Après trois semaines d’immersion au sein du Foyer d’Hébergement et du Service d’Accueil de Jour de l’ADAPEI 2A, dix étudiants de l’École nationale supérieure d’architecture de Marseille ont inauguré, ce vendredi 24 juillet, les aménagements imaginés et réalisés avec les personnes accompagnées. Une résidence participative où, derrière les bancs, les ombrelles et la fresque colorée, se dessine surtout une expérience humaine partagée.
Vendredi 24 juillet, à l’heure de l’inauguration, chacun semble avoir quelque chose à raconter. Les étudiants évoquent leurs trois semaines passées sur place avec une certaine émotion. Les résidents, eux, montrent avec fierté les aménagements auxquels ils ont directement participé. Dans les extérieurs de l’ADAPEI 2A, les nouveaux espaces prennent vie sous les regards de ceux qui les ont imaginés et construits ensemble.
Pendant trois semaines, dix étudiants en architecture de l’École nationale supérieure d’architecture de Marseille ont vécu au rythme du Foyer d’Hébergement et du Service d’Accueil de Jour. Leur mission : réfléchir, avec les personnes accompagnées, à la transformation des espaces extérieurs. À l’arrivée, le projet était encore à imaginer. À leur départ, une fresque colorée accueille les visiteurs, des ombrelles protègent désormais les terrasses du soleil et un espace de détente, avec ses bancs et ses petites tables, offre un nouveau lieu de vie. Mais pour les étudiants comme pour les résidents, le résultat ne se résume pas à ces réalisations.
« Construire un projet ensemble »
Avant de sortir les outils, les futurs architectes ont d’abord pris le temps d’écouter. Des ateliers et des moments de discussion ont permis de recueillir les envies et les besoins de chacun. Les résidents ont ensuite suivi l’évolution des projets, proposé des idées et participé à leur réalisation. « On leur demandait leurs besoins et, quand on faisait des avancées, on leur présentait nos idées. Ils pouvaient aussi nous en donner de nouvelles. Ce sont vraiment des projets qui ont été faits pour eux, mais surtout avec eux », raconte Maamar, étudiant en architecture.
Pendant trois semaines, dix étudiants en architecture de l’École nationale supérieure d’architecture de Marseille ont vécu au rythme du Foyer d’Hébergement et du Service d’Accueil de Jour. Leur mission : réfléchir, avec les personnes accompagnées, à la transformation des espaces extérieurs. À l’arrivée, le projet était encore à imaginer. À leur départ, une fresque colorée accueille les visiteurs, des ombrelles protègent désormais les terrasses du soleil et un espace de détente, avec ses bancs et ses petites tables, offre un nouveau lieu de vie. Mais pour les étudiants comme pour les résidents, le résultat ne se résume pas à ces réalisations.
« Construire un projet ensemble »
Avant de sortir les outils, les futurs architectes ont d’abord pris le temps d’écouter. Des ateliers et des moments de discussion ont permis de recueillir les envies et les besoins de chacun. Les résidents ont ensuite suivi l’évolution des projets, proposé des idées et participé à leur réalisation. « On leur demandait leurs besoins et, quand on faisait des avancées, on leur présentait nos idées. Ils pouvaient aussi nous en donner de nouvelles. Ce sont vraiment des projets qui ont été faits pour eux, mais surtout avec eux », raconte Maamar, étudiant en architecture.
Sur le chantier, les rôles se sont ensuite mélangés. Certains ont peint la fresque, d'autres ont participé au travail du bois, au ponçage, à l'assemblage ou encore à la confection des tissus des ombrelles. Pour Melinda, accueillie au sein de la structure, cette participation a été l'occasion d'apprendre de nouveaux gestes. « Ils nous ont dit : il faut couper le bois, percer, scier… J'ai appris assez vite », sourit-elle.
