Alors que la justice est vivement mise en cause après le meurtre de la jeune Lyhanna dans le Gers, les magistrats de la cour d'appel de Bastia sortent à leur tour du silence. Dans une motion adoptée jeudi, ils demandent que les enquêtes suivent leur cours avant toute désignation de responsables et alertent sur les difficultés auxquelles sont confrontés les acteurs de la protection de l'enfance.
Alors que la France est toujours secouée après le meurtre de la jeune Lyhanna et que des défaillances de la justice sont mises en cause, les magistrats du siège et du parquet de la cour d'appel de Bastia ont adopté une motion rendue publique ce jeudi pour défendre le nécessaire temps de l’enquête.
Manifestant en premier lieu leur « profonde émotion après la mort de la jeune Lyhanna » et adressant « à sa famille et à ses proches leurs pensées les plus respectueuses », les magistrats de la plus haute juridiction insulaire, rappellent qu’un « tel drame exige que toute la lumière soit faite ». « Les inspections et investigations engager doivent pouvoir se dérouler avec rigueur, indépendance et sérénité », appuient-ils en déroulant : « Si des manquements individuels devaient être établis, il appartiendrait aux autorités compétentes d’en tirer les conséquences dans le respect des procédures prévues par l’État de droit ».
« Des mises en cause publiques prématurées »
Pour autant, les magistrats estiment que cette recherche de responsabilités ne doit pas conduire à des conclusions hâtives. « Cette exigence de responsabilité ne saurait justifier les mises en cause publiques prématurées, les désignations de responsables avant toute conclusion des enquêtes en cours », écrivent-ils.
Dans leur motion, ils disent également leur « vive préoccupation » face aux discours qui tendent « à réduire ce drame à des défaillances individuelles ou locales », sans tenir compte « des difficultés structurelles et systémiques auxquelles sont confrontés depuis de nombreuses années l'ensemble des acteurs chargés de la protection de l'enfance ».
Cette prise de position intervient alors que le fonctionnement de l'institution judiciaire est vivement interrogé après le meurtre de la collégienne de 11 ans. Le principal suspect faisait en effet l'objet de plusieurs procédures, dont une plainte pour viol sur mineur déposée en 2025, dans laquelle il n'avait pas encore été entendu. Deux inspections générales ont depuis été lancées afin de faire la lumière sur d'éventuelles défaillances dans le traitement de ces dossiers.
Manifestant en premier lieu leur « profonde émotion après la mort de la jeune Lyhanna » et adressant « à sa famille et à ses proches leurs pensées les plus respectueuses », les magistrats de la plus haute juridiction insulaire, rappellent qu’un « tel drame exige que toute la lumière soit faite ». « Les inspections et investigations engager doivent pouvoir se dérouler avec rigueur, indépendance et sérénité », appuient-ils en déroulant : « Si des manquements individuels devaient être établis, il appartiendrait aux autorités compétentes d’en tirer les conséquences dans le respect des procédures prévues par l’État de droit ».
« Des mises en cause publiques prématurées »
Pour autant, les magistrats estiment que cette recherche de responsabilités ne doit pas conduire à des conclusions hâtives. « Cette exigence de responsabilité ne saurait justifier les mises en cause publiques prématurées, les désignations de responsables avant toute conclusion des enquêtes en cours », écrivent-ils.
Dans leur motion, ils disent également leur « vive préoccupation » face aux discours qui tendent « à réduire ce drame à des défaillances individuelles ou locales », sans tenir compte « des difficultés structurelles et systémiques auxquelles sont confrontés depuis de nombreuses années l'ensemble des acteurs chargés de la protection de l'enfance ».
Cette prise de position intervient alors que le fonctionnement de l'institution judiciaire est vivement interrogé après le meurtre de la collégienne de 11 ans. Le principal suspect faisait en effet l'objet de plusieurs procédures, dont une plainte pour viol sur mineur déposée en 2025, dans laquelle il n'avait pas encore été entendu. Deux inspections générales ont depuis été lancées afin de faire la lumière sur d'éventuelles défaillances dans le traitement de ces dossiers.
