Durant le week-end dernier, Lumiu a célébré le pain sous toutes ses formes à l’occasion de la 11e édition de la Fiera di u Pane. Entre démonstrations de boulangerie, ateliers participatifs, artisanat et produits du terroir, la manifestation a mis à l’honneur un patrimoine profondément ancré dans l’histoire rurale corse, tout en valorisant la transmission des savoir-faire et le partage intergénérationnel.
Pendant deux jours, les samedi 13 et dimanche 14 juin, Lumiu a vécu au rythme du pain, des traditions et de la convivialité à l’occasion de la 11e édition de la Fiera di u Pane. Organisée autour du four communal et du quartier de la Rimessa, cette manifestation devenue incontournable du calendrier rural corse a une nouvelle fois attiré de nombreux visiteurs venus découvrir les savoir-faire boulangers, les produits du terroir et l’artisanat local.
Avec une trentaine d’exposants, des démonstrations, des ateliers participatifs et des animations pour toute la famille, la foire a confirmé son statut de rendez-vous attendu en Balagne. « C’est la seule foire du pain homologuée en Corse », rappelle Patrick Cavallin, dit Patriziu di Lumiu, président de l’événement. Une association qui œuvre à la préservation et à la transmission des traditions liées aux anciens fours du village.
Une foire née de la Tribbiera
L’origine de la manifestation remonte à la Tribbiera du Clos Culombu. Une initiative qui a progressivement donné naissance à un événement plus large autour du grain, de la farine et du pain. « Le Clos Culombu organise la Tribbiera depuis 2013. Lorsque nous sommes arrivés aux responsabilités communales en 2014, nous avons souhaité créer un événement autour de cette tradition », explique Étienne Suzzoni, maire de Lumiu. Après avoir obtenu son homologation auprès de la Fédération des foires rurales agricoles de Corse (FFRAAC), la Fiera di u Pane est devenue un rendez-vous à part entière.
À ses débuts, l’objectif était de rouvrir et rallumer les anciens fours du village. Aujourd’hui, la manifestation s’est recentrée autour du four communal et de la Rimessa, où se déroulent ateliers, démonstrations et rencontres avec les artisans.
Le pain, mémoire vivante des villages corses
Au-delà de la simple dégustation, la foire raconte toute une histoire, celle d’une Corse rurale qui vivait autrefois au rythme des récoltes et de la fabrication du pain. « Partout où l’on pouvait faire pousser du blé, on faisait du pain. Chaque famille qui possédait de la terre vivait pratiquement en autarcie autour de cette production », souligne Étienne Suzzoni.
À Lumiu et Oci, les archives témoignent de cette importance. Selon Maxime Vuillamier, adjoint à la culture et coordinateur de la foire, le village comptait autrefois près de 27 fours répartis dans les différents quartiers. Véritables lieux de vie, ils constituaient des espaces de rencontres et de partage où les familles venaient cuire leur pain pour la semaine.
« Après la Première Guerre mondiale, la diminution de la population agricole et l’apparition des premières boulangeries ont progressivement éteint ces fours », rappelle-t-il. La foire permet aujourd’hui de faire revivre cette mémoire collective.
La fête des boulangers
Quatre boulangers ont participé à cette édition 2026, proposant des pains traditionnels mais également des créations plus originales. Parmi elles, un « pain du bonheur » élaboré à base de pois chiches et de céréales, sans farine classique.
Pour les professionnels présents, l’événement constitue avant tout un moment de transmission. « Le but est de partager notre métier et notre passion avec les visiteurs », explique Hugo Guérin, boulanger dans le Vaucluse. Aux côtés de Cédric Dubois, boulanger, pâtissier et cuisinier installé en Balagne, il a animé plusieurs ateliers destinés aux adultes comme aux enfants.
Ces derniers ont notamment pu façonner des pains au lait en forme d’animaux avant de les voir cuire dans le four à bois. « Les enfants ne trichent pas. Quand on voit leur sourire à la fin de l’atelier, on sait que la journée est réussie », sourit Cédric Dubois.
Les deux artisans ont également tenu à rappeler l’évolution d’un métier parfois victime d’idées reçues.« Il ne faut pas avoir peur de se lancer. Aujourd’hui, la boulangerie a évolué. On peut exercer ce métier et avoir une vie de famille », souligne Hugo Guérin.
Une foire familiale et conviviale
L’esprit de la Fiera di u Pane repose aussi sur sa dimension humaine. Une quinzaine de bénévoles se mobilisent chaque année pour faire vivre l’événement. « Nous avons voulu conserver une foire à taille humaine, familiale et conviviale », explique Maxime Vuillamier. « Nous proposons des ateliers pour les enfants, des animations culturelles, des artisans, des producteurs et des moments festifs».
Pour les organisateurs, il s’agit avant tout de partager une culture et un patrimoine commun avec les habitants comme avec les visiteurs. « Nous faisons les choses d’abord pour nous, parce qu’elles nous tiennent à cœur, mais nous voulons aussi les partager », poursuit-il. « Lumiu est une commune touristique et accueillante. La culture du pain parle à tout le monde et constitue un formidable vecteur de rencontre ».
