Depuis cinq ans, Clément Genuini a placé le vélo au centre de sa vie. Avec Bona Strada, il propose des livraisons à vélo ainsi qu’un atelier de réparation en centre-ville. Une activité qu'il a développé avec la volonté de promouvoir une alternative aux déplacements motorisés dans une ville régulièrement confrontée aux embouteillages.
Si vous circulez dans Ajaccio, vous n’avez pas pu le louper. Depuis cinq ans, le triporteur de Clément Genuini se faufile chaque jour entre les files de voitures du centre-ville. À bord, le fondateur de Bona Strada assure des livraisons pour ses clients, avec une idée simple : démontrer que le vélo peut constituer une véritable alternative dans une ville engorgée une grande partie de la journée par les embouteillages. Mais au-delà de la livraison, l’Ajaccien entend aussi contribuer à développer la pratique du vélo dans la cité impériale à travers son atelier de réparation installé rue de l’Assomption.
« Au départ, j’ai une formation de designer industriel. J’ai travaillé pour des équipementiers sportifs, pour du web, mais j’ai aussi été en parallèle coursier à vélo à Paris à une époque », raconte-t-il, amusé de voir aujourd’hui son activité le ramener à ses premières expériences de livraison. « L’idée de départ de l’entreprise, c’était surtout de faire de la réparation de vélo à domicile. Mais comme j’avais ce passé de coursier, d’anciens collègues m’ont dit : « C’est dommage, en Corse il n’y a personne qui fait de la livraison à vélo, tu devrais essayer » ».
« Une vraie alternative pour se déplacer et pour la livraison du dernier et du premier kilomètre »
L’idée séduit immédiatement Clément Genuini, qui y voit aussi une réponse aux difficultés de circulation dans la ville. « Le vélo, c’est une vraie alternative pour se déplacer et pour la livraison du dernier et du premier kilomètre », avance-t-il. Pour le volet livraison, la majorité de ses clients sont des professionnels qui ont rapidement adhéré au concept. « Je mise avant tout sur la qualité de service. Le vélo, c’est juste la cerise sur le gâteau. Et puis beaucoup avaient déjà une vraie conscience écologique ». Une confiance construite au fil des années puisque, souligne-t-il, tous ses clients sont restés fidèles à Bona Strada.
« Au départ, j’ai une formation de designer industriel. J’ai travaillé pour des équipementiers sportifs, pour du web, mais j’ai aussi été en parallèle coursier à vélo à Paris à une époque », raconte-t-il, amusé de voir aujourd’hui son activité le ramener à ses premières expériences de livraison. « L’idée de départ de l’entreprise, c’était surtout de faire de la réparation de vélo à domicile. Mais comme j’avais ce passé de coursier, d’anciens collègues m’ont dit : « C’est dommage, en Corse il n’y a personne qui fait de la livraison à vélo, tu devrais essayer » ».
« Une vraie alternative pour se déplacer et pour la livraison du dernier et du premier kilomètre »
L’idée séduit immédiatement Clément Genuini, qui y voit aussi une réponse aux difficultés de circulation dans la ville. « Le vélo, c’est une vraie alternative pour se déplacer et pour la livraison du dernier et du premier kilomètre », avance-t-il. Pour le volet livraison, la majorité de ses clients sont des professionnels qui ont rapidement adhéré au concept. « Je mise avant tout sur la qualité de service. Le vélo, c’est juste la cerise sur le gâteau. Et puis beaucoup avaient déjà une vraie conscience écologique ». Une confiance construite au fil des années puisque, souligne-t-il, tous ses clients sont restés fidèles à Bona Strada.
Au départ, l’entreprise a un temps fonctionné sans local fixe. Clément Genuini sillonne alors Ajaccio pour réparer directement les vélos chez ses clients. Avant que l’opportunité d’ouvrir un atelier en centre-ville ne se présente. « Cela me permet de faire des livraisons à vélo le matin pour montrer que c’est possible, et d’accompagner l’après-midi tous ceux qui veulent se déplacer à vélo sur le plan technique », explique-t-il depuis son atelier.
