L’examen, prévu en octobre par les sénateurs, du projet de loi constitutionnel pour l’autonomie de la Corse marquera une étape importante pour la suite du processus qui vient de voir l’Assemblée nationale adopter le texte en première lecture. Conscient que le chemin est encore long, le maire de Bonifacio Jean-Charles Orsucci regarde se profiler avec attention les élections sénatoriales du 27 septembre, et appelle les partisans de l’autonomie à se réunir autour d’une candidature commune en Corse du Sud, qui pourrait être la sienne.
Le maire de Bonifacio, Jean-Charles Orsucci, veut porter la voix d'une candidature unique des partisans de l'autonomie de la Corse aux élections sénatoriales du 27 septembre.
Le 27 septembre, les grands électeurs corses, composés d’élus municipaux et régionaux, choisiront qui ils enverront siéger au Palais Bourbon. Ce renouvellement partiel de la chambre haute, au scrutin indirect, concernera les deux postes de sénateurs en Corse. Favorable au processus d’autonomie de la Corse, Jean-Charles Orsucci sait que l’examen du projet de loi, par le Sénat, ne sera pas une formalité : « Chaque voix comptera, expose le maire de Bonifacio dans un communiqué de presse daté du 25 juin. Il est donc essentiel que la Corse-du-Sud soit représentée par un élu favorable à cette évolution institutionnelle, un sénateur attentif aux attentes des territoires, conscient des enjeux auxquels la Corse est confrontée et en situation de pouvoir dialoguer avec l’ensemble des forces politiques de notre île. »
En Corse du Sud, le sénateur qui remettra son siège en jeu s’appelle Jean-Jacques Panunzi, et il ne fait pas mystère de son opposition au processus d’autonomie en cours. « L’opposition constante de notre représentant au Sénat à toute évolution institutionnelle de la Corse, au nom d’une vision passéiste et d’un statu quo mortifère, est aujourd’hui en contradiction avec les enjeux auxquels notre île est confrontée », fustige Jean-Charles Orsucci. Le maire de Bonifacio reproche également au sénateur sortant Les Républicains de ne pas avoir donné de consigne de vote lors des dernières élections législatives en 2024, alors que Laurent Marcangeli et Paul-André Colombani s'étaient retrouvés aux prises avec des candidats du Rassemblement National : « Il a été totalement absent. De mon côté j’estime, non par soutien à Colombani ou Marcangeli, qu’on doit très clairement montrer sa détermination à faire battre un candidat du Rassemblement National. Or, ça n’a pas été son cas. Pour ces raisons-là, j'appelle les forces politiques progressistes qui soutiennent le processus à imaginer une entente pour que notre prochain sénateur ne soit pas le sortant. »
"Je pense remplir l'ensemble des qualités pour pouvoir représenter ce camp"
En Corse du Sud, ces « forces politiques progressistes », ce sont ces maires « qui ont soutenu la démarche de l’Association des maires en faveur du processus institutionnel, en premier lieu desquels les maires d’Ajaccio et de Porto-Vecchio (…), les présidents d’EPCI, sans oublier le nouveau président du Conseil exécutif de Corse ainsi que les conseillers à l’Assemblée de Corse du Pumonti qui partagent cette analyse ». Dans cette optique, Jean-Charles Orsucci invite l’ensemble de cette représentation politique transpartisane (de gauche, de droite ou nationaliste) « à se réunir rapidement pour porter ensemble une candidature de rassemblement et de progrès au Sénat ». Il dit n’avoir consulté personne au préalable à cette proposition, annoncée publiquement : « Non, c’est ma profonde conviction que j’expose aujourd’hui. Le clivage qui s’impose à nous, c’est pour ou contre le processus. »
