Après une saison conclue par un titre de champion de R2 et une remontée en R1, l’AC Ajaccio poursuit sa reconstruction à marche forcée. Entre ambitions sportives, renaissance du centre de formation, retour populaire et dossier brûlant du stade Michel-Moretti, le président de l’ACA, Mickaël Torre, revient longuement sur les défis relevés ces derniers mois et ceux qui attendent encore le club ajaccien.
- Quel sentiment domine après ce titre de champion de R2 ?
- C’est avant tout un immense sentiment de fierté, mais aussi de soulagement. Ceux qui connaissent le football savent que ce qu’on a réalisé cette saison relève presque de l’exploit compte tenu de la situation dans laquelle nous étions au mois de septembre. Nous sommes repartis quasiment de zéro, avec une équipe construite au dernier moment, très peu de joueurs mutés et énormément d’incertitudes. Aujourd’hui, cette montée récompense un travail collectif exceptionnel. Tout le monde a apporté sa pierre à l’édifice : le staff, les joueurs, les dirigeants, les bénévoles, les supporters, les partenaires… C’est vraiment une réussite collective. Cette unité a été notre plus grande force et elle nous a permis de franchir cette première étape. Mais j’insiste : ce n’est qu’une première étape.
- Pensiez-vous retrouver une telle dynamique aussi rapidement ?
- Oui, parce que c’était clairement l’objectif fixé dès le départ. Quand on reprend un club comme l’AC Ajaccio, on a une responsabilité énorme. Malgré toutes les difficultés, nous n’avions pas d’autre choix que d’être ambitieux. L’ACA ne pouvait pas rester durablement en R2. Il fallait retrouver immédiatement les échelons supérieurs. Mais au-delà du sportif, nous voulions surtout recréer une unité forte autour du club. J’ai énormément insisté là-dessus dès le début. Je savais que si toutes les composantes du club se retrouvaient unies derrière un projet commun, alors nous aurions les moyens de rebondir rapidement.
- La reconstruction passe aussi par les jeunes. Êtes-vous satisfait du travail réalisé ?
- Franchement, ce qui a été accompli au niveau de l’école de football est exceptionnel. Les éducateurs ont réalisé un travail remarquable, les jeunes ont répondu présents, et les parents aussi ont joué un rôle essentiel. Je me souviens encore de cette réunion au mois de septembre devant les marches de Michel-Moretti, lorsque nous avons demandé aux familles de nous faire confiance malgré l’incertitude. Nous ne pouvions rien promettre, sauf une chose : tout faire pour sauver le club. Aujourd’hui, les résultats parlent d’eux-mêmes. Toutes les catégories ont progressé. Les U16 montent en U17 Nationaux, les U13 réalisent une très belle saison, les plus jeunes ont retrouvé une vraie dynamique… Cela démontre que la formation est au cœur de notre projet. L’équipe première est la locomotive, bien sûr, mais l’AC Ajaccio a toujours été un club formateur. Ce sera encore notre grande force demain.
- Les supporters ont répondu présents toute la saison. Cela vous a-t-il surpris ?
- Honnêtement, non. Je savais que si nous étions capables de rassembler, d’écouter les gens et de redonner de l’importance à chacun, alors le peuple ajaccien répondrait présent. L’ACA possède une force énorme quand le club est uni. C’était notre conviction dès le départ. Nous avons beaucoup communiqué, beaucoup échangé avec les supporters, et cet engouement est devenu l’un des moteurs de notre saison.
- C’est avant tout un immense sentiment de fierté, mais aussi de soulagement. Ceux qui connaissent le football savent que ce qu’on a réalisé cette saison relève presque de l’exploit compte tenu de la situation dans laquelle nous étions au mois de septembre. Nous sommes repartis quasiment de zéro, avec une équipe construite au dernier moment, très peu de joueurs mutés et énormément d’incertitudes. Aujourd’hui, cette montée récompense un travail collectif exceptionnel. Tout le monde a apporté sa pierre à l’édifice : le staff, les joueurs, les dirigeants, les bénévoles, les supporters, les partenaires… C’est vraiment une réussite collective. Cette unité a été notre plus grande force et elle nous a permis de franchir cette première étape. Mais j’insiste : ce n’est qu’une première étape.
