Donné grand favori pour les élections sénatoriales de Haute-Corse qui se tiendront le 27 septembre, le sénateur sortant, Paulu Santu Parigi, aborde en toute sérénité un scrutin qui semble joué d’avance face à deux autres candidats déclarés, dont le leader de Mossa Palatina, Nicolas Battini. L’enjeu pour le représentant de Femu a Corsica est d’ampleur avec le débat sur le statut d’autonomie de la Corse programmé au Sénat à l’automne. Fort d’un engagement sur le terrain et d’une vraie proximité avec les élus locaux, il entend continuer à porter et défendre la voix des communes dans une démarche de rassemblement et de combat.
- Pourquoi avez-vous décidé de briguer un second mandat sénatorial ?
- Pour les mêmes raisons fondamentales qui m’ont poussé à solliciter le premier : défendre la reconnaissance du peuple corse et faire valoir ses droits inaliénables. Aujourd’hui, nous sommes à un tournant historique et le travail engagé doit impérativement être mené à son terme. Ces six premières années ont permis de poser des jalons essentiels, d'arracher des victoires concrètes et de faire bouger les lignes à Paris. Mais le combat est loin d'être achevé. À l'heure où se jouent l'avenir constitutionnel de la Corse, la survie de nos communes et l'avenir de notre peuple, abandonner le terrain aurait été une faute, un désengagement envers tout ce pour quoi je me suis toujours battu. Je repars donc devant les grands électeurs avec la même constance, la même clarté et une détermination décuplée.
- Comment qualifiez-vous votre candidature ? Est-elle une candidature du rural et de l’intérieur ?
- C’est une candidature de cohérence et d'ancrage territorial. Je suis le sénateur de toutes les communes, de la montagne au littoral car la Corse forme un tout indissociable. Si mon parcours de maire m'attache viscéralement à notre ruralité, dont je mesure les défis immenses, je mesure tout autant ceux auxquels font face nos communes littorales, dont les urgences sont tout aussi vitales et complexes que celles de l'intérieur. Face à l'asphyxie administrative et au désengagement de l'État qui touchent l'ensemble de nos territoires, je porte la voix de chaque commune afin que notre terre, dans toute sa diversité, soit écoutée et défendue.
- Gardez-vous la même suppléante, la Balanine Livia Ceccaldi-Volpei ?
- Oui, absolument. Livia Ceccaldi-Volpei sera à mes côtés. Notre binôme repose sur une confiance totale, une complémentarité évidente et une conviction partagée. Avocate, élue rigoureuse, elle m’apporte une expertise juridique précieuse. C'est l'illustration de la méthode que nous appliquons depuis 2020 : le sérieux, le travail en équipe et l'efficacité au service exclusif de la Corse.
- Quel bilan tirez-vous de votre premier mandat ?
- C’est le bilan d’un combat sans répit qui a permis d'arracher des victoires concrètes. Au plus près du terrain, nous avons fait bloc avec les maires face au désengagement de l'État, notamment en sanctuarisant la compétence eau et assainissement pour nos communes et en protégeant le statut vital de nos secrétaires de mairie. Dans l'hémicycle, nous avons imposé des avancées législatives historiques : la loi consacrant le drame du 5 mai, la défense de nos langues régionales, ou encore les pas décisifs vers la création d’un CHU en Corse. Mais l'essentiel de ce mandat fut aussi la bataille des idées menées à Paris pour briser les préjugés. Si la droite jacobine a préféré le sabotage dogmatique en torpillant la mission d'information sur l'évolution institutionnelle - un naufrage qui n'honore pas le Sénat -, notre travail acharné de pédagogie a porté ses fruits. Il a permis de fissurer le mur de la méconnaissance et de faire durablement évoluer le regard de nombreux élus, notamment au centre.
- Vous partez grand favori. La Sénatoriale est un scrutin de grands électeurs et Femu a Corsica s’est renforcé en Haute-Corse. Sur combien de soutiens comptez-vous ?