Dans ce contexte politique crucial pour l’avenir de la Corse, Jean-Charles Orsucci se positionne comme un candidat crédible de ce rassemblement transpartisan qu’il appelle de ses vœux : « S’il y a nécessité à ce que je puisse servir cette cause, je réfléchirai sérieusement pour accepter », ne s’en cache pas le maire de Bonifacio, qui met également en avant ses liens politiques avec le groupe Renaissance, majoritairement favorable au processus d’autonomie. S’il pense « remplir l'ensemble des qualités pour pouvoir représenter ce camp », Jean-Charles Orsucci n’imposera pas sa candidature : « Je ne fais pas de ma candidature un élément clé. Je dis simplement qu'aujourd'hui, je souhaite qu'il y ait quelqu'un qui en octobre prochain soutiendra clairement le processus dit de Beauvau. Et ce quelqu’un doit s’inscrire dans le camp des républicains, des LR anti-RN jusqu'au Parti socialiste. »
En Corse du Sud, le sénateur qui remettra son siège en jeu s’appelle Jean-Jacques Panunzi, et il ne fait pas mystère de son opposition au processus d’autonomie en cours. « L’opposition constante de notre représentant au Sénat à toute évolution institutionnelle de la Corse, au nom d’une vision passéiste et d’un statu quo mortifère, est aujourd’hui en contradiction avec les enjeux auxquels notre île est confrontée », fustige Jean-Charles Orsucci. Le maire de Bonifacio reproche également au sénateur sortant Les Républicains de ne pas avoir donné de consigne de vote lors des dernières élections législatives en 2024, alors que Laurent Marcangeli et Paul-André Colombani s'étaient retrouvés aux prises avec des candidats du Rassemblement National : « Il a été totalement absent. De mon côté j’estime, non par soutien à Colombani ou Marcangeli, qu’on doit très clairement montrer sa détermination à faire battre un candidat du Rassemblement National. Or, ça n’a pas été son cas. Pour ces raisons-là, j'appelle les forces politiques progressistes qui soutiennent le processus à imaginer une entente pour que notre prochain sénateur ne soit pas le sortant. »
"Je pense remplir l'ensemble des qualités pour pouvoir représenter ce camp"
En Corse du Sud, ces « forces politiques progressistes », ce sont ces maires « qui ont soutenu la démarche de l’Association des maires en faveur du processus institutionnel, en premier lieu desquels les maires d’Ajaccio et de Porto-Vecchio (…), les présidents d’EPCI, sans oublier le nouveau président du Conseil exécutif de Corse ainsi que les conseillers à l’Assemblée de Corse du Pumonti qui partagent cette analyse ». Dans cette optique, Jean-Charles Orsucci invite l’ensemble de cette représentation politique transpartisane (de gauche, de droite ou nationaliste) « à se réunir rapidement pour porter ensemble une candidature de rassemblement et de progrès au Sénat ». Il dit n’avoir consulté personne au préalable à cette proposition, annoncée publiquement : « Non, c’est ma profonde conviction que j’expose aujourd’hui. Le clivage qui s’impose à nous, c’est pour ou contre le processus. »
Dans ce contexte politique crucial pour l’avenir de la Corse, Jean-Charles Orsucci se positionne comme un candidat crédible de ce rassemblement transpartisan qu’il appelle de ses vœux : « S’il y a nécessité à ce que je puisse servir cette cause, je réfléchirai sérieusement pour accepter », ne s’en cache pas le maire de Bonifacio, qui met également en avant ses liens politiques avec le groupe Renaissance, majoritairement favorable au processus d’autonomie. S’il pense « remplir l'ensemble des qualités pour pouvoir représenter ce camp », Jean-Charles Orsucci n’imposera pas sa candidature : « Je ne fais pas de ma candidature un élément clé. Je dis simplement qu'aujourd'hui, je souhaite qu'il y ait quelqu'un qui en octobre prochain soutiendra clairement le processus dit de Beauvau. Et ce quelqu’un doit s’inscrire dans le camp des républicains, des LR anti-RN jusqu'au Parti socialiste. »