- Pensiez-vous retrouver une telle dynamique aussi rapidement ?
- Oui, parce que c’était clairement l’objectif fixé dès le départ. Quand on reprend un club comme l’AC Ajaccio, on a une responsabilité énorme. Malgré toutes les difficultés, nous n’avions pas d’autre choix que d’être ambitieux. L’ACA ne pouvait pas rester durablement en R2. Il fallait retrouver immédiatement les échelons supérieurs. Mais au-delà du sportif, nous voulions surtout recréer une unité forte autour du club. J’ai énormément insisté là-dessus dès le début. Je savais que si toutes les composantes du club se retrouvaient unies derrière un projet commun, alors nous aurions les moyens de rebondir rapidement.
- La reconstruction passe aussi par les jeunes. Êtes-vous satisfait du travail réalisé ?
- Franchement, ce qui a été accompli au niveau de l’école de football est exceptionnel. Les éducateurs ont réalisé un travail remarquable, les jeunes ont répondu présents, et les parents aussi ont joué un rôle essentiel. Je me souviens encore de cette réunion au mois de septembre devant les marches de Michel-Moretti, lorsque nous avons demandé aux familles de nous faire confiance malgré l’incertitude. Nous ne pouvions rien promettre, sauf une chose : tout faire pour sauver le club. Aujourd’hui, les résultats parlent d’eux-mêmes. Toutes les catégories ont progressé. Les U16 montent en U17 Nationaux, les U13 réalisent une très belle saison, les plus jeunes ont retrouvé une vraie dynamique… Cela démontre que la formation est au cœur de notre projet. L’équipe première est la locomotive, bien sûr, mais l’AC Ajaccio a toujours été un club formateur. Ce sera encore notre grande force demain.
- Les supporters ont répondu présents toute la saison. Cela vous a-t-il surpris ?
- Honnêtement, non. Je savais que si nous étions capables de rassembler, d’écouter les gens et de redonner de l’importance à chacun, alors le peuple ajaccien répondrait présent. L’ACA possède une force énorme quand le club est uni. C’était notre conviction dès le départ. Nous avons beaucoup communiqué, beaucoup échangé avec les supporters, et cet engouement est devenu l’un des moteurs de notre saison.
« Le plus dur, c’est toujours demain »
- Peut-on dire aujourd’hui que le club est définitivement sorti de ses difficultés ?
- Non, parce que le plus dur, c’est toujours demain. Bien sûr, cette saison a été extrêmement difficile. Le club a failli disparaître. Il a fallu récupérer le numéro d’affiliation, construire une équipe dans l’urgence, gérer des dossiers administratifs complexes et même faire annuler une sanction auprès de la FIFA que beaucoup pensaient impossible à lever. Mais d’autres défis nous attendent désormais. Le dossier du stade et du foncier est central. Ensuite, il faudra construire un véritable modèle économique solide et durable. Aujourd’hui, beaucoup de clubs, en Corse comme ailleurs, souffrent d’un déséquilibre structurel. Nous devons absolument trouver un fonctionnement stable pour permettre à l’ACA de retrouver progressivement sa place.
- Quel sera l’objectif sportif en R1 la saison prochaine ?
- L’ambition de l’AC Ajaccio est claire : retrouver le plus rapidement possible les championnats nationaux. Est-ce que cela arrivera dès la saison prochaine ? Seul le terrain le dira. Mais nous allons nous donner les moyens de nos ambitions. Et ces moyens ne seront pas uniquement financiers. Nous voulons d’abord structurer durablement le club, car sans bases solides, on ne peut pas construire dans la durée. Nous préparons déjà la saison prochaine avec beaucoup de sérieux. Anthony Lippini a souhaité conserver tous les joueurs qui voulaient poursuivre l’aventure, ce qui montre l’état d’esprit du groupe. En parallèle, nous travaillons activement sur le recrutement pour renforcer l’effectif de manière cohérente avec notre budget et notre projet sportif.