- Je compte à ce jour sur le soutien de ceux qui veulent que nous avancions concrètement dans l’intérêt de notre île. Rien n'est jamais acquis, et je ne considère aucun soutien comme un chèque en blanc. Le soutien de ma famille politique, Femu a Corsica, valide un cap clair, mais ce scrutin dépasse les étiquettes. Ma véritable force, c’est la relation de confiance bâtie au fil de mes visites dans les villages de ma circonscription lors du Giru. Les maires me connaissent : ils savent que je suis présent à leurs côtés au quotidien, ils connaissent la valeur et la réalité de mon engagement et surtout de mon action. Ce sont à mon sens cette proximité et le travail sur le terrain qui comptent réellement.
- Vous êtes pour l’instant le seul candidat nationaliste. Avez-vous négocié avec les autres familles du mouvement national ?
- Si je suis aujourd'hui le seul candidat issu du mouvement national, j'y vois la traduction d'une réalité de terrain, bien plus que le résultat de tractations d'appareils. Il y a pu avoir, ici ou là, la tentation de faire vivre des logiques strictement partisanes ou de chercher des candidatures d'opposition — c'est le jeu politique classique. Mais face à la solidité du bilan et à la confiance tissée au quotidien avec les élus locaux, le consensus s'est peut-être imposé de lui-même car l’heure appelle davantage à la responsabilité historique qu’aux manœuvres d’arrière-boutique. J’ai toujours proposé une démarche de rassemblement et de combat. La porte a toujours été et restera grande ouverte à toutes celles et ceux qui partagent l'exigence d'émancipation de notre peuple, la défense de notre terre et la justice sociale. Ceux qui veulent porter d'une voix forte et unie les droits de la Corse à Paris ont toujours trouvé en moi un partenaire loyal, bien au-dessus des guerres de chapelles.
- Parmi vos adversaires potentiels, Nicolas Battini est le seul à s’être déclaré. Pensez-vous rassembler au-delà des tendances politiques ?
- Mon rôle de sénateur est, à mon sens et face aux enjeux, de rassembler largement. Je l'ai prouvé durant six ans : face aux urgences qui frappent nos villages, la spéculation foncière ou le recul des services publics, les clivages partisans s'effacent. Je rassemble des maires et des grands électeurs de toutes sensibilités parce que nous partageons la même réalité et les mêmes combats. Je le répète, et c’est mon âme de militant qui parle : le projet s'adresse à tous ceux qui veulent une Corse debout, respectée et maîtresse de son avenir.
- Vous avez rejoint en cours de mandat le groupe Union centriste. Continuerez-vous à siéger dans ce groupe si vous êtes réélu ?
- Si je suis réélu, je siégerai là où les intérêts de la Corse seront le mieux défendus et écoutés. À cet égard, le groupe Union Centriste a fait preuve, jusqu’à ce jour, d’un véritable soutien sur le sujet corse. J’y ai trouvé de vrais défenseurs de notre cause et je veux à cet égard saluer son président, Hervé Marseille. Lui et beaucoup d'autres élus de ce groupe sont de profonds démocrates, viscéralement attachés à ce que les territoires puissent s'exprimer, vivre et être écoutés dans le respect du suffrage universel.
- Le débat sur l’autonomie à l’automne promet d’être très dur. Comment comptez-vous convaincre vos collègues et éviter une réécriture du texte ?
- Au Sénat, nous ferons face à une frange jacobine qui tentera de vider l'autonomie de sa substance en nous refusant un pouvoir normatif réel. Notre réponse doit être collective. L'autonomie ne sera pas la victoire d'un parti, mais celle de tout un peuple. La droite corse porte à cet égard une responsabilité immense et doit bannir tout double jeu : chacun doit faire le travail de conviction au sein de sa propre famille politique à Paris. Si la Corse fait bloc, sans faille ni renoncement, gageons que nous pourrons déjouer les pièges dilatoires et imposer le respect de nos droits.
