Lundi soir, le conseil communautaire a donné son feu vert au lancement du futur projet de territoire de la CAPA. Destinée à définir les grandes orientations du territoire à l'horizon 2040-2050, la démarche se veut participative. Si le principe fait consensus, plusieurs élus de l'opposition ont demandé des précisions sur la gouvernance, la place qui leur sera réservée et les modalités de la concertation.
C'est une réflexion sur le long terme que souhaite engager la CAPA. Réunis lundi soir en conseil communautaire, les élus ont approuvé le lancement du projet de territoire. Pendant une dizaine de mois, la collectivité entend dresser un état des lieux du Pays ajaccien avant de définir une stratégie de développement pour les vingt prochaines années.
Le but ? S’intéresser et intégrer les nouveaux enjeux auxquels le territoire va être confronté à l’avenir. « La CAPA d'il y a vingt ans n'est pas la même qu'aujourd'hui. Il va falloir adapter nos orientations aux enjeux écologiques, énergétiques ou d'aménagement. Quel est le modèle économique et social que l'on voudra développer pour nos jeunes d'aujourd'hui et nos citoyens de demain ? », indique le président de la CAPA.
Pour Stéphane Sbraggia, cette première phase est essentielle. « Des diagnostics doivent être débattus, à partir desquels on va élaborer des orientations stratégiques pour les vingt prochaines années. » Une réflexion qui devra également permettre de mesurer le chemin parcouru depuis la création de l'intercommunalité. « Ce sera l'occasion de faire un bilan institutionnel mais aussi auprès des communes, de savoir quel est leur intérêt d'adhérer à une communauté d’agglomération et en quoi cela améliore la qualité de vie de nos concitoyens. Toute la vertu du diagnostic est de savoir exactement ce que nous sommes. »
Une méthode qui interroge l'opposition
Si personne n'a contesté le principe d'un nouveau projet de territoire, plusieurs élus se sont interrogés sur la manière dont il sera construit, à l’instar de Romain Colonna : « Il n'y a pas encore aujourd'hui d'orientation politique à ce projet. Il y a une intention, à laquelle on ne s'oppose pas, mais nous serons attentifs aux orientations politiques qui seront retenues. »
Le but ? S’intéresser et intégrer les nouveaux enjeux auxquels le territoire va être confronté à l’avenir. « La CAPA d'il y a vingt ans n'est pas la même qu'aujourd'hui. Il va falloir adapter nos orientations aux enjeux écologiques, énergétiques ou d'aménagement. Quel est le modèle économique et social que l'on voudra développer pour nos jeunes d'aujourd'hui et nos citoyens de demain ? », indique le président de la CAPA.
Pour Stéphane Sbraggia, cette première phase est essentielle. « Des diagnostics doivent être débattus, à partir desquels on va élaborer des orientations stratégiques pour les vingt prochaines années. » Une réflexion qui devra également permettre de mesurer le chemin parcouru depuis la création de l'intercommunalité. « Ce sera l'occasion de faire un bilan institutionnel mais aussi auprès des communes, de savoir quel est leur intérêt d'adhérer à une communauté d’agglomération et en quoi cela améliore la qualité de vie de nos concitoyens. Toute la vertu du diagnostic est de savoir exactement ce que nous sommes. »
Une méthode qui interroge l'opposition
Si personne n'a contesté le principe d'un nouveau projet de territoire, plusieurs élus se sont interrogés sur la manière dont il sera construit, à l’instar de Romain Colonna : « Il n'y a pas encore aujourd'hui d'orientation politique à ce projet. Il y a une intention, à laquelle on ne s'oppose pas, mais nous serons attentifs aux orientations politiques qui seront retenues. »
L'élu a ensuite surtout interrogé le président sur la composition du comité de pilotage chargé de suivre la démarche. « Vous faites référence au bureau communautaire, or je ne crois pas que l'opposition y siège. Je ne sais donc pas si elle fera partie du processus. »
Même interrogation du côté de François Filoni. Tout en jugeant « légitime » de relancer un projet de territoire après ceux de 2005 et 2015, il estime que « la coconstruction est réservée aux élus communautaires tandis que les communes et l'opposition sont renvoyées à de simples concertations. Comment, dans ces conditions, parler d'un projet partagé ? », lance l’élu, avant de demandé que le conseil communautaire soit « saisi à chaque étape, et pas seulement informé ».
Face à ces critiques, Stéphane Sbraggia a assuré que la gouvernance restait ouverte : « L'idée est qu'il y ait la représentation la plus large. Ce n'est pas fermé. »
Concernant le calendrier, les premiers ateliers débuteront dès le mois de juillet avec les élus et les services, avant une concertation plus large avec les habitants à l’automne. Interrogé sur le coût de la démarche, il a été précisé qu'une inscription budgétaire de 65 000 euros était prévue pour cette année. Le lancement de la démarche a finalement été adopté par le conseil communautaire. Le projet de territoire, appelé à fixer les orientations de la CAPA pour les prochaines décennies, devrait être finalisé au printemps 2027.
Même interrogation du côté de François Filoni. Tout en jugeant « légitime » de relancer un projet de territoire après ceux de 2005 et 2015, il estime que « la coconstruction est réservée aux élus communautaires tandis que les communes et l'opposition sont renvoyées à de simples concertations. Comment, dans ces conditions, parler d'un projet partagé ? », lance l’élu, avant de demandé que le conseil communautaire soit « saisi à chaque étape, et pas seulement informé ».
Face à ces critiques, Stéphane Sbraggia a assuré que la gouvernance restait ouverte : « L'idée est qu'il y ait la représentation la plus large. Ce n'est pas fermé. »
Concernant le calendrier, les premiers ateliers débuteront dès le mois de juillet avec les élus et les services, avant une concertation plus large avec les habitants à l’automne. Interrogé sur le coût de la démarche, il a été précisé qu'une inscription budgétaire de 65 000 euros était prévue pour cette année. Le lancement de la démarche a finalement été adopté par le conseil communautaire. Le projet de territoire, appelé à fixer les orientations de la CAPA pour les prochaines décennies, devrait être finalisé au printemps 2027.

