Face aux nombreuses réactions suscitées par le départ du recteur de l’Académie de Corse, le préfet de Corse, Éric Jalon, tient à rassurer et affirme que les engagements pris par l'État en faveur de la langue corse et du bilinguisme seront maintenus
Depuis le début de la semaine, les réactions se multiplient après l'annonce du départ du recteur Rémi-François Paolini de la tête de l'Académie de Corse, beaucoup redoutant un ralentissement de la politique menée ces deux dernières années en faveur de l'enseignement de la langue corse et du bilinguisme. Un scénario que le préfet de Corse, Éric Jalon, tient à réfuter catégoriquement.
« L'engagement de l'État en faveur de la langue corse tient d'abord à l'engagement qu'a pris le président de la République le 28 septembre 2023 devant l'Assemblée de Corse de mettre en œuvre un service public en faveur du bilinguisme », rappelle-t-il. « Le recteur Rémi-François Paolini en a été l'instrument. Il l'a mis en œuvre au cours des deux années de son mandat. La rectrice Nathalie Mons va poursuivre cet engagement qui va au-delà des hauts fonctionnaires qui le mettent en œuvre pendant leur mandat ».
Insistant sur le fait que « la volonté politique que mettent en œuvre les hauts fonctionnaires se poursuit parce qu'elle ne tient pas aux personnes mais bien à l'engagement du président de la République », le préfet de Corse invite également à regarder le parcours de la nouvelle rectrice. « C'est une experte des politiques publiques de l'éducation et de l'évaluation des politiques publiques de l'éducation. C'est un vrai gage d'excellence pour notre Académie », souligne-t-il, notant également que Nathalie Mons « a multiplié par quatre le nombre de classes bilingues » lors de son précédent poste en Martinique. « C'est quelqu'un qui est profondément convaincu de la valeur ajoutée pédagogique du bilinguisme. Je pense que ça doit suffire à dissiper toute inquiétude », affirmait-il encore ce mercredi après-midi, à quelques minutes d’une rencontre avec la nouvelle rectrice.
Enfin, le préfet de Corse tient par ailleurs à balayer toute lecture politique du départ de Rémi-François Paolini. « Les hauts fonctionnaires sont affectées pendant une certaine durée, et rejoignent ensuite d'autres affectations. En l'occurrence, Rémi-François Paolini rejoint le Conseil d'État, qui est une institution très prestigieuse dont il est issu », pose-t-il en appuyant également sur le fait que cette décision s'inscrit dans un mouvement national. « Dans les comptes rendus des deux derniers Conseils des ministres, on voit qu’il y a eu des mouvements très importants, qu'il s'agisse des préfets ou des recteurs. En tout lundi, il y a eu un mouvement qui concerne huit recteurs, à l'issue d'un mandat de deux ans. On est là dans la gestion normale des parcours des hauts fonctionnaires ».
« L'engagement de l'État en faveur de la langue corse tient d'abord à l'engagement qu'a pris le président de la République le 28 septembre 2023 devant l'Assemblée de Corse de mettre en œuvre un service public en faveur du bilinguisme », rappelle-t-il. « Le recteur Rémi-François Paolini en a été l'instrument. Il l'a mis en œuvre au cours des deux années de son mandat. La rectrice Nathalie Mons va poursuivre cet engagement qui va au-delà des hauts fonctionnaires qui le mettent en œuvre pendant leur mandat ».
Insistant sur le fait que « la volonté politique que mettent en œuvre les hauts fonctionnaires se poursuit parce qu'elle ne tient pas aux personnes mais bien à l'engagement du président de la République », le préfet de Corse invite également à regarder le parcours de la nouvelle rectrice. « C'est une experte des politiques publiques de l'éducation et de l'évaluation des politiques publiques de l'éducation. C'est un vrai gage d'excellence pour notre Académie », souligne-t-il, notant également que Nathalie Mons « a multiplié par quatre le nombre de classes bilingues » lors de son précédent poste en Martinique. « C'est quelqu'un qui est profondément convaincu de la valeur ajoutée pédagogique du bilinguisme. Je pense que ça doit suffire à dissiper toute inquiétude », affirmait-il encore ce mercredi après-midi, à quelques minutes d’une rencontre avec la nouvelle rectrice.
Enfin, le préfet de Corse tient par ailleurs à balayer toute lecture politique du départ de Rémi-François Paolini. « Les hauts fonctionnaires sont affectées pendant une certaine durée, et rejoignent ensuite d'autres affectations. En l'occurrence, Rémi-François Paolini rejoint le Conseil d'État, qui est une institution très prestigieuse dont il est issu », pose-t-il en appuyant également sur le fait que cette décision s'inscrit dans un mouvement national. « Dans les comptes rendus des deux derniers Conseils des ministres, on voit qu’il y a eu des mouvements très importants, qu'il s'agisse des préfets ou des recteurs. En tout lundi, il y a eu un mouvement qui concerne huit recteurs, à l'issue d'un mandat de deux ans. On est là dans la gestion normale des parcours des hauts fonctionnaires ».