- Dans cette optique, comment vivez-vous la possible entrée en force du RN au Sénat ?
- Avec une lucidité totale. Le RN incarne la matrice la plus dogmatique et jacobine de la vie politique française. Son idéologie est à l'opposé de nos aspirations démocratiques, de notre droit à la différence et de notre volonté d'autonomie comme l’ont démontré les débats à l’Assemblée nationale. Leur présence renforcera le camp du blocage, certes et cela signifie que notre combat sera encore plus exigeant et qu'il nous faudra redoubler d'efforts pour convaincre l’autre partie modérée de l'hémicycle qu'accorder l'autonomie à la Corse est un acte de progrès et de justice.
- Au-delà de l’autonomie, comment convaincre un Sénat très hostile au statut de co-officialité pour la langue corse ?
- Par la pédagogie, la démonstration et les alliances avec d’autres territoires qui portent les mêmes combats que nous. La langue corse, comme les langues régionales dans leur ensemble, n'est pas une menace pour la République, elle est le ciment de notre communauté de destin et un trésor du patrimoine universel. J'ai œuvré pour la consolidation du CAPES et le soutien aux filières immersives. Nous devons prouver sur le terrain que le bilinguisme précoce est une richesse. C’est d'ailleurs une évidence admise par tous lorsqu'il s'agit de langues étrangères ; pourquoi cela ne le serait-il pas pour nos langues régionales qui, loin de l'appauvrir, ont toujours nourri et enrichi le patrimoine culturel d’un pays ! La co-officialité est la seule voie garantie pour sauver notre langue d'une disparition programmée. Ce sera une bataille longue, mais je crois dans la persévérance et dans la justice de notre cause.
- Cette élection aura-t-elle des répercussions sur les prochains scrutins, notamment territoriaux et législatifs ?
- Les sénatoriales ont leur logique propre, ancrée dans la réalité de nos communes. Mais sur le plan politique, ce scrutin sera un signal fort. Une victoire nette de la démarche que je porte confirmera que la ligne de la constance, du travail de terrain et du refus de la résignation est la seule qui vaille. Elle sera surtout la preuve que, malgré les obstacles, les défenseurs d’une Corse émancipée restent debout, unis et déterminés à tracer leur chemin historique.
Propos recueillis par Nicole MARI.
- Pour les mêmes raisons fondamentales qui m’ont poussé à solliciter le premier : défendre la reconnaissance du peuple corse et faire valoir ses droits inaliénables. Aujourd’hui, nous sommes à un tournant historique et le travail engagé doit impérativement être mené à son terme. Ces six premières années ont permis de poser des jalons essentiels, d'arracher des victoires concrètes et de faire bouger les lignes à Paris. Mais le combat est loin d'être achevé. À l'heure où se jouent l'avenir constitutionnel de la Corse, la survie de nos communes et l'avenir de notre peuple, abandonner le terrain aurait été une faute, un désengagement envers tout ce pour quoi je me suis toujours battu. Je repars donc devant les grands électeurs avec la même constance, la même clarté et une détermination décuplée.
- Comment qualifiez-vous votre candidature ? Est-elle une candidature du rural et de l’intérieur ?
- C’est une candidature de cohérence et d'ancrage territorial. Je suis le sénateur de toutes les communes, de la montagne au littoral car la Corse forme un tout indissociable. Si mon parcours de maire m'attache viscéralement à notre ruralité, dont je mesure les défis immenses, je mesure tout autant ceux auxquels font face nos communes littorales, dont les urgences sont tout aussi vitales et complexes que celles de l'intérieur. Face à l'asphyxie administrative et au désengagement de l'État qui touchent l'ensemble de nos territoires, je porte la voix de chaque commune afin que notre terre, dans toute sa diversité, soit écoutée et défendue.
- Gardez-vous la même suppléante, la Balanine Livia Ceccaldi-Volpei ?
