Le conseil municipal de Bastia a décidé de rebaptiser l'école Georges Charpak de Toga du nom de Léo Micheli, une figure majeure de la Résistance corse décédée en 2021 à l'âge de 97 ans. Un choix qui s'inscrit dans une volonté de transmission et de devoir de mémoire
Ainsi va la vie d’une ville. Les noms de ses rues, de ses places, de ses squares et de ses écoles changent et évoluent avec le temps. Pour la petite histoire, si aujourd’hui nous nous promenons sur la place Saint-Nicolas, nos ancêtres prenaient le soleil sur les places « Narbonne », « Rivière », sur le « Champ-de-Mars » ou encore sur la place « Louis-Philippe ».
Désormais, à la différence de leurs parents, les élèves de l’école Georges-Charpak de Toga poseront leurs cahiers sur les pupitres de l’école Léo-Micheli (1923-2021). Le 16 juillet dernier, le conseil municipal de Bastia a décidé de rebaptiser l’établissement en l’honneur du résistant.
Décédé en 2021 à l’âge de 97 ans, Etienne dit « Léo » Micheli était l’une des dernières figures de la Résistance corse encore en vie. Engagé dans la Résistance dès l’adolescence, il prit la tête des Jeunesses communistes sur l’île et mit en place le Front patriotique des jeunes Corses. Il mènera plusieurs actions contre l’occupant, ce qui l’obligera à entrer dans la clandestinité. Il sera notamment l’auteur, le 1er mai 1943, à l’âge de 20 ans, d’un tract appelant tous les Corses à se soulever contre le nazisme. À la fin de la seconde guerre mondiale , il poursuivra sa carrière professionnelle dans le monde de l’édition.
Désormais, à la différence de leurs parents, les élèves de l’école Georges-Charpak de Toga poseront leurs cahiers sur les pupitres de l’école Léo-Micheli (1923-2021). Le 16 juillet dernier, le conseil municipal de Bastia a décidé de rebaptiser l’établissement en l’honneur du résistant.
Décédé en 2021 à l’âge de 97 ans, Etienne dit « Léo » Micheli était l’une des dernières figures de la Résistance corse encore en vie. Engagé dans la Résistance dès l’adolescence, il prit la tête des Jeunesses communistes sur l’île et mit en place le Front patriotique des jeunes Corses. Il mènera plusieurs actions contre l’occupant, ce qui l’obligera à entrer dans la clandestinité. Il sera notamment l’auteur, le 1er mai 1943, à l’âge de 20 ans, d’un tract appelant tous les Corses à se soulever contre le nazisme. À la fin de la seconde guerre mondiale , il poursuivra sa carrière professionnelle dans le monde de l’édition.
Pour Gilles Simeoni, maire de Bastia, « au fur et à mesure que disparaissent les derniers acteurs et témoins de la Résistance », renommer une école participe au devoir de mémoire. Saluant un homme qui a eu « une belle vie en cohérence avec ses idées » et symbole « de la Résistance corse et universelle », l'édile a ensuite expliqué son choix : « C'était un fils de docker qui travaillait dans le quartier de Toga. »
Si le nom de Léo Micheli remplacera celui de Georges Charpak, le nom du scientifique ne devrait pas être oublié des Bastiais : « On peut retravailler pour rebaptiser un espace public à son nom », a indiqué Gilles Simeoni, le maire de Bastia, en réponse à une question de l’élue d’opposition Hélène Salge.
Cette dernière a rappelé la « notion d’excellence » ainsi que les liens entre la Corse et le physicien, lauréat du prix Nobel de physique en 1992 pour ses travaux sur les détecteurs de particules. Citoyen d’honneur de Cargèse : « il a laissé un héritage scientifique, en étant à l’origine de la création de l’Institut d’été scientifique, où se rejoignent des chercheurs du monde entier ».
La cérémonie de changement de nom de l’école Georges-Charpak en école Léo Micheli devrait intervenir dans les toutes premières semaines de la rentrée scolaire.
Si le nom de Léo Micheli remplacera celui de Georges Charpak, le nom du scientifique ne devrait pas être oublié des Bastiais : « On peut retravailler pour rebaptiser un espace public à son nom », a indiqué Gilles Simeoni, le maire de Bastia, en réponse à une question de l’élue d’opposition Hélène Salge.
Cette dernière a rappelé la « notion d’excellence » ainsi que les liens entre la Corse et le physicien, lauréat du prix Nobel de physique en 1992 pour ses travaux sur les détecteurs de particules. Citoyen d’honneur de Cargèse : « il a laissé un héritage scientifique, en étant à l’origine de la création de l’Institut d’été scientifique, où se rejoignent des chercheurs du monde entier ».
La cérémonie de changement de nom de l’école Georges-Charpak en école Léo Micheli devrait intervenir dans les toutes premières semaines de la rentrée scolaire.

Le 4 octobre 2013, à Bastia, sur la place Saint Nicolas pour le 70ème anniversaire de la Libération de la Corse Léo a été décoré dans l'Ordre de la Légion d'Honneur par François Hollande président de la République.

