Vingt-et-un ans après le crash du Pélican 36, qui avait coûté la vie à deux pilotes de la Sécurité civile en mission de lutte contre les incendies, autorités civiles, militaires et religieuses se sont réunies à Calvi pour leur rendre hommage ce samedi. Une cérémonie empreinte d’émotion, marquée par le recueillement mais aussi par un message de prévention, alors que la saison des feux rappelle une nouvelle fois les risques encourus par celles et ceux qui s’engagent pour protéger les populations.
Le temps d’une cérémonie, le bruit des moteurs a laissé place au silence. Au pied de la stèle érigée en mémoire des deux pilotes disparus, représentants de l’État, élus, sapeurs-pompiers, militaires, anciens combattants, membres de la Sécurité civile et familles se sont retrouvés ce samedi pour honorer la mémoire de Ludovic Piasentin et Jean-Louis de Bénédicte , morts le 1er août 2005 dans l’exercice de leur mission.
Comme chaque année, la cérémonie s’est ouverte par un rappel des circonstances du drame. Ce matin-là, à 9 h 10, une patrouille de trois Canadair décolle de l’aéroport d’Ajaccio afin d’intervenir sur un incendie de maquis, sur les hauteurs de Calvi. Après plusieurs rotations alternant écopages en mer et largages sur le sinistre, le Pélican 36, deuxième appareil de la formation, entame son neuvième largage. L’avion disparaît quelques instants dans un épais écran de fumée avant de réapparaître, privé de son empennage. Devenu incontrôlable, il plonge vers le sol et s’écrase avant de prendre feu. Le pilote Ludovic Piantin, âgé de 50 ans, et son copilote Jean-Louis Bénin, 55 ans, ne survivront pas à l’accident.
Au-delà de leur souvenir, la cérémonie a également été l’occasion d’honorer l’ensemble des personnels de la Sécurité civile disparus en service commandé. Les dépôts de gerbes se sont ensuite succédés devant la stèle, avant la bénédiction célébrée par l’archiprêtre de Calvi, le père Louis El Rahi. Dans sa prière, celui-ci a rappelé le courage et le sens du devoir des deux pilotes disparus, tout en confiant à Dieu leurs familles, leurs compagnons d’armes ainsi que l’ensemble des équipages de la Sécurité civile et des sapeurs-pompiers engagés quotidiennement contre les incendies. La cérémonie s'est ensuite conclue par le traditionnel passage aérien.
« Ne jamais oublier ceux qui sont morts pour sauver les autres »
Président du Service d’incendie et de secours de la Haute-Corse (SIS 2B), Hyacinthe Vanni a rappelé que cette cérémonie dépasse le simple souvenir de deux pilotes disparus. « Il est essentiel de continuer à mettre à l’honneur celles et ceux qui ont payé de leur vie pour sauver celle des autres. Malheureusement, ces drames restent d’une brûlante actualité. Chaque année, nous comptons encore des blessés et parfois des morts parmi les personnels engagés. Nous avons le devoir de les honorer sans jamais les oublier ».
Pour lui, cette commémoration porte également un message fort de prévention. « Derrière chaque départ de feu, trop souvent provoqué par la bêtise ou l’imprudence humaine, il peut y avoir un drame. Cette cérémonie est là pour rappeler le courage de ces femmes et de ces hommes, mais aussi pour sensibiliser chacun à sa responsabilité. Nous continuerons chaque année à faire vivre leur mémoire».
