Ce mardi 7 juillet, la base aérienne de Ventiseri-Solenzara a signé ses quatre premiers engagés en Service national. Ces jeunes corses âgés de 20 à 22 ans vont découvrir d’octobre à juin les possibilités d’emploi au sein de la BA 126. Contrairement à l’ancien Service militaire, supprimé il y a 30 ans, ce nouveau Service national se fait sur la base du volontariat. Son instauration vise à répondre à l’augmentation des besoins en défense nationale, eu égard à l’intensification de la menace sur la scène internationale.
Le colonel Mickaël Fonck (à droite) se réjouit de compter dans ses effectifs sur la BA 126 ces quatre jeunes corses en Service national.
C’est le président de la République Emmanuel Macron qui a annoncé la création de ce dispositif, le 27 novembre 2025, en réponse à l’inquiétante évolution du contexte géopolitique das le monde (guerre en Ukraine, conflits au Proche-Orient, désengagement américain de l’OTAN). Dans les faits, le Service national remplace le Service national universel (SNU), qui n’aura pas donné satisfaction. Dans l’esprit, il se situe surtout dans la continuité du Service militaire, abrogé en 1996 par Jacques Chirac. Mais point de conscrits : via le Service national, l’incorporation se fait sur la seule base du volontariat.
Sur la BA 126 de Ventiseri-Solenzara, vingt-six places on été réservées pour les appelés du Service national. Durant dix mois, ces derniers deviendront des militaires à part entière, contribuant aux missions de l’Armée de l’air et de l’espace. Suite à une formation d’un mois sur la base d’Orange, ils intègreront les neuf mois suivants une unité de la BA 126, oeuvrant dans l’un de ces domaines : opérations aériennes, intervention, sécurité et protection, cyber sécurité et télécommunications, santé et sport, administration et ressources humaines, BTP, communication, logistique, mécanique, transport, hôtellerie et restauration. Ils effectueront diverses missions utiles à la défense nationale, mais ne seront pas envoyés en opération extérieure, ni en zone de conflit. « Ce service national répond à un besoin, dans le contexte actuel, qui est de densifier nos effectifs en captant la jeunesse, confirme le colonel Mickaël Fonck, qui dirige la BA 126. Ensuite, s’ils veulent s’inscrire sur la durée, ils pourront passer de volontaires à engagés. »
Rémunérés 790 euros par mois
Le Service national s’adresse aux jeunes français âgés de 18 à 25 ans. Le recrutement se fait sur dossier, visite médicale et entretien de motivation. Les jeunes appelés sont rémunérés 790 euros par mois (cumulable avec une prime d’activité). Pour 2026, année de lancement de ce nouveau dispositif, l’État français espère convaincre 3 000 jeunes volontaires, puis 10 000 en 2030 et 50 000 à l’horizon 2035. A la BA 126, des sessions de recrutement s’échelonneront tout au long de l’année pour pourvoir les vingt-six postes qui ont été réservés. Et ce mardi matin, en mairie annexe de Ventiseri, quatre jeunes corses âgés de 20 à 22 ans, ont signé leur contrat d’engagement. Après leur formation à Orange, ils intégreront l’escadron de protection de la base aérienne insulaire en tant qu’équipiers fusiliers de l’air. « C’était leur souhait à tous les quatre, précise le colonel Fonck. Ils verront bien si cette spécialité leur correspond. Durant les dix mois, ils auront la possibilité de découvrir d’autres spécialités sur la base. »
"Servir mon pays"
Originaire de Ghisonaccia, Enzo Rodriguez est pompier volontaire depuis trois ans. S’il a décidé de se porter volontaire, « c’est pour m’assurer une priorité sur le choix de mon futur poste à la fin du Service national ». Le jeune homme se voit bien devenir « pompier de l’air ou bien effaroucheur sur la piste » et au-delà, il veut mettre un point d’honneur à « servir mon pays et me sentir utile ». Ugo Lambert, 22 ans, ne veut pas quitter Solenzara, où il a grandi : « J’ai toute ma vie ici. L’objectif, c’est de rester travailler sur la base. L’avantage du Service national, c’est que je vais pouvoir emmagasiner un peu d’expérience dans l’armée, sans pour autant être engagé. Donc, si ça ne me plaît pas, je pourrais revenir en arrière. » Mais pour le moment, il savoure l’instant présent : « Ca faisait longtemps que je souhaitais suivre une formation stable. Ca fait plaisir. » Tony Gougelet, de Solenzara également, dit réaliser « un rêve d’enfant », même s’il avait choisi dans un premier temps de devenir ferronnier : « Ca ne s’est pas passé aussi bien que je l’espérais, alors je tente l’armée. En plus d’un cadre et d’une stabilité, ça va aussi m’apporter de l’activité physique quotidienne, moi qui ai beaucoup de mal à faire du sport. » Enfin, pour Louis Le Guen, de Prunelli-di-Fiumorbo, l’intérêt c’est de « découvrir la vie dans une base aérienne. Je pense que c’est un endroit assez strict, mais dans lequel on peut évoluer sereinement, dès l’instant où l’on suit les règles. »
Pour candidater : contacter le Centre d’informations et de recrutement des forces armées (CIRFA) de Solenzara au 04 20 61 85 36.
