Après un début de tournée complet, le groupe pop-rock intemporel s’apprête à enflammer la scène de Patrimonio ce 22 juillet. À l’occasion de la sortie de son septième album, "OK KO", qui marque un retour aux sources, la chanteuse Jennifer Ayache revient sur la longévité de Superbus, l’évolution de la place des femmes dans le rock et son impatience de retrouver le public corse.
- Est-ce que vous pouvez vous présenter, nous parler de votre groupe ?
- Je suis la chanteuse d'un groupe qui s'appelle Superbus. On existe depuis 2002. J'ai créé le groupe, j'avais peut-être 15 ans. On a sorti sept albums et on fait de la pop-rock. On mélange pas mal d'influences, mais c'est essentiellement une musique portée par les guitares. En ce moment, on est en tournée.
- En parlant d'album, est-ce que vous pouvez nous parler de votre dernier album, OK KO, après, il me semble, six ans d'absence ? Qu'est-ce qu'il a de différent par rapport aux précédents ?
- On a mis un peu de temps à le faire parce qu'on était déjà beaucoup en tournée. Il y a aussi eu le Covid et plein de choses qui ont ralenti le processus de création. Pour ce septième album, on voulait vraiment faire un disque très Superbus. Il fallait retrouver nos repères et trouver le bon concept. Au final, il nous a fallu six ans. On est revenus à nos premiers amours. C'est un album très "groupe". On a volontairement laissé de côté l'informatique, l'électro et les synthés pour revenir à quelque chose de plus organique, centré sur les guitares, la basse et la batterie. On a repris la méthode de nos débuts pour faire un vrai album de rock.
- À vos débuts, il y avait très peu de femmes à la tête de groupes de rock en France. Quel regard portez-vous sur l'évolution de leur place aujourd'hui ? Les portes s'ouvrent-elles davantage pour la nouvelle génération ?
- Il y a aujourd'hui beaucoup d'artistes pop en solo et de plus en plus de filles qui développent leur propre projet. Elles sont très influentes et marquent la nouvelle scène. En revanche, des groupes de rock emmenés par des femmes, il y en a toujours très peu, voire pas du tout. C'est un peu dommage. En revanche, les femmes occupent une place de plus en plus importante dans la musique en général. Il y a davantage d'autrices-compositrices, de productrices. Sur ce plan-là, les choses ont vraiment beaucoup évolué.
- Aujourd'hui, dans votre public, il y a sans doute des personnes qui vous suivaient adolescentes et qui viennent désormais avec leurs propres enfants. Quel regard portez-vous sur cette intemporalité de votre musique ?
- C'est hyper touchant. Quand on commence à faire de la musique, on n'imagine pas une seconde que, vingt ans plus tard, des gens viendront nous voir avec leurs enfants. On ne pense jamais que ça prendra une telle ampleur. Aujourd'hui, on voit arriver une nouvelle génération. Il y a des enfants de 5 ou 6 ans comme des spectateurs de 65 ans. Notre public est vraiment très large. On a aussi accueilli de nouveaux fans grâce aux collaborations avec Nicola Sirkis et Hoshi. C'est sympa de voir que notre musique touche autant de monde.
- Est-ce que vous êtes déjà venue en Corse ?
- Oui. J'y venais quand j'étais plus jeune, adolescente, et même enfant. On avait aussi déjà joué avec Superbus, plutôt du côté d'Ajaccio. Là, on est très contents de revenir. En plus, il paraît que le site est magnifique. On est même arrivés quelques jours en avance pour profiter un peu de votre belle région.
- Pourquoi avoir choisi les Nuits de la Guitare ?
- Ce n'est pas vraiment nous qui choisissons. On a un tourneur qui nous programme sur les festivals. Quand on nous propose un festival sympa, dans un bel endroit, on est toujours partants. Alors quand on nous a proposé Patrimonio, on a tout de suite dit oui.
- Vous allez jouer dans un festival qui s'appelle les Nuits de la Guitare. Que représente cet instrument pour Superbus ?
- C'est notre instrument principal. Avec la batterie, c'est l'un des deux piliers du groupe, sans oublier la voix, évidemment. Personnellement, je compose beaucoup à la guitare. Pour écrire des chansons pop-rock, c'est souvent l'instrument de départ. Et puis, je crois qu'il y aura aussi de très bons guitaristes à l'affiche, donc c'est encore plus sympa.
- Le paysage musical français a beaucoup changé depuis vos débuts. Selon vous, quelle est la clé pour qu'un groupe pop-rock dure dans cette nouvelle industrie ?
Je pense qu'il faut rester fidèle à ce qu'on est et à ce qu'on sait faire. On ne peut pas essayer de devenir un autre groupe. C'est aussi pour ça que ce septième album est un retour aux sources : on a voulu faire un disque qui nous ressemble, sans chercher à s'adapter à tout prix aux tendances du moment. On a aussi eu la chance d'arriver à une époque où il n'y avait ni les plateformes ni les réseaux sociaux. Aujourd'hui, les ados qui nous écoutaient sont devenus des adultes. Il y a forcément une part de nostalgie quand ils se disent : "C'est le groupe que j'écoutais au collège."