Tout au long du week-end, les effluves du pain chaud ont ainsi flotté dans les ruelles du village, rappelant le rôle central qu’occupait autrefois le four dans la vie communautaire. Un symbole qui résonne encore aujourd’hui auprès des participants. « Le pain, c’est le partage », résume Cédric Dubois. « On coupe un morceau de pain autour d’une table et tout le monde partage. Cette foire, c’est exactement la même chose, partager un savoir-faire, une histoire, une culture et un moment de convivialité».
Une philosophie qui, onze éditions après sa création, continue de faire le succès de la Fiera di u Pane de Lumiu.
Avec une trentaine d’exposants, des démonstrations, des ateliers participatifs et des animations pour toute la famille, la foire a confirmé son statut de rendez-vous attendu en Balagne. « C’est la seule foire du pain homologuée en Corse », rappelle Patrick Cavallin, dit Patriziu di Lumiu, président de l’événement. Une association qui œuvre à la préservation et à la transmission des traditions liées aux anciens fours du village.
Une foire née de la Tribbiera
L’origine de la manifestation remonte à la Tribbiera du Clos Culombu. Une initiative qui a progressivement donné naissance à un événement plus large autour du grain, de la farine et du pain. « Le Clos Culombu organise la Tribbiera depuis 2013. Lorsque nous sommes arrivés aux responsabilités communales en 2014, nous avons souhaité créer un événement autour de cette tradition », explique Étienne Suzzoni, maire de Lumiu. Après avoir obtenu son homologation auprès de la Fédération des foires rurales agricoles de Corse (FFRAAC), la Fiera di u Pane est devenue un rendez-vous à part entière.
À ses débuts, l’objectif était de rouvrir et rallumer les anciens fours du village. Aujourd’hui, la manifestation s’est recentrée autour du four communal et de la Rimessa, où se déroulent ateliers, démonstrations et rencontres avec les artisans.
Le pain, mémoire vivante des villages corses
Au-delà de la simple dégustation, la foire raconte toute une histoire, celle d’une Corse rurale qui vivait autrefois au rythme des récoltes et de la fabrication du pain. « Partout où l’on pouvait faire pousser du blé, on faisait du pain. Chaque famille qui possédait de la terre vivait pratiquement en autarcie autour de cette production », souligne Étienne Suzzoni.
À Lumiu et Oci, les archives témoignent de cette importance. Selon Maxime Vuillamier, adjoint à la culture et coordinateur de la foire, le village comptait autrefois près de 27 fours répartis dans les différents quartiers. Véritables lieux de vie, ils constituaient des espaces de rencontres et de partage où les familles venaient cuire leur pain pour la semaine.
« Après la Première Guerre mondiale, la diminution de la population agricole et l’apparition des premières boulangeries ont progressivement éteint ces fours », rappelle-t-il. La foire permet aujourd’hui de faire revivre cette mémoire collective.
La fête des boulangers
Quatre boulangers ont participé à cette édition 2026, proposant des pains traditionnels mais également des créations plus originales. Parmi elles, un « pain du bonheur » élaboré à base de pois chiches et de céréales, sans farine classique.
Pour les professionnels présents, l’événement constitue avant tout un moment de transmission. « Le but est de partager notre métier et notre passion avec les visiteurs », explique Hugo Guérin, boulanger dans le Vaucluse. Aux côtés de Cédric Dubois, boulanger, pâtissier et cuisinier installé en Balagne, il a animé plusieurs ateliers destinés aux adultes comme aux enfants.
Ces derniers ont notamment pu façonner des pains au lait en forme d’animaux avant de les voir cuire dans le four à bois. « Les enfants ne trichent pas. Quand on voit leur sourire à la fin de l’atelier, on sait que la journée est réussie », sourit Cédric Dubois.
Les deux artisans ont également tenu à rappeler l’évolution d’un métier parfois victime d’idées reçues.« Il ne faut pas avoir peur de se lancer. Aujourd’hui, la boulangerie a évolué. On peut exercer ce métier et avoir une vie de famille », souligne Hugo Guérin.
Une foire familiale et conviviale
L’esprit de la Fiera di u Pane repose aussi sur sa dimension humaine. Une quinzaine de bénévoles se mobilisent chaque année pour faire vivre l’événement. « Nous avons voulu conserver une foire à taille humaine, familiale et conviviale », explique Maxime Vuillamier. « Nous proposons des ateliers pour les enfants, des animations culturelles, des artisans, des producteurs et des moments festifs».
Pour les organisateurs, il s’agit avant tout de partager une culture et un patrimoine commun avec les habitants comme avec les visiteurs. « Nous faisons les choses d’abord pour nous, parce qu’elles nous tiennent à cœur, mais nous voulons aussi les partager », poursuit-il. « Lumiu est une commune touristique et accueillante. La culture du pain parle à tout le monde et constitue un formidable vecteur de rencontre ».
Tout au long du week-end, les effluves du pain chaud ont ainsi flotté dans les ruelles du village, rappelant le rôle central qu’occupait autrefois le four dans la vie communautaire. Un symbole qui résonne encore aujourd’hui auprès des participants. « Le pain, c’est le partage », résume Cédric Dubois. « On coupe un morceau de pain autour d’une table et tout le monde partage. Cette foire, c’est exactement la même chose, partager un savoir-faire, une histoire, une culture et un moment de convivialité».
Une philosophie qui, onze éditions après sa création, continue de faire le succès de la Fiera di u Pane de Lumiu.