Un « vrai essor du vélo » à Ajaccio
Au fil du temps, son activité a également évolué vers l’accompagnement de cyclistes sportifs. Un aspect du métier qu’il apprécie particulièrement. « Ce qui me plaît le plus, c’est vraiment l’accompagnement et le conseil. Chaque personne est différente, et c’est toujours un bonheur d’aider les gens dans leur pratique », sourit-il. « Et pour la livraison, ce que j’aime le plus, c’est partir le matin sans savoir ce qui m’attend. Il y a toujours cette sensation de liberté quand on roule à vélo ».
Au-delà de son activité, Clément Genuini est convaincu que le vélo peut changer la manière de circuler dans la cité impériale. « On estime qu’on peut remplacer presque la moitié des petites camionnettes de livraison par des vélos », assure-t-il. S’il reconnaît que la voiture reste souvent indispensable sur l’île, il estime néanmoins que le développement du vélo pourrait contribuer à apaiser la circulation en ville et améliorer le cadre de vie.
« Je roule à vélo dans Ajaccio toute la journée, tous les jours. Beaucoup de monde me connaît sur la route désormais. Contrairement à Paris où, avant le développement des pistes cyclables, c’était la jungle, je trouve qu’ici il y a une certaine bienveillance et qu’on peut se déplacer à vélo sans problème », observe-t-il. Pour autant, il juge que des progrès restent encore nécessaires. « Pour qu’il y ait un vrai essor du vélo à Ajaccio, il manque encore des infrastructures, des itinéraires cyclables continus et des volontés politiques, même si on est en bonne voie ». Malgré cela, il dit voir les habitudes évoluer progressivement. « À chaque rentrée, j’ai l’impression qu’il y a un peu plus de vélos sur les routes. Tous les parkings à vélo sont pleins, et j’ai de plus en plus d’Ajacciens qui poussent la porte de l’atelier pour poser des questions », se réjouit-il en reprenant la route.
Un « vrai essor du vélo » à Ajaccio
Au fil du temps, son activité a également évolué vers l’accompagnement de cyclistes sportifs. Un aspect du métier qu’il apprécie particulièrement. « Ce qui me plaît le plus, c’est vraiment l’accompagnement et le conseil. Chaque personne est différente, et c’est toujours un bonheur d’aider les gens dans leur pratique », sourit-il. « Et pour la livraison, ce que j’aime le plus, c’est partir le matin sans savoir ce qui m’attend. Il y a toujours cette sensation de liberté quand on roule à vélo ».
Au-delà de son activité, Clément Genuini est convaincu que le vélo peut changer la manière de circuler dans la cité impériale. « On estime qu’on peut remplacer presque la moitié des petites camionnettes de livraison par des vélos », assure-t-il. S’il reconnaît que la voiture reste souvent indispensable sur l’île, il estime néanmoins que le développement du vélo pourrait contribuer à apaiser la circulation en ville et améliorer le cadre de vie.
« Je roule à vélo dans Ajaccio toute la journée, tous les jours. Beaucoup de monde me connaît sur la route désormais. Contrairement à Paris où, avant le développement des pistes cyclables, c’était la jungle, je trouve qu’ici il y a une certaine bienveillance et qu’on peut se déplacer à vélo sans problème », observe-t-il. Pour autant, il juge que des progrès restent encore nécessaires. « Pour qu’il y ait un vrai essor du vélo à Ajaccio, il manque encore des infrastructures, des itinéraires cyclables continus et des volontés politiques, même si on est en bonne voie ». Malgré cela, il dit voir les habitudes évoluer progressivement. « À chaque rentrée, j’ai l’impression qu’il y a un peu plus de vélos sur les routes. Tous les parkings à vélo sont pleins, et j’ai de plus en plus d’Ajacciens qui poussent la porte de l’atelier pour poser des questions », se réjouit-il en reprenant la route.