- Oui, absolument. Livia Ceccaldi-Volpei sera à mes côtés. Notre binôme repose sur une confiance totale, une complémentarité évidente et une conviction partagée. Avocate, élue rigoureuse, elle m’apporte une expertise juridique précieuse. C'est l'illustration de la méthode que nous appliquons depuis 2020 : le sérieux, le travail en équipe et l'efficacité au service exclusif de la Corse.
- Quel bilan tirez-vous de votre premier mandat ?
- C’est le bilan d’un combat sans répit qui a permis d'arracher des victoires concrètes. Au plus près du terrain, nous avons fait bloc avec les maires face au désengagement de l'État, notamment en sanctuarisant la compétence eau et assainissement pour nos communes et en protégeant le statut vital de nos secrétaires de mairie. Dans l'hémicycle, nous avons imposé des avancées législatives historiques : la loi consacrant le drame du 5 mai, la défense de nos langues régionales, ou encore les pas décisifs vers la création d’un CHU en Corse. Mais l'essentiel de ce mandat fut aussi la bataille des idées menées à Paris pour briser les préjugés. Si la droite jacobine a préféré le sabotage dogmatique en torpillant la mission d'information sur l'évolution institutionnelle - un naufrage qui n'honore pas le Sénat -, notre travail acharné de pédagogie a porté ses fruits. Il a permis de fissurer le mur de la méconnaissance et de faire durablement évoluer le regard de nombreux élus, notamment au centre.
- Vous partez grand favori. La Sénatoriale est un scrutin de grands électeurs et Femu a Corsica s’est renforcé en Haute-Corse. Sur combien de soutiens comptez-vous ?
- Je compte à ce jour sur le soutien de ceux qui veulent que nous avancions concrètement dans l’intérêt de notre île. Rien n'est jamais acquis, et je ne considère aucun soutien comme un chèque en blanc. Le soutien de ma famille politique, Femu a Corsica, valide un cap clair, mais ce scrutin dépasse les étiquettes. Ma véritable force, c’est la relation de confiance bâtie au fil de mes visites dans les villages de ma circonscription lors du Giru. Les maires me connaissent : ils savent que je suis présent à leurs côtés au quotidien, ils connaissent la valeur et la réalité de mon engagement et surtout de mon action. Ce sont à mon sens cette proximité et le travail sur le terrain qui comptent réellement.
- Vous êtes pour l’instant le seul candidat nationaliste. Avez-vous négocié avec les autres familles du mouvement national ?
- Si je suis aujourd'hui le seul candidat issu du mouvement national, j'y vois la traduction d'une réalité de terrain, bien plus que le résultat de tractations d'appareils. Il y a pu avoir, ici ou là, la tentation de faire vivre des logiques strictement partisanes ou de chercher des candidatures d'opposition — c'est le jeu politique classique. Mais face à la solidité du bilan et à la confiance tissée au quotidien avec les élus locaux, le consensus s'est peut-être imposé de lui-même car l’heure appelle davantage à la responsabilité historique qu’aux manœuvres d’arrière-boutique. J’ai toujours proposé une démarche de rassemblement et de combat. La porte a toujours été et restera grande ouverte à toutes celles et ceux qui partagent l'exigence d'émancipation de notre peuple, la défense de notre terre et la justice sociale. Ceux qui veulent porter d'une voix forte et unie les droits de la Corse à Paris ont toujours trouvé en moi un partenaire loyal, bien au-dessus des guerres de chapelles.
- Parmi vos adversaires potentiels, Nicolas Battini est le seul à s’être déclaré. Pensez-vous rassembler au-delà des tendances politiques ?
- Mon rôle de sénateur est, à mon sens et face aux enjeux, de rassembler largement. Je l'ai prouvé durant six ans : face aux urgences qui frappent nos villages, la spéculation foncière ou le recul des services publics, les clivages partisans s'effacent. Je rassemble des maires et des grands électeurs de toutes sensibilités parce que nous partageons la même réalité et les mêmes combats. Je le répète, et c’est mon âme de militant qui parle : le projet s'adresse à tous ceux qui veulent une Corse debout, respectée et maîtresse de son avenir.
