Prélèvements d’eau, observations du milieu marin et premières explications sur les conséquences du dérèglement climatique sur les écosystèmes.
De retour à la STARESO, les jeunes ont pu suivre l’analyse des prélèvements en laboratoire, avant de partager le déjeuner sur place puis de participer à une initiation à la plongée encadrée.
« On protège ce qu’on aime »
Pour Sarah El Haïry, cette immersion permet surtout de rendre concrètes, pour les plus jeunes, des notions qui peuvent parfois sembler lointaines ou abstraites.
« Moi, je crois qu’on protège ce qu’on aime », résume la Haute-commissaire. « Il faut leur faire découvrir, se mettre à leur hauteur, leur montrer l’importance de la recherche, leur montrer l’importance de cette nature qui est parfois proche d’eux et pourtant inaccessible».
À travers cette journée, elle souhaite ainsi faire comprendre aux enfants que le patrimoine naturel méditerranéen participe pleinement de l’identité de leur territoire, tout en leur faisant prendre conscience de sa fragilité.
« Ce patrimoine dessine la Corse parce qu’il dessine la Méditerranée. Cela ne peut se faire que si on le transmet à des enfants et à des jeunes qui vont, au-delà d’apprendre à l’aimer, le comprendre »,souligne-t-elle.
La Haute-commissaire insiste également sur les transformations déjà provoquées par le changement climatique et sur la nécessité de ne pas enfermer les nouvelles générations dans un discours uniquement anxiogène.
À ses yeux, l’enjeu est aussi de transformer l’« éco-anxiété » en envie de comprendre et d’agir. Faire de la connaissance scientifique non pas une source d’impuissance, mais un levier permettant aux jeunes générations de se projeter dans l’avenir et de prendre part à la protection de leur territoire.
Une recherche ouverte sur son territoire
Sarah El Haïry a également salué le modèle développé par la STARESO, où recherche scientifique de haut niveau et transmission au grand public se rejoignent.
« C’est l’excellence de la recherche et de la science », estime-t-elle, rappelant la capacité de la station à attirer des chercheurs venus de différents horizons tout en restant profondément ancrée dans son territoire.
Pour la Haute-commissaire, la force du site réside justement dans cette ouverture. « Ce n’est pas une recherche qui peut être fermée, loin de ceux qui auront finalement à vivre avec ses résultats, c’est-à-dire les enfants, les familles et les jeunes».
La création de contenus pédagogiques spécialement pensés pour les plus jeunes, parmi lesquels des bandes dessinées et différents supports de vulgarisation scientifique, participe pleinement de cette ambition.
Et derrière l’émerveillement d’une journée se dessine peut-être aussi une vocation.
« Peut-être que parmi ces petits jeunes corses, il y aura demain des chercheurs, des marins, des enseignants ou des chefs d’entreprise qui dessineront la Corse de demain, ou plus largement cette Méditerranée, avec une vision particulière parce qu’ils auront été touchés, qu’ils auront compris. Ce ne sera pas quelque chose qu’ils auront simplement lu sur du papier, ils l’auront vu et ils l’auront vécu».
« Voir s’étonner et s’émerveiller les enfants, c’est précieux »
Une ambition pleinement partagée par Gérard Bonifacio, président de la STARESO, heureux d’accueillir la Haute-commissaire mais également ces jeunes Calvais, dont beaucoup découvraient le site pour la première fois.
« La STARESO est composée d’une équipe de gens passionnés, passionnés par ce qu’ils découvrent et par ce qu’ils cherchent à comprendre du monde sous-marin au quotidien, mais passionnés aussi par l’idée de partager la beauté de la biodiversité et la nécessité de la protéger », explique-t-il.
L’accueil d’enfants au sein d’un centre de recherche aussi spécifique nécessite cependant une organisation particulière et le respect de contraintes strictes en matière de sécurité. Un travail engagé progressivement par la station afin d’ouvrir davantage ses portes aux jeunes.