Fabien a, lui aussi, apprécié de découvrir de nouvelles techniques. Il raconte avec enthousiasme avoir aimé « mettre de la colle sur les tissus » ou encore « faire les traits sur le bois avant la découpe ». Mais ce qu'il retient surtout, c'est le résultat : « C'est une amélioration, franchement c'est quelque chose de bien et tout le monde est heureux. »
Au fil des jours, les temps de travail ont laissé place à d'autres moments de partage. Repas, soirées sur la terrasse, matchs regardés ensemble : autant d'instants qui ont permis aux étudiants et aux résidents de se découvrir autrement. Pour Maamar, venu initialement pour vivre une expérience professionnelle, ces trois semaines ont finalement pris une autre dimension. « Je m'attendais pas à créer autant de liens. Au départ, j'avais la vision d'un projet académique et, au final, c'est devenu une vraie expérience humaine », confie-t-il.
Metzli, qui s'apprête à entrer en master, repart elle aussi avec une émotion certaine. « Je suis hyper contente de ce qu'on a fait. Je pensais pas que j'étais capable de faire tout ça. Et en plus de le faire avec les résidents, c'était vraiment agréable de voir une progression et de construire un projet ensemble », témoigne-t-elle.
Fabien a, lui aussi, apprécié de découvrir de nouvelles techniques. Il raconte avec enthousiasme avoir aimé « mettre de la colle sur les tissus » ou encore « faire les traits sur le bois avant la découpe ». Mais ce qu'il retient surtout, c'est le résultat : « C'est une amélioration, franchement c'est quelque chose de bien et tout le monde est heureux. »
Au fil des jours, les temps de travail ont laissé place à d'autres moments de partage. Repas, soirées sur la terrasse, matchs regardés ensemble : autant d'instants qui ont permis aux étudiants et aux résidents de se découvrir autrement. Pour Maamar, venu initialement pour vivre une expérience professionnelle, ces trois semaines ont finalement pris une autre dimension. « Je m'attendais pas à créer autant de liens. Au départ, j'avais la vision d'un projet académique et, au final, c'est devenu une vraie expérience humaine », confie-t-il.
Metzli, qui s'apprête à entrer en master, repart elle aussi avec une émotion certaine. « Je suis hyper contente de ce qu'on a fait. Je pensais pas que j'étais capable de faire tout ça. Et en plus de le faire avec les résidents, c'était vraiment agréable de voir une progression et de construire un projet ensemble », témoigne-t-elle.
« Penser l’inclusion vers l’intérieur »
Pour elle, cette résidence aura aussi permis d'aborder autrement la question du handicap dans la pratique architecturale. « La marginalisation des personnes en situation de handicap est un vrai sujet et, en architecture, c'est quelque chose qui doit vraiment être pris en compte », estime l'étudiante.
Pour Christophe Chotard, directeur du service d'accueil de jour et du foyer, cette résidence prend tout son sens dans cette volonté de repenser l'inclusion. « On parle souvent d'inclusion en se tournant vers l'extérieur. Mais aujourd'hui, il faut aussi penser l'inclusion vers l'intérieur », souligne-t-il. L'enjeu est désormais de faire de ces lieux des espaces ouverts, vivants, capables d'interagir avec leur environnement.
Au moment de l'inauguration, les remerciements fusent. Jean-Baptiste salue les équipes. Melinda, elle, résume l'émotion collective : « Merci pour le travail, le résultat est trop beau. Merci à vous et merci à nous. » Jean-Luc adresse enfin un dernier message, non sans taquinerie, aux étudiants : « Merci les gens du continent. »
Pour elle, cette résidence aura aussi permis d'aborder autrement la question du handicap dans la pratique architecturale. « La marginalisation des personnes en situation de handicap est un vrai sujet et, en architecture, c'est quelque chose qui doit vraiment être pris en compte », estime l'étudiante.
Pour Christophe Chotard, directeur du service d'accueil de jour et du foyer, cette résidence prend tout son sens dans cette volonté de repenser l'inclusion. « On parle souvent d'inclusion en se tournant vers l'extérieur. Mais aujourd'hui, il faut aussi penser l'inclusion vers l'intérieur », souligne-t-il. L'enjeu est désormais de faire de ces lieux des espaces ouverts, vivants, capables d'interagir avec leur environnement.
Au moment de l'inauguration, les remerciements fusent. Jean-Baptiste salue les équipes. Melinda, elle, résume l'émotion collective : « Merci pour le travail, le résultat est trop beau. Merci à vous et merci à nous. » Jean-Luc adresse enfin un dernier message, non sans taquinerie, aux étudiants : « Merci les gens du continent. »