- Vous avez rejoint en cours de mandat le groupe Union centriste. Continuerez-vous à siéger dans ce groupe si vous êtes réélu ?
- Si je suis réélu, je siégerai là où les intérêts de la Corse seront le mieux défendus et écoutés. À cet égard, le groupe Union Centriste a fait preuve, jusqu’à ce jour, d’un véritable soutien sur le sujet corse. J’y ai trouvé de vrais défenseurs de notre cause et je veux à cet égard saluer son président, Hervé Marseille. Lui et beaucoup d'autres élus de ce groupe sont de profonds démocrates, viscéralement attachés à ce que les territoires puissent s'exprimer, vivre et être écoutés dans le respect du suffrage universel.
- Le débat sur l’autonomie à l’automne promet d’être très dur. Comment comptez-vous convaincre vos collègues et éviter une réécriture du texte ?
- Au Sénat, nous ferons face à une frange jacobine qui tentera de vider l'autonomie de sa substance en nous refusant un pouvoir normatif réel. Notre réponse doit être collective. L'autonomie ne sera pas la victoire d'un parti, mais celle de tout un peuple. La droite corse porte à cet égard une responsabilité immense et doit bannir tout double jeu : chacun doit faire le travail de conviction au sein de sa propre famille politique à Paris. Si la Corse fait bloc, sans faille ni renoncement, gageons que nous pourrons déjouer les pièges dilatoires et imposer le respect de nos droits.
- Dans cette optique, comment vivez-vous la possible entrée en force du RN au Sénat ?
- Avec une lucidité totale. Le RN incarne la matrice la plus dogmatique et jacobine de la vie politique française. Son idéologie est à l'opposé de nos aspirations démocratiques, de notre droit à la différence et de notre volonté d'autonomie comme l’ont démontré les débats à l’Assemblée nationale. Leur présence renforcera le camp du blocage, certes et cela signifie que notre combat sera encore plus exigeant et qu'il nous faudra redoubler d'efforts pour convaincre l’autre partie modérée de l'hémicycle qu'accorder l'autonomie à la Corse est un acte de progrès et de justice.
- Au-delà de l’autonomie, comment convaincre un Sénat très hostile au statut de co-officialité pour la langue corse ?
- Par la pédagogie, la démonstration et les alliances avec d’autres territoires qui portent les mêmes combats que nous. La langue corse, comme les langues régionales dans leur ensemble, n'est pas une menace pour la République, elle est le ciment de notre communauté de destin et un trésor du patrimoine universel. J'ai œuvré pour la consolidation du CAPES et le soutien aux filières immersives. Nous devons prouver sur le terrain que le bilinguisme précoce est une richesse. C’est d'ailleurs une évidence admise par tous lorsqu'il s'agit de langues étrangères ; pourquoi cela ne le serait-il pas pour nos langues régionales qui, loin de l'appauvrir, ont toujours nourri et enrichi le patrimoine culturel d’un pays ! La co-officialité est la seule voie garantie pour sauver notre langue d'une disparition programmée. Ce sera une bataille longue, mais je crois dans la persévérance et dans la justice de notre cause.
- Cette élection aura-t-elle des répercussions sur les prochains scrutins, notamment territoriaux et législatifs ?
- Les sénatoriales ont leur logique propre, ancrée dans la réalité de nos communes. Mais sur le plan politique, ce scrutin sera un signal fort. Une victoire nette de la démarche que je porte confirmera que la ligne de la constance, du travail de terrain et du refus de la résignation est la seule qui vaille. Elle sera surtout la preuve que, malgré les obstacles, les défenseurs d’une Corse émancipée restent debout, unis et déterminés à tracer leur chemin historique.
Propos recueillis par Nicole MARI.