Sur la BA 126 de Ventiseri-Solenzara, vingt-six places on été réservées pour les appelés du Service national. Durant dix mois, ces derniers deviendront des militaires à part entière, contribuant aux missions de l’Armée de l’air et de l’espace. Suite à une formation d’un mois sur la base d’Orange, ils intègreront les neuf mois suivants une unité de la BA 126, oeuvrant dans l’un de ces domaines : opérations aériennes, intervention, sécurité et protection, cyber sécurité et télécommunications, santé et sport, administration et ressources humaines, BTP, communication, logistique, mécanique, transport, hôtellerie et restauration. Ils effectueront diverses missions utiles à la défense nationale, mais ne seront pas envoyés en opération extérieure, ni en zone de conflit. « Ce service national répond à un besoin, dans le contexte actuel, qui est de densifier nos effectifs en captant la jeunesse, confirme le colonel Mickaël Fonck, qui dirige la BA 126. Ensuite, s’ils veulent s’inscrire sur la durée, ils pourront passer de volontaires à engagés. »
Rémunérés 790 euros par mois
Le Service national s’adresse aux jeunes français âgés de 18 à 25 ans. Le recrutement se fait sur dossier, visite médicale et entretien de motivation. Les jeunes appelés sont rémunérés 790 euros par mois (cumulable avec une prime d’activité). Pour 2026, année de lancement de ce nouveau dispositif, l’État français espère convaincre 3 000 jeunes volontaires, puis 10 000 en 2030 et 50 000 à l’horizon 2035. A la BA 126, des sessions de recrutement s’échelonneront tout au long de l’année pour pourvoir les vingt-six postes qui ont été réservés. Et ce mardi matin, en mairie annexe de Ventiseri, quatre jeunes corses âgés de 20 à 22 ans, ont signé leur contrat d’engagement. Après leur formation à Orange, ils intégreront l’escadron de protection de la base aérienne insulaire en tant qu’équipiers fusiliers de l’air. « C’était leur souhait à tous les quatre, précise le colonel Fonck. Ils verront bien si cette spécialité leur correspond. Durant les dix mois, ils auront la possibilité de découvrir d’autres spécialités sur la base. »
"Servir mon pays"
Originaire de Ghisonaccia, Enzo Rodriguez est pompier volontaire depuis trois ans. S’il a décidé de se porter volontaire, « c’est pour m’assurer une priorité sur le choix de mon futur poste à la fin du Service national ». Le jeune homme se voit bien devenir « pompier de l’air ou bien effaroucheur sur la piste » et au-delà, il veut mettre un point d’honneur à « servir mon pays et me sentir utile ». Ugo Lambert, 22 ans, ne veut pas quitter Solenzara, où il a grandi : « J’ai toute ma vie ici. L’objectif, c’est de rester travailler sur la base. L’avantage du Service national, c’est que je vais pouvoir emmagasiner un peu d’expérience dans l’armée, sans pour autant être engagé. Donc, si ça ne me plaît pas, je pourrais revenir en arrière. » Mais pour le moment, il savoure l’instant présent : « Ca faisait longtemps que je souhaitais suivre une formation stable. Ca fait plaisir. » Tony Gougelet, de Solenzara également, dit réaliser « un rêve d’enfant », même s’il avait choisi dans un premier temps de devenir ferronnier : « Ca ne s’est pas passé aussi bien que je l’espérais, alors je tente l’armée. En plus d’un cadre et d’une stabilité, ça va aussi m’apporter de l’activité physique quotidienne, moi qui ai beaucoup de mal à faire du sport. » Enfin, pour Louis Le Guen, de Prunelli-di-Fiumorbo, l’intérêt c’est de « découvrir la vie dans une base aérienne. Je pense que c’est un endroit assez strict, mais dans lequel on peut évoluer sereinement, dès l’instant où l’on suit les règles. »
Pour candidater : contacter le Centre d’informations et de recrutement des forces armées (CIRFA) de Solenzara au 04 20 61 85 36.
