Du 19 au 21 juillet, des équipes scientifiques embarqueront à bord de plusieurs navires de la Corsica Ferries pour observer les cétacés, les tortues marines et les oiseaux de Méditerranée. Cette campagne, menée dans le cadre du programme SynFONy, doit permettre de mieux connaître la répartition de ces espèces et d'identifier les zones où elles sont les plus exposées aux activités humaines.
Dans quelques jours, des équipes scientifiques vont embarquer à bord de plusieurs navires de la Corsica Ferries. Leur but : observer les cétacés et les tortues marines en Méditerranée pour mieux comprendre leur présence et leur répartition. Baptisée SynFONy, cette campagne de surveillance s’inscrit dans la continuité du projet Life Conceptu Maris et du réseau FLT Med Net (Fixed Line Transect Mediterranean monitoring network), qui mobilise des organismes de recherche et des compagnies maritimes pour observer la Méditerranée depuis des lignes régulières. Dans le cadre du programme SynFONy, plusieurs équipes scientifiques embarquent ainsi sur différents itinéraires, et notamment sur les lignes de la Corsica Ferries entre l’Italie, la France et la Corse à l’intérieur du sanctuaire Pelagos.
Trois périodes de surveillance
Après deux périodes de surveillance organisées du 21 au 23 juin et du 7 au 9 juillet, les scientifiques s’apprêtent à embarquer sur les lignes Vado Ligure/Bastia, Livourne/Bastia, Livourne/Golfo Aranci, Toulon/Ajaccio, Toulon/Bastia et Nice/Bastia pour une troisième période d’observation du 19 au 21 juillet. À bord des navires, ils collecteront des données sur les cétacés, les tortues marines, les oiseaux marins et les déchets flottants. « Les trois périodes choisies sont au cœur d'une période biologique cruciale, pendant laquelle les animaux se reproduisent et s’alimentent », explique Nathalie Di Méglio, chercheuse au sein de EcoOcéan Institut. « Faire trois passages sur les mêmes lignes dans cette période permet d'avoir des résultats statistiquement plus robustes sur la taille des populations et le nombre de jeunes, mais aussi sur la récurrence de fréquentation des mêmes secteurs. Le fait de collecter toutes les données sur la pollution et le trafic maritime, et ce en simultané des observations d'animaux, permettra de faire des analyses de zones à risque pour les espèces et d'identifier des zones prioritaires d'action pour limiter les menaces. »
Déjà de premières observations
Lors de la première session, plus de 30 observations de rorquals communs ont été recensées à bord des ferries reliant Savone-Vado Ligure, Nice et Toulon à la Corse. Des données qui confirment l’importance du sanctuaire Pelagos, situé entre la France, Monaco et l’Italie, pour cette espèce, selon Paola Tepsich, chercheuse à la fondation CIMA, qui mène les observations avec EcoOcéan Institut et l’Université de Pise, en collaboration avec la Corsica Ferries : « Grâce à SynFONy, nous pourrons cartographier la présence et la répartition des cétacés dans le sanctuaire Pelagos, comme une photographie d'ensemble », indique-t-elle. « Cela nous aidera à mieux comprendre leur adaptation face au changement climatique ». La compagnie, quant à elle, se félicite de participer « aux programmes scientifiques dédiés à la préservation du milieu marin ». « Cette initiative contribue à renforcer la connaissance scientifique et la protection de l'environnement en Méditerranée, en lien étroit avec les équipes de recherche », souligne Cristina Pizzutti, responsable communication et marketing de la compagnie.
