À travers débats, ateliers et rencontres avec des jeunes, l'association ajaccienne Per a Pace organise une nouvelle édition de sa Caravane pour la paix. Cette année, l'événement s'intéresse aux guerres contemporaines, au désarmement et au fonctionnement des institutions internationales. Une démarche qui se veut avant tout citoyenne, dans un contexte international marqué par la multiplication des conflits.
La guerre, ses conséquences et les chemins possibles vers la paix. C'est autour de cette réflexion que s'articule la quatrième édition de la Caravane pour la paix, portée par l'association ajaccienne Per a Pace dans le cadre de l'événement « Mère Méditerranée ». Après avoir consacré les précédentes éditions aux migrations (2023), à l'engagement des femmes kurdes (2024) puis à la Palestine, sa culture et son histoire (2025), l'association élargit cette année le regard à l'ensemble des conflits qui traversent le bassin méditerranéen et au-delà.
Plusieurs temps de rencontres seront organisés : le 8 août à La Veta de Porticcio, le 9 août à la CCAS de Borgo, le 10 août au centre Pioppa de Porto-Vecchio et le 11 août, à la Marinca de Porticcio. Au programme : conférences, échanges avec des militants associatifs et ateliers destinés aux plus jeunes.
Pour Jacques Casamarta, responsable de Per a Pace, le choix de ce thème s'est imposé face à l'évolution du contexte international : « La Méditerranée est devenue non seulement la route migratoire la plus dangereuse au monde, mais aussi une terre de souffrance. Il y a les conflits, les guerres, les crises en Afrique et au Moyen-Orient. Nous nous sommes demandé s'il ne fallait pas parler de la guerre et de la paix », explique-t-il.
Transmettre une culture de la paix aux jeunes
Au cœur de cette nouvelle édition, la jeunesse occupe une place centrale. L'association multiplie depuis plusieurs années les interventions auprès des adolescents et des jeunes adultes, convaincue que les débats autour de la citoyenneté et de la paix doivent commencer dès le plus jeune âge. « L'an dernier, nous avons rencontré près de 250 jeunes. Ce que nous voulons leur transmettre, c'est qu'à la force des armes, il faut être capable de substituer la force de l'intelligence, du dialogue, du droit et de la diplomatie », poursuit Jacques Casamarta.
Cette volonté se traduit par plusieurs actions pédagogiques. Des lectures de lettres de poilus issues du front d'Orient ont déjà été organisées cet été, tandis qu'un atelier d'origami consacré à la légende japonaise des « mille grues » a réuni des jeunes autour d'un symbole de paix né après les bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki. Les créations réalisées seront présentées lors de la clôture de la manifestation.
Débattre du désarmement et du rôle des institutions internationales
Au-delà du travail de mémoire, les organisateurs souhaitent ouvrir le débat sur plusieurs sujets d'actualité : le surarmement mondial, les dépenses militaires, le désarmement nucléaire ou encore le fonctionnement de l'Organisation des Nations unies. L'association entend notamment interpeller les participants sur le droit de veto des membres permanents du Conseil de sécurité, qu'elle estime être un frein à la résolution de certains conflits. « Nous voulons lancer un appel citoyen pour que chacun réfléchisse au fonctionnement de l'ONU. Aujourd'hui, le droit de veto empêche parfois toute avancée diplomatique. Les opinions publiques ont aussi un rôle à jouer », affirme le représentant.
Cette réflexion doit aboutir à un appel pour la paix baptisé « l'Appel de Marinca », qui sera présenté à l'issue de la rencontre organisée à Porticcio, aux cotés de Roland Nivet. Le porte-parole du Mouvement de la Paix sera de retour des commémorations d'Hiroshima. Sa présence s'inscrit dans le partenariat noué depuis plusieurs années entre les deux associations.
Fondée en 1992 à la suite des conflits dans les Balkans, Per a Pace revendique plus d'une centaine d'actions de solidarité internationale et de nombreux projets éducatifs menés auprès de lycéens, notamment autour de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale.
Plusieurs temps de rencontres seront organisés : le 8 août à La Veta de Porticcio, le 9 août à la CCAS de Borgo, le 10 août au centre Pioppa de Porto-Vecchio et le 11 août, à la Marinca de Porticcio. Au programme : conférences, échanges avec des militants associatifs et ateliers destinés aux plus jeunes.
Pour Jacques Casamarta, responsable de Per a Pace, le choix de ce thème s'est imposé face à l'évolution du contexte international : « La Méditerranée est devenue non seulement la route migratoire la plus dangereuse au monde, mais aussi une terre de souffrance. Il y a les conflits, les guerres, les crises en Afrique et au Moyen-Orient. Nous nous sommes demandé s'il ne fallait pas parler de la guerre et de la paix », explique-t-il.
Transmettre une culture de la paix aux jeunes
Au cœur de cette nouvelle édition, la jeunesse occupe une place centrale. L'association multiplie depuis plusieurs années les interventions auprès des adolescents et des jeunes adultes, convaincue que les débats autour de la citoyenneté et de la paix doivent commencer dès le plus jeune âge. « L'an dernier, nous avons rencontré près de 250 jeunes. Ce que nous voulons leur transmettre, c'est qu'à la force des armes, il faut être capable de substituer la force de l'intelligence, du dialogue, du droit et de la diplomatie », poursuit Jacques Casamarta.
Cette volonté se traduit par plusieurs actions pédagogiques. Des lectures de lettres de poilus issues du front d'Orient ont déjà été organisées cet été, tandis qu'un atelier d'origami consacré à la légende japonaise des « mille grues » a réuni des jeunes autour d'un symbole de paix né après les bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki. Les créations réalisées seront présentées lors de la clôture de la manifestation.
Débattre du désarmement et du rôle des institutions internationales
Au-delà du travail de mémoire, les organisateurs souhaitent ouvrir le débat sur plusieurs sujets d'actualité : le surarmement mondial, les dépenses militaires, le désarmement nucléaire ou encore le fonctionnement de l'Organisation des Nations unies. L'association entend notamment interpeller les participants sur le droit de veto des membres permanents du Conseil de sécurité, qu'elle estime être un frein à la résolution de certains conflits. « Nous voulons lancer un appel citoyen pour que chacun réfléchisse au fonctionnement de l'ONU. Aujourd'hui, le droit de veto empêche parfois toute avancée diplomatique. Les opinions publiques ont aussi un rôle à jouer », affirme le représentant.
Cette réflexion doit aboutir à un appel pour la paix baptisé « l'Appel de Marinca », qui sera présenté à l'issue de la rencontre organisée à Porticcio, aux cotés de Roland Nivet. Le porte-parole du Mouvement de la Paix sera de retour des commémorations d'Hiroshima. Sa présence s'inscrit dans le partenariat noué depuis plusieurs années entre les deux associations.
Fondée en 1992 à la suite des conflits dans les Balkans, Per a Pace revendique plus d'une centaine d'actions de solidarité internationale et de nombreux projets éducatifs menés auprès de lycéens, notamment autour de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale.