« Aucune vie ne doit être perdue pour du maquis »
Le lieutenant-colonel Thierry Nutti, chargé des affaires réservées, de la communication et de la citoyenneté au sein du Service d'Incendie et de Secours de Haute-Corse, a lui aussi insisté sur la nécessité du devoir de mémoire. « Il est toujours important de rendre hommage à ceux qui ont donné leur vie pour les autres, notamment à ces deux pilotes venus du continent. Malheureusement, la liste est longue. Trente-deux acteurs de la Sécurité civile sont morts en service commandé en Corse. C’est beaucoup, c’est trop». Il a également rappelé que l’actualité démontre une nouvelle fois combien la lutte contre les incendies reste une mission particulièrement dangereuse. « Cette année encore, nous sommes rattrapés par la réalité avec quatre sapeurs-pompiers décédés depuis le mois de juillet sur le territoire national et une sollicitation exceptionnelle des moyens aériens dès le début de la saison. Les hommes, les femmes et les équipages engagés savent que ce métier comporte des risques permanents ». Avant de conclure sur le sens même de leur engagement. « Aucune vie ne doit être perdue pour du maquis. Chez les sapeurs-pompiers, notre priorité reste toujours la protection des personnes, avant celle des biens puis de l’environnement. Ce devoir de mémoire fait partie intégrante de notre mission et nous continuerons à faire vivre l’honneur de tous ceux qui sont venus combattre les incendies en Corse ».
Vingt-et-un ans après le crash du Pélican 36, la mémoire de Ludovic Piasentin et de Jean-Louis de Bénédict demeure profondément ancrée dans le cœur de leurs collègues. Au-delà du souvenir, cette cérémonie rappelle chaque année le prix parfois payé par celles et ceux qui s’engagent pour protéger les populations, ainsi que la nécessité de prévenir les incendies dont les conséquences peuvent être dramatiques.
Au-delà de l’hommage rendu chaque 1er août aux pilotes du Pélican 36, le Service d’incendie et de secours de la Haute-Corse entretient tout au long de l’année un important devoir de mémoire en honorant l’ensemble des acteurs de la Sécurité civile disparus en service commandé. Ces cérémonies rendent hommage à Raoul Begnini, Marc Orsini, Philippe Metais, Michel Lopez-Guia, Michèle Salmon, Antoine Angelini, Christian Berrard, Roger Sisti, Roger Carcasses, Roger Faugeron, Daniel Mougin, Jacques Fossier, le sous-lieutenant Antoine Lapeyre, Roland Peleman, Ludovic Piasentin, Jean-Louis de Benedict, le gendarme Pascal Beneito, Jean-Antoine Guidoni, Serge Martinelli, Jean-Marc Aubouy, Kerry Walchuck, Jacques Pierrard, le sergent Dominique Naude, Jorge Alvarez, Barthélemy Zamboni, les sapeurs Nicolas Cameau et Pascal Fauvel, François Ercole, Philippe Gallet, Roger Querci et Ignace Fabiani. Autant de noms qui rappellent le lourd tribut payé par les femmes et les hommes engagés au service de la protection des populations et de la lutte contre les incendies en Corse, et dont la mémoire continue d’être transmise aux nouvelles générations.
Comme chaque année, la cérémonie s’est ouverte par un rappel des circonstances du drame. Ce matin-là, à 9 h 10, une patrouille de trois Canadair décolle de l’aéroport d’Ajaccio afin d’intervenir sur un incendie de maquis, sur les hauteurs de Calvi. Après plusieurs rotations alternant écopages en mer et largages sur le sinistre, le Pélican 36, deuxième appareil de la formation, entame son neuvième largage. L’avion disparaît quelques instants dans un épais écran de fumée avant de réapparaître, privé de son empennage. Devenu incontrôlable, il plonge vers le sol et s’écrase avant de prendre feu. Le pilote Ludovic Piantin, âgé de 50 ans, et son copilote Jean-Louis Bénin, 55 ans, ne survivront pas à l’accident.
Au-delà de leur souvenir, la cérémonie a également été l’occasion d’honorer l’ensemble des personnels de la Sécurité civile disparus en service commandé. Les dépôts de gerbes se sont ensuite succédés devant la stèle, avant la bénédiction célébrée par l’archiprêtre de Calvi, le père Louis El Rahi. Dans sa prière, celui-ci a rappelé le courage et le sens du devoir des deux pilotes disparus, tout en confiant à Dieu leurs familles, leurs compagnons d’armes ainsi que l’ensemble des équipages de la Sécurité civile et des sapeurs-pompiers engagés quotidiennement contre les incendies. La cérémonie s'est ensuite conclue par le traditionnel passage aérien.
