Ce mercredi soir, le cardinal François Bustillo a célébré la Saint Yves, saint patron des professions de justice et de droit, à la cathédrale d’Ajaccio. Une cérémonie à laquelle ont assisté de nombreuses robes noires, au premier rang desquelles le bâtonnier d’Ajaccio, Me Stéphane Nesa, qui a livré un discours centré sur le rôle de la justice dans la construction de la paix civile.
À l’occasion de la Saint-Yves, saint patron des professions de justice et du droit, magistrats, avocats, greffiers, notaires et représentants des juridictions se sont réunis mercredi soir en la cathédrale d’Ajaccio autour du cardinal François Bustillo. Une cérémonie marquée par une réflexion commune sur la paix, la justice et la place de l’humanité dans l’institution judiciaire.
Le bâtonnier du barreau d’Ajaccio, Me Stéphane Nesa, a ainsi livré un long discours centré sur le rôle de la justice dans la construction de la paix civile. « L’idée de la Saint-Yves c’est de rappeler que la justice participe à la paix, que la paix sans la justice c’est assez compliqué », a-t-il résumé à l’issue de la cérémonie. « C’est un secteur qui mérite encore d’être débattu, approfondi dans le calme et la quiétude ».
Le bâtonnier du barreau d’Ajaccio, Me Stéphane Nesa, a ainsi livré un long discours centré sur le rôle de la justice dans la construction de la paix civile. « L’idée de la Saint-Yves c’est de rappeler que la justice participe à la paix, que la paix sans la justice c’est assez compliqué », a-t-il résumé à l’issue de la cérémonie. « C’est un secteur qui mérite encore d’être débattu, approfondi dans le calme et la quiétude ».
Au cours de son discours, il a d’ailleurs surtout développé une idée qui traversera l’ensemble de son propos : « La paix n’est pas seulement reçue. Elle se construit. Elle se mérite. Et elle a un nom : la justice ». Face au cardinal Bustillo et aux représentants des professions judiciaires, Me Nesa a rappelé le rôle des avocats, « combattants du droit », mais aussi celui des magistrats, procureurs, greffiers, notaires ou commissaires de justice, « autant de visages du même engagement : que le droit soit dit, que la règle soit tenue, que personne ne soit laissé sans réponse ». Le bâtonnier a également inscrit son discours dans l’histoire récente de la Corse, marquée par la violence. Il a évoqué l’assassinat du bâtonnier Antoine Sollacaro en 2012 ainsi que la tentative d’assassinat visant Jean-Michel Mariaggi, rappelant que « la parole libre a un prix ». « Cette mémoire n’appelle pas à la résignation. Elle appelle à la continuité. À tenir debout », a-t-il affirmé.
Le bâtonnier est également revenu sur les menaces visant récemment plusieurs avocats après un procès criminel tenu à Ajaccio. « Les avocats ne sont pas des souffre-douleurs. Ils ont rendu service à la Justice — pas à un camp », a-t-il insisté, dénonçant une société où « le dernier mot » risquerait d’appartenir « à la rue, ni aux réseaux sociaux, ni à la vendetta ».
Le bâtonnier est également revenu sur les menaces visant récemment plusieurs avocats après un procès criminel tenu à Ajaccio. « Les avocats ne sont pas des souffre-douleurs. Ils ont rendu service à la Justice — pas à un camp », a-t-il insisté, dénonçant une société où « le dernier mot » risquerait d’appartenir « à la rue, ni aux réseaux sociaux, ni à la vendetta ».
Dans la même ligne, le cardinal François Bustillo a pour sa part insisté sur la nécessité de préserver la dimension humaine de la justice. « J’ai écouté avec beaucoup de plaisir le bâtonnier qui nous a rappelé que s’ils sont avocats, connaissent la loi et la dimension technique, ils n’en oublient pas pour autant que derrière chaque dossier il y a des personnes, des familles, une humanité parfois blessée », a-t-il déclaré, rappelant par ailleurs les enseignements de la figure de Saint Yves, « un homme qui a défendu les plus vulnérables, les plus pauvres ». « Il a dit que pour être juste, il faut être d’abord charitable, il faut avoir une âme. Je crois que la justice et les avocats cherchent toujours la place de l’humanité. On ne peut pas déshumaniser cette profession, il faut qu’elle garde son âme », a-t-il appuyé.
En écho, dans la dernière partie de son discours, le bâtonnier a comparé la construction de la paix à celle d’une cathédrale, bâtie « pierre après pierre » au fil des générations. « La paix ne descend pas toute faite du ciel. Elle se bâtit. Patiemment. Obstinément », a conclu Me Nesa en lançant encore : « Nous sommes aussi, profondément, des artisans de la paix civile ».
En écho, dans la dernière partie de son discours, le bâtonnier a comparé la construction de la paix à celle d’une cathédrale, bâtie « pierre après pierre » au fil des générations. « La paix ne descend pas toute faite du ciel. Elle se bâtit. Patiemment. Obstinément », a conclu Me Nesa en lançant encore : « Nous sommes aussi, profondément, des artisans de la paix civile ».