« On ne peut pas recevoir des enfants dans n’importe quelles conditions, quand bien même on en a très envie. Mais cela rentre complètement dans notre vocation. Les voir découvrir, s’étonner, s’émerveiller, c’est précieux».
La volonté est de leur montrer la science telle qu’elle se pratique réellement. Récolter du phytoplancton en mer, observer les échantillons, comprendre comment ils sont analysés et découvrir les instruments utilisés par les chercheurs permettent de donner une dimension concrète aux connaissances abordées.
« On veut leur montrer ce qu’il y a derrière ces travaux qui peuvent paraître un peu théoriques lorsqu’on ne touche pas du doigt le matériel et les instruments à partir desquels sont menées les observations », poursuit Gérard Bonifacio.
Avec, là encore, l’espoir de susciter des vocations. « Si, dans quelques années, certains reviennent nous voir pour nous raconter leur parcours, nous ne pourrons qu’en être très fiers».
De la jeunesse à la biodiversité, un même fil conducteur
Pour Sarah El Haïry, cette étape calvaise fait finalement le lien entre plusieurs des responsabilités qu’elle a exercées au gouvernement.
« J’ai été ministre de la Jeunesse, puis ministre de la Biodiversité. Mais le trait entre les deux est assez naturel. Si on protège la planète, pour qui la protège-t-on ? Pour nos enfants. Et si on protège nos enfants, on a envie qu’ils puissent vivre sur une planète vivante et viable».
À la Revellata, cette idée aura pris une forme particulièrement concrète. Des enfants, des scientifiques et la Méditerranée comme immense salle de classe.
Une manière aussi de rappeler que la protection de la biodiversité ne se transmet pas uniquement à travers des discours. Elle commence peut-être plus simplement par une expérience. Observer, toucher, comprendre et s’émerveiller.
Cette fois, la Haute-commissaire à l’Enfance est venue à la rencontre des jeunes du centre aéré de Calvi pour une journée entièrement tournée vers la mer, la recherche scientifique et la transmission.
Les enfants ont d’abord découvert les missions de la station, ses installations scientifiques et les équipements utilisés quotidiennement pour observer et comprendre le milieu marin. La visite s’est ensuite poursuivie en mer avec une séance pédagogique consacrée à la biodiversité méditerranéenne. Prélèvements d’eau, observations du milieu marin et premières explications sur les conséquences du dérèglement climatique sur les écosystèmes.
De retour à la STARESO, les jeunes ont pu suivre l’analyse des prélèvements en laboratoire, avant de partager le déjeuner sur place puis de participer à une initiation à la plongée encadrée.
« On protège ce qu’on aime »
Pour Sarah El Haïry, cette immersion permet surtout de rendre concrètes, pour les plus jeunes, des notions qui peuvent parfois sembler lointaines ou abstraites.
« Moi, je crois qu’on protège ce qu’on aime », résume la Haute-commissaire. « Il faut leur faire découvrir, se mettre à leur hauteur, leur montrer l’importance de la recherche, leur montrer l’importance de cette nature qui est parfois proche d’eux et pourtant inaccessible».
À travers cette journée, elle souhaite ainsi faire comprendre aux enfants que le patrimoine naturel méditerranéen participe pleinement de l’identité de leur territoire, tout en leur faisant prendre conscience de sa fragilité.
« Ce patrimoine dessine la Corse parce qu’il dessine la Méditerranée. Cela ne peut se faire que si on le transmet à des enfants et à des jeunes qui vont, au-delà d’apprendre à l’aimer, le comprendre »,souligne-t-elle.
La Haute-commissaire insiste également sur les transformations déjà provoquées par le changement climatique et sur la nécessité de ne pas enfermer les nouvelles générations dans un discours uniquement anxiogène.
À ses yeux, l’enjeu est aussi de transformer l’« éco-anxiété » en envie de comprendre et d’agir. Faire de la connaissance scientifique non pas une source d’impuissance, mais un levier permettant aux jeunes générations de se projeter dans l’avenir et de prendre part à la protection de leur territoire.