- Le dossier du stade reste une priorité absolue…
- Bien sûr. Pour nous, il n’y a même pas de débat : il est hors de question de laisser tomber le stade Michel-Moretti et tout le complexe de Timizzolo. Il faut rappeler que ces infrastructures, parmi les plus importantes de Corse-du-Sud, ont été construites grâce à des décennies de travail des dirigeants de l’ACA et financées en grande partie sur fonds propres. C’est extrêmement rare à cette échelle. Aujourd’hui, nous discutons avec les propriétaires afin de prolonger le bail actuel pour nous permettre de nous projeter sereinement sur les prochaines saisons. Nous avons aussi facilité les échanges avec les collectivités locales. Désormais, tout le monde doit prendre ses responsabilités. Nous avons toujours été dans le dialogue, dans l’écoute et dans la recherche de solutions. Maintenant, nous espérons retrouver cette même volonté chez tous les acteurs du dossier afin de garantir l’avenir du club et de ses infrastructures.
- Non, parce que le plus dur, c’est toujours demain. Bien sûr, cette saison a été extrêmement difficile. Le club a failli disparaître. Il a fallu récupérer le numéro d’affiliation, construire une équipe dans l’urgence, gérer des dossiers administratifs complexes et même faire annuler une sanction auprès de la FIFA que beaucoup pensaient impossible à lever. Mais d’autres défis nous attendent désormais. Le dossier du stade et du foncier est central. Ensuite, il faudra construire un véritable modèle économique solide et durable. Aujourd’hui, beaucoup de clubs, en Corse comme ailleurs, souffrent d’un déséquilibre structurel. Nous devons absolument trouver un fonctionnement stable pour permettre à l’ACA de retrouver progressivement sa place.
- Quel sera l’objectif sportif en R1 la saison prochaine ?
- L’ambition de l’AC Ajaccio est claire : retrouver le plus rapidement possible les championnats nationaux. Est-ce que cela arrivera dès la saison prochaine ? Seul le terrain le dira. Mais nous allons nous donner les moyens de nos ambitions. Et ces moyens ne seront pas uniquement financiers. Nous voulons d’abord structurer durablement le club, car sans bases solides, on ne peut pas construire dans la durée. Nous préparons déjà la saison prochaine avec beaucoup de sérieux. Anthony Lippini a souhaité conserver tous les joueurs qui voulaient poursuivre l’aventure, ce qui montre l’état d’esprit du groupe. En parallèle, nous travaillons activement sur le recrutement pour renforcer l’effectif de manière cohérente avec notre budget et notre projet sportif.
- Le dossier du stade reste une priorité absolue…
- Bien sûr. Pour nous, il n’y a même pas de débat : il est hors de question de laisser tomber le stade Michel-Moretti et tout le complexe de Timizzolo. Il faut rappeler que ces infrastructures, parmi les plus importantes de Corse-du-Sud, ont été construites grâce à des décennies de travail des dirigeants de l’ACA et financées en grande partie sur fonds propres. C’est extrêmement rare à cette échelle. Aujourd’hui, nous discutons avec les propriétaires afin de prolonger le bail actuel pour nous permettre de nous projeter sereinement sur les prochaines saisons. Nous avons aussi facilité les échanges avec les collectivités locales. Désormais, tout le monde doit prendre ses responsabilités. Nous avons toujours été dans le dialogue, dans l’écoute et dans la recherche de solutions. Maintenant, nous espérons retrouver cette même volonté chez tous les acteurs du dossier afin de garantir l’avenir du club et de ses infrastructures.