Je crois qu'on garde toujours un lien particulier avec les artistes qu'on a découverts à 14 ou 15 ans. On ne les oublie jamais. Je suis très heureuse de me dire qu'on a été le premier concert ou le premier album de beaucoup d'ados et qu'ils continuent, aujourd'hui encore, à venir nous voir. Nous, on est curieux, on écoute ce qui se fait, mais on reste avant tout nous-mêmes.
- Je suis la chanteuse d'un groupe qui s'appelle Superbus. On existe depuis 2002. J'ai créé le groupe, j'avais peut-être 15 ans. On a sorti sept albums et on fait de la pop-rock. On mélange pas mal d'influences, mais c'est essentiellement une musique portée par les guitares. En ce moment, on est en tournée.
- En parlant d'album, est-ce que vous pouvez nous parler de votre dernier album, OK KO, après, il me semble, six ans d'absence ? Qu'est-ce qu'il a de différent par rapport aux précédents ?
- On a mis un peu de temps à le faire parce qu'on était déjà beaucoup en tournée. Il y a aussi eu le Covid et plein de choses qui ont ralenti le processus de création. Pour ce septième album, on voulait vraiment faire un disque très Superbus. Il fallait retrouver nos repères et trouver le bon concept. Au final, il nous a fallu six ans. On est revenus à nos premiers amours. C'est un album très "groupe". On a volontairement laissé de côté l'informatique, l'électro et les synthés pour revenir à quelque chose de plus organique, centré sur les guitares, la basse et la batterie. On a repris la méthode de nos débuts pour faire un vrai album de rock.
- À vos débuts, il y avait très peu de femmes à la tête de groupes de rock en France. Quel regard portez-vous sur l'évolution de leur place aujourd'hui ? Les portes s'ouvrent-elles davantage pour la nouvelle génération ?
- Il y a aujourd'hui beaucoup d'artistes pop en solo et de plus en plus de filles qui développent leur propre projet. Elles sont très influentes et marquent la nouvelle scène. En revanche, des groupes de rock emmenés par des femmes, il y en a toujours très peu, voire pas du tout. C'est un peu dommage. En revanche, les femmes occupent une place de plus en plus importante dans la musique en général. Il y a davantage d'autrices-compositrices, de productrices. Sur ce plan-là, les choses ont vraiment beaucoup évolué.
- Aujourd'hui, dans votre public, il y a sans doute des personnes qui vous suivaient adolescentes et qui viennent désormais avec leurs propres enfants. Quel regard portez-vous sur cette intemporalité de votre musique ?
- C'est hyper touchant. Quand on commence à faire de la musique, on n'imagine pas une seconde que, vingt ans plus tard, des gens viendront nous voir avec leurs enfants. On ne pense jamais que ça prendra une telle ampleur. Aujourd'hui, on voit arriver une nouvelle génération. Il y a des enfants de 5 ou 6 ans comme des spectateurs de 65 ans. Notre public est vraiment très large. On a aussi accueilli de nouveaux fans grâce aux collaborations avec Nicola Sirkis et Hoshi. C'est sympa de voir que notre musique touche autant de monde.
- Est-ce que vous êtes déjà venue en Corse ?
- Oui. J'y venais quand j'étais plus jeune, adolescente, et même enfant. On avait aussi déjà joué avec Superbus, plutôt du côté d'Ajaccio. Là, on est très contents de revenir. En plus, il paraît que le site est magnifique. On est même arrivés quelques jours en avance pour profiter un peu de votre belle région.
- Pourquoi avoir choisi les Nuits de la Guitare ?
- Ce n'est pas vraiment nous qui choisissons. On a un tourneur qui nous programme sur les festivals. Quand on nous propose un festival sympa, dans un bel endroit, on est toujours partants. Alors quand on nous a proposé Patrimonio, on a tout de suite dit oui.
- Vous allez jouer dans un festival qui s'appelle les Nuits de la Guitare. Que représente cet instrument pour Superbus ?
- C'est notre instrument principal. Avec la batterie, c'est l'un des deux piliers du groupe, sans oublier la voix, évidemment. Personnellement, je compose beaucoup à la guitare. Pour écrire des chansons pop-rock, c'est souvent l'instrument de départ. Et puis, je crois qu'il y aura aussi de très bons guitaristes à l'affiche, donc c'est encore plus sympa.
- Le paysage musical français a beaucoup changé depuis vos débuts. Selon vous, quelle est la clé pour qu'un groupe pop-rock dure dans cette nouvelle industrie ?
Je pense qu'il faut rester fidèle à ce qu'on est et à ce qu'on sait faire. On ne peut pas essayer de devenir un autre groupe. C'est aussi pour ça que ce septième album est un retour aux sources : on a voulu faire un disque qui nous ressemble, sans chercher à s'adapter à tout prix aux tendances du moment. On a aussi eu la chance d'arriver à une époque où il n'y avait ni les plateformes ni les réseaux sociaux. Aujourd'hui, les ados qui nous écoutaient sont devenus des adultes. Il y a forcément une part de nostalgie quand ils se disent : "C'est le groupe que j'écoutais au collège."
Je crois qu'on garde toujours un lien particulier avec les artistes qu'on a découverts à 14 ou 15 ans. On ne les oublie jamais. Je suis très heureuse de me dire qu'on a été le premier concert ou le premier album de beaucoup d'ados et qu'ils continuent, aujourd'hui encore, à venir nous voir. Nous, on est curieux, on écoute ce qui se fait, mais on reste avant tout nous-mêmes.