« Ne jamais oublier ceux qui sont morts pour sauver les autres »
Président du Service d’incendie et de secours de la Haute-Corse (SIS 2B), Hyacinthe Vanni a rappelé que cette cérémonie dépasse le simple souvenir de deux pilotes disparus. « Il est essentiel de continuer à mettre à l’honneur celles et ceux qui ont payé de leur vie pour sauver celle des autres. Malheureusement, ces drames restent d’une brûlante actualité. Chaque année, nous comptons encore des blessés et parfois des morts parmi les personnels engagés. Nous avons le devoir de les honorer sans jamais les oublier ».
Pour lui, cette commémoration porte également un message fort de prévention. « Derrière chaque départ de feu, trop souvent provoqué par la bêtise ou l’imprudence humaine, il peut y avoir un drame. Cette cérémonie est là pour rappeler le courage de ces femmes et de ces hommes, mais aussi pour sensibiliser chacun à sa responsabilité. Nous continuerons chaque année à faire vivre leur mémoire».
« Aucune vie ne doit être perdue pour du maquis »
Le lieutenant-colonel Thierry Nutti, chargé des affaires réservées, de la communication et de la citoyenneté au sein du Service d'Incendie et de Secours de Haute-Corse, a lui aussi insisté sur la nécessité du devoir de mémoire. « Il est toujours important de rendre hommage à ceux qui ont donné leur vie pour les autres, notamment à ces deux pilotes venus du continent. Malheureusement, la liste est longue. Trente-deux acteurs de la Sécurité civile sont morts en service commandé en Corse. C’est beaucoup, c’est trop». Il a également rappelé que l’actualité démontre une nouvelle fois combien la lutte contre les incendies reste une mission particulièrement dangereuse. « Cette année encore, nous sommes rattrapés par la réalité avec quatre sapeurs-pompiers décédés depuis le mois de juillet sur le territoire national et une sollicitation exceptionnelle des moyens aériens dès le début de la saison. Les hommes, les femmes et les équipages engagés savent que ce métier comporte des risques permanents ». Avant de conclure sur le sens même de leur engagement. « Aucune vie ne doit être perdue pour du maquis. Chez les sapeurs-pompiers, notre priorité reste toujours la protection des personnes, avant celle des biens puis de l’environnement. Ce devoir de mémoire fait partie intégrante de notre mission et nous continuerons à faire vivre l’honneur de tous ceux qui sont venus combattre les incendies en Corse ».
Vingt-et-un ans après le crash du Pélican 36, la mémoire de Ludovic Piasentin et de Jean-Louis de Bénédict demeure profondément ancrée dans le cœur de leurs collègues. Au-delà du souvenir, cette cérémonie rappelle chaque année le prix parfois payé par celles et ceux qui s’engagent pour protéger les populations, ainsi que la nécessité de prévenir les incendies dont les conséquences peuvent être dramatiques.
Au-delà de l’hommage rendu chaque 1er août aux pilotes du Pélican 36, le Service d’incendie et de secours de la Haute-Corse entretient tout au long de l’année un important devoir de mémoire en honorant l’ensemble des acteurs de la Sécurité civile disparus en service commandé. Ces cérémonies rendent hommage à Raoul Begnini, Marc Orsini, Philippe Metais, Michel Lopez-Guia, Michèle Salmon, Antoine Angelini, Christian Berrard, Roger Sisti, Roger Carcasses, Roger Faugeron, Daniel Mougin, Jacques Fossier, le sous-lieutenant Antoine Lapeyre, Roland Peleman, Ludovic Piasentin, Jean-Louis de Benedict, le gendarme Pascal Beneito, Jean-Antoine Guidoni, Serge Martinelli, Jean-Marc Aubouy, Kerry Walchuck, Jacques Pierrard, le sergent Dominique Naude, Jorge Alvarez, Barthélemy Zamboni, les sapeurs Nicolas Cameau et Pascal Fauvel, François Ercole, Philippe Gallet, Roger Querci et Ignace Fabiani. Autant de noms qui rappellent le lourd tribut payé par les femmes et les hommes engagés au service de la protection des populations et de la lutte contre les incendies en Corse, et dont la mémoire continue d’être transmise aux nouvelles générations.
