Dans le cadre du programme européen Interreg Ec@eauvie, le Parc Naturel Régional de Corse a réuni les 20 et 21 mai à Barchetta les délégations de Toscane, Sardaigne et de la région PACA. Objectif : présenter l'itinéraire corse autour des fleuves Golu et Gravona et lancer le premier test transfrontalier sur le terrain.
Ec@eauvie est un programme Interreg qui rassemble cinq partenaires autour d'un objectif commun : valoriser les ressources naturelles, culturelles et patrimoniales liées aux fleuves et aux lacs de quatre régions méditerranéennes. "L'objectif est de promouvoir des itinéraires touristiques durables, favoriser le développement local et la coopération transfrontalière, et sensibiliser les communautés riveraines à leur patrimoine fluvial", explique Romina Bicocchi, animatrice développement rural au groupe d'action locale FAR Maremma en Toscane, chef de file du projet.
Les partenaires sont FAR Maremma et Legambiente pour la Toscane, le GAL Sarcidano Barbagia di Seulo pour la Sardaigne, le Parc Naturel Régional de Corse, et la coopérative Petra Patrimonia pour la région PACA. Le projet s'inscrit dans la continuité d'une précédente collaboration entre le PNRC et ses partenaires méditerranéens menée en 2019-2020.
La Corse, première région à accueillir toutes les délégations
Ces deux journées marquent une étape importante : c'est la Corse qui ouvre le bal des restitutions, accueillant pour la première fois l'ensemble des délégations partenaires. "Ce qui est ressorti c'est que les gens étaient très contents par la diversité que proposait la Corse", confie une représentante du PNRC. L'après-midi du 20 mai, un premier test transfrontalier a été mené sur le terrain le long du Golu, avec des visites à Niolu, Ponte Novu, Calacuccia, Albertacce et Francardu.
Un itinéraire à dimension économique et culturelle
Pour la Corse, l'itinéraire reliera le Golu à la Gravona. Sa particularité : il sera suffisamment long pour nécessiter plusieurs nuits sur place, ce qui représente un véritable enjeu économique pour les territoires traversés. "Ça pourra faire vivre certains commerces", souligne la représentante du PNRC. Mais l'ambition dépasse le simple tourisme. "On aimerait qu'il n'y ait pas juste l'aspect touristique mais aussi l'aspect patrimonial et culturel. Ce ne serait pas forcément que pour des touristes, ça pourrait être pour les locaux."
Les prochaines étapes
