Ils sont cachés au détour d'une page, glissés en frontispice d'un ouvrage ancien, et passent souvent inaperçus. Pourtant, ces portraits gravés racontent autant l'histoire des auteurs que celle du livre lui-même. Jusqu'au 21 août, la bibliothèque patrimoniale Fesch d'Ajaccio met à l'honneur ces visages oubliés à travers l'exposition Portraits en Bibliothèque.
(Photos Paule Santoni)
En ouvrant un livre ancien, rares sont ceux qui s'attardent sur les premières pages. Pourtant, bien avant le début du texte, un visage apparaît parfois : celui de l'auteur, gravé avec une précision remarquable. Une image que l'on feuillette souvent sans y prêter attention, mais qui constitue aujourd'hui le cœur de la nouvelle exposition présentée par la bibliothèque patrimoniale Fesch d'Ajaccio.
Intitulée Portraits en Bibliothèque, cette exposition rassemble des ouvrages des XVIe au XIXe siècles issus des collections patrimoniales de l'établissement avec pour ambition d’attirer le regard sur ces gravures que le lecteur oublie souvent de regarder. « Le portrait en bibliothèque, c'est l'idée de présenter les portraits des auteurs qui sont glissés dans les livres et qu'on ne voit pas forcément parce que ce ne sont pas les pages que l'on regarde quand on ouvre un ouvrage », explique Saveria Maroselli, commissaire de l'exposition.
Intitulée Portraits en Bibliothèque, cette exposition rassemble des ouvrages des XVIe au XIXe siècles issus des collections patrimoniales de l'établissement avec pour ambition d’attirer le regard sur ces gravures que le lecteur oublie souvent de regarder. « Le portrait en bibliothèque, c'est l'idée de présenter les portraits des auteurs qui sont glissés dans les livres et qu'on ne voit pas forcément parce que ce ne sont pas les pages que l'on regarde quand on ouvre un ouvrage », explique Saveria Maroselli, commissaire de l'exposition.
Poètes, explorateurs, dramaturges, scientifiques ou encore souveraines se succèdent ainsi au fil du parcours. Certains noms sont universellement connus, d'autres sont tombés dans l'oubli. À leurs côtés apparaissent également plusieurs mécènes, ces reines et grandes figures qui ont permis à de nombreuses œuvres de voir le jour. « Sans les mécènes, la création était quand même un peu plus difficile », rappelle la commissaire.
Au-delà de leur intérêt artistique, ces gravures racontent aussi une histoire étonnamment actuelle. Car l'idée d'associer le visage d'un auteur à son livre est loin d'être une invention contemporaine. « Ce qui me touche beaucoup dans cette exposition, c'est de voir qu'une pratique qu'on croyait avoir inventée, c'est-à-dire mettre la photo de l'auteur sur une quatrième de couverture ou sur un rabat, est en fait presque aussi ancienne que le livre », observe l'écrivain Robert Colonna d'Istria qui souligne que ces portraits avaient déjà une véritable fonction éditoriale et participaient à construire l'image de l'auteur avant même que le lecteur ne découvre son œuvre. « On essaie d'expliquer, par un portrait de l'auteur, le ton général du livre ou même son contenu. On cherche à montrer que l'auteur est quelqu'un de sérieux, quelqu'un qui a voyagé... », indique-t-il.
Au-delà de leur intérêt artistique, ces gravures racontent aussi une histoire étonnamment actuelle. Car l'idée d'associer le visage d'un auteur à son livre est loin d'être une invention contemporaine. « Ce qui me touche beaucoup dans cette exposition, c'est de voir qu'une pratique qu'on croyait avoir inventée, c'est-à-dire mettre la photo de l'auteur sur une quatrième de couverture ou sur un rabat, est en fait presque aussi ancienne que le livre », observe l'écrivain Robert Colonna d'Istria qui souligne que ces portraits avaient déjà une véritable fonction éditoriale et participaient à construire l'image de l'auteur avant même que le lecteur ne découvre son œuvre. « On essaie d'expliquer, par un portrait de l'auteur, le ton général du livre ou même son contenu. On cherche à montrer que l'auteur est quelqu'un de sérieux, quelqu'un qui a voyagé... », indique-t-il.
L'exposition permet également de découvrir l'évolution des techniques de gravure et de l'imprimerie entre le XVIe et le XIXe siècle. Chaque portrait témoigne en effet du savoir-faire des graveurs, dont le travail consistait à donner relief, expression et caractère à une simple plaque gravée. « Les portraits sont toujours très éclairants. Ils en disent beaucoup plus que ce qu'ils montrent. Ils révèlent une époque, un style, une culture, des intentions », estime Robert Colonna d'Istria. « À travers un regard, à travers une mimique, on voit beaucoup de choses ».
Au-delà de cette exposition estivale, la bibliothèque patrimoniale entend poursuivre la valorisation de ses collections en proposant régulièrement de nouveaux rendez-vous. « L'objectif est de faire une grande exposition par an, avec des conférences, des visites guidées, des accueils de classes, pour que les collections vivent et soient accessibles à tous, et pour surprendre le public », souligne Saveria Maroselli.
L'exposition est visible jusqu'au 21 août à la bibliothèque patrimoniale Fesch. Deux visites guidées, animées par Saveria Maroselli en partenariat avec l'Office intercommunal de tourisme, sont également programmées le 20 juillet et le 10 août.
Au-delà de cette exposition estivale, la bibliothèque patrimoniale entend poursuivre la valorisation de ses collections en proposant régulièrement de nouveaux rendez-vous. « L'objectif est de faire une grande exposition par an, avec des conférences, des visites guidées, des accueils de classes, pour que les collections vivent et soient accessibles à tous, et pour surprendre le public », souligne Saveria Maroselli.
L'exposition est visible jusqu'au 21 août à la bibliothèque patrimoniale Fesch. Deux visites guidées, animées par Saveria Maroselli en partenariat avec l'Office intercommunal de tourisme, sont également programmées le 20 juillet et le 10 août.