Une recherche ouverte sur son territoire
Sarah El Haïry a également salué le modèle développé par la STARESO, où recherche scientifique de haut niveau et transmission au grand public se rejoignent.
« C’est l’excellence de la recherche et de la science », estime-t-elle, rappelant la capacité de la station à attirer des chercheurs venus de différents horizons tout en restant profondément ancrée dans son territoire.
Pour la Haute-commissaire, la force du site réside justement dans cette ouverture. « Ce n’est pas une recherche qui peut être fermée, loin de ceux qui auront finalement à vivre avec ses résultats, c’est-à-dire les enfants, les familles et les jeunes».
La création de contenus pédagogiques spécialement pensés pour les plus jeunes, parmi lesquels des bandes dessinées et différents supports de vulgarisation scientifique, participe pleinement de cette ambition.
Et derrière l’émerveillement d’une journée se dessine peut-être aussi une vocation.
« Peut-être que parmi ces petits jeunes corses, il y aura demain des chercheurs, des marins, des enseignants ou des chefs d’entreprise qui dessineront la Corse de demain, ou plus largement cette Méditerranée, avec une vision particulière parce qu’ils auront été touchés, qu’ils auront compris. Ce ne sera pas quelque chose qu’ils auront simplement lu sur du papier, ils l’auront vu et ils l’auront vécu».
« Voir s’étonner et s’émerveiller les enfants, c’est précieux »
Une ambition pleinement partagée par Gérard Bonifacio, président de la STARESO, heureux d’accueillir la Haute-commissaire mais également ces jeunes Calvais, dont beaucoup découvraient le site pour la première fois.
« La STARESO est composée d’une équipe de gens passionnés, passionnés par ce qu’ils découvrent et par ce qu’ils cherchent à comprendre du monde sous-marin au quotidien, mais passionnés aussi par l’idée de partager la beauté de la biodiversité et la nécessité de la protéger », explique-t-il.
L’accueil d’enfants au sein d’un centre de recherche aussi spécifique nécessite cependant une organisation particulière et le respect de contraintes strictes en matière de sécurité. Un travail engagé progressivement par la station afin d’ouvrir davantage ses portes aux jeunes.
« On ne peut pas recevoir des enfants dans n’importe quelles conditions, quand bien même on en a très envie. Mais cela rentre complètement dans notre vocation. Les voir découvrir, s’étonner, s’émerveiller, c’est précieux».
La volonté est de leur montrer la science telle qu’elle se pratique réellement. Récolter du phytoplancton en mer, observer les échantillons, comprendre comment ils sont analysés et découvrir les instruments utilisés par les chercheurs permettent de donner une dimension concrète aux connaissances abordées.
« On veut leur montrer ce qu’il y a derrière ces travaux qui peuvent paraître un peu théoriques lorsqu’on ne touche pas du doigt le matériel et les instruments à partir desquels sont menées les observations », poursuit Gérard Bonifacio.
Avec, là encore, l’espoir de susciter des vocations. « Si, dans quelques années, certains reviennent nous voir pour nous raconter leur parcours, nous ne pourrons qu’en être très fiers».
De la jeunesse à la biodiversité, un même fil conducteur
Pour Sarah El Haïry, cette étape calvaise fait finalement le lien entre plusieurs des responsabilités qu’elle a exercées au gouvernement.
« J’ai été ministre de la Jeunesse, puis ministre de la Biodiversité. Mais le trait entre les deux est assez naturel. Si on protège la planète, pour qui la protège-t-on ? Pour nos enfants. Et si on protège nos enfants, on a envie qu’ils puissent vivre sur une planète vivante et viable».
À la Revellata, cette idée aura pris une forme particulièrement concrète. Des enfants, des scientifiques et la Méditerranée comme immense salle de classe.
Une manière aussi de rappeler que la protection de la biodiversité ne se transmet pas uniquement à travers des discours. Elle commence peut-être plus simplement par une expérience. Observer, toucher, comprendre et s’émerveiller.
