Faute d'avoir été reçus par la municipalité d'Ajaccio, les salariés de Kyrnolia mobilisés contre la procédure disciplinaire visant un délégué syndical ont obtenu une audience en préfecture ce mercredi. Malgré tout, les syndicats maintiennent la pression et organisent une manifestation jeudi matin.
La mobilisation ne faiblit pas chez Kyrnolia. Au lendemain du lancement d'une grève à durée illimitée devant le siège administratif de l'entreprise, plusieurs dizaines de salariés se sont rassemblés ce mercredi matin devant la mairie d'Ajaccio. L'objectif affiché : obtenir une rencontre avec des représentants municipaux afin d'exposer leurs revendications et solliciter le soutien de la collectivité dans le conflit qui les oppose à leur direction.
Mais contrairement à leurs attentes, aucune délégation n'a finalement été reçue par la municipalité. Une absence de réponse qui a conduit les manifestants à déplacer leur action devant les grilles de la préfecture de Corse-du-Sud. « Nous étions devant le parvis de la mairie depuis 8 heures du matin, mais nous n'avons pas été reçus », indique Rudy Albertini, délégué syndical CGT de Corse-du-Sud.
Une délégation reçue par la préfecture
Devant les services de l'État, la situation a en revanche connu une évolution. Une délégation de représentants du personnel a été reçue dans la journée par des membres de la préfecture afin d'exposer les motifs de la mobilisation. Selon les syndicats, cette rencontre a permis de faire entendre les inquiétudes des salariés concernant la procédure disciplinaire engagée à l'encontre d'un délégué syndical de la Compagnie des eaux et de l'ozone de Corse (CEO-C), filiale de Kyrnolia.
À l'issue de l'entretien, la préfecture se serait engagée à prendre contact avec la direction de l'entreprise afin de favoriser l'ouverture d'un dialogue social. Cette rencontre constitue un premier signe d'écoute après une matinée marquée par l'absence de réponse de la municipalité ajaccienne. Loin d'envisager un recul du mouvement, les salariés ont décidé de maintenir la pression. Les organisations syndicales ont ainsi déposé une déclaration de manifestation auprès des autorités, marquant une nouvelle étape dans le conflit social.
Une manifestation au départ de la gare
Le rassemblement est prévu jeudi matin à partir de 8 heures devant la gare d’Ajaccio. « Nous avons été entendus par la préfecture, mais nous attendons désormais des actes. La mobilisation continue », affirme Rudy Albertini. « C'est pour cette raison qu’une manifestation est prévue demain matin. »
À l'origine du mouvement, une procédure disciplinaire engagée par la direction de la CEO-C contre un délégué syndical. Mardi, près d'une centaine de salariés s'étaient réunis devant les locaux administratifs de l'entreprise à l'entrée d'Ajaccio pour dénoncer une décision qu'ils considèrent comme une attaque contre la représentation syndicale.
De son côté, la direction réfute toute dimension syndicale dans ce dossier. Dans un communiqué diffusé mardi, elle affirme que la procédure repose sur des « faits graves et circonstanciés » révélés par une enquête menée par un cabinet d'avocats indépendant. L'entreprise assure que les mesures engagées sont exclusivement fondées sur les conclusions de cette enquête et non sur les fonctions représentatives du salarié concerné.
Mais contrairement à leurs attentes, aucune délégation n'a finalement été reçue par la municipalité. Une absence de réponse qui a conduit les manifestants à déplacer leur action devant les grilles de la préfecture de Corse-du-Sud. « Nous étions devant le parvis de la mairie depuis 8 heures du matin, mais nous n'avons pas été reçus », indique Rudy Albertini, délégué syndical CGT de Corse-du-Sud.
Une délégation reçue par la préfecture
Devant les services de l'État, la situation a en revanche connu une évolution. Une délégation de représentants du personnel a été reçue dans la journée par des membres de la préfecture afin d'exposer les motifs de la mobilisation. Selon les syndicats, cette rencontre a permis de faire entendre les inquiétudes des salariés concernant la procédure disciplinaire engagée à l'encontre d'un délégué syndical de la Compagnie des eaux et de l'ozone de Corse (CEO-C), filiale de Kyrnolia.
À l'issue de l'entretien, la préfecture se serait engagée à prendre contact avec la direction de l'entreprise afin de favoriser l'ouverture d'un dialogue social. Cette rencontre constitue un premier signe d'écoute après une matinée marquée par l'absence de réponse de la municipalité ajaccienne. Loin d'envisager un recul du mouvement, les salariés ont décidé de maintenir la pression. Les organisations syndicales ont ainsi déposé une déclaration de manifestation auprès des autorités, marquant une nouvelle étape dans le conflit social.
Une manifestation au départ de la gare
Le rassemblement est prévu jeudi matin à partir de 8 heures devant la gare d’Ajaccio. « Nous avons été entendus par la préfecture, mais nous attendons désormais des actes. La mobilisation continue », affirme Rudy Albertini. « C'est pour cette raison qu’une manifestation est prévue demain matin. »
À l'origine du mouvement, une procédure disciplinaire engagée par la direction de la CEO-C contre un délégué syndical. Mardi, près d'une centaine de salariés s'étaient réunis devant les locaux administratifs de l'entreprise à l'entrée d'Ajaccio pour dénoncer une décision qu'ils considèrent comme une attaque contre la représentation syndicale.
De son côté, la direction réfute toute dimension syndicale dans ce dossier. Dans un communiqué diffusé mardi, elle affirme que la procédure repose sur des « faits graves et circonstanciés » révélés par une enquête menée par un cabinet d'avocats indépendant. L'entreprise assure que les mesures engagées sont exclusivement fondées sur les conclusions de cette enquête et non sur les fonctions représentatives du salarié concerné.
