À 55 ans, l’Ajaccien Gilles Tarnier s’apprête à relever un défi hors norme : traverser la Corse du nord au sud en courant, sur 310 kilomètres et 13 000 mètres de dénivelé positif, en seulement 72 heures. Une aventure sportive extrême, mais aussi profondément humaine et solidaire. L’athlète insulaire a présenté ce mercredi matin dans les locaux du Parc Naturel Régional de Corse, partenaire du défi, les contours de ce projet.
C’est un projet à la mesure des paysages qu’il s’apprête à parcourir : grand, exigeant et profondément ancré dans son territoire. Le 7 mai prochain à 10 heures, Gilles Tarnier s’élancera depuis Barcaggio, à la pointe du Cap Corse, avec un objectif clair : rejoindre Bonifacio, à l’extrême sud de l’île, en moins de 72 heures. Un défi inédit baptisé « Punta à Punta », long de 310 kilomètres pour 13 000 mètres de dénivelé positif, qu’il a lui-même imaginé et minutieusement préparé.
Ce défi, l’Ajaccien ne l’aborde pas en terrain inconnu. En 2023, il s’était déjà illustré en s’emparant du record du Mare à Mare Nord, parcourant 150 kilomètres et 7 000 mètres de dénivelé en 23 heures et 14 minutes. Une performance déjà marquée par une forte dimension solidaire. Car au-delà de l’exploit sportif, Gilles Tarnier court pour une cause : sensibiliser aux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), dont il est lui-même atteint.
Trois ans plus tard, il pousse encore plus loin ses limites. « Punta à Punta » n’est pas seulement une traversée, c’est une immersion totale dans l’île. Depuis un an et demi, il sillonne la Corse, reconnaissant chaque portion du tracé. Sac sur le dos, parfois en autonomie, il analyse le terrain, ajuste les étapes, anticipe les difficultés. Une préparation rigoureuse qui lui permet aujourd’hui de connaître le parcours « par cœur ».
Trois ans plus tard, il pousse encore plus loin ses limites. « Punta à Punta » n’est pas seulement une traversée, c’est une immersion totale dans l’île. Depuis un an et demi, il sillonne la Corse, reconnaissant chaque portion du tracé. Sac sur le dos, parfois en autonomie, il analyse le terrain, ajuste les étapes, anticipe les difficultés. Une préparation rigoureuse qui lui permet aujourd’hui de connaître le parcours « par cœur ».
Une cinquantaine de personnes mobilisées à ses côtés
Mais l’aventure ne sera pas solitaire. Autour de lui, une véritable dynamique collective s’est créée. Une trentaine de « pacers » — des coureurs venus de toute la Corse, représentant différentes microrégions — se relaieront pour l’accompagner. À leurs côtés, une équipe logistique et ses proches. Au total, près de cinquante personnes seront mobilisées. Une organisation à la hauteur du défi, où chaque rôle compte.
Sur le plan physique, la préparation a été intense. Entre janvier et mars 2026, Gilles Tarnier a parcouru près de 2 000 kilomètres, cumulant 70 000 mètres de dénivelé. À quelques jours du départ, place désormais à l’affûtage : réduction des charges, récupération maximale, sommeil optimisé. « Arriver reposé est primordial sur une distance comme celle-ci », confie-t-il avec lucidité.
Dans son discours, pas de doute ni de fébrilité excessive. Plutôt une forme de sérénité. « Je me sens prêt. J’ai confiance dans le travail accompli. » Une confiance nourrie par des mois de préparation, mais aussi par une conviction profonde : celle que les limites sont souvent mentales. « À partir du moment où l’esprit le construit, le corps le réalise », affirme-t-il.
Président de l’associu Sfida Honestum, Gilles Tarnier porte également un message d’espoir. À travers ce défi, il souhaite soutenir les patients atteints de MICI, mais aussi montrer que la maladie n’empêche pas de se fixer des objectifs ambitieux. Son engagement s’inscrit dans une démarche plus large, mêlant sport, solidarité et valorisation du territoire corse.
Car « Punta à Punta » est aussi une vitrine. Celle d’une Corse sauvage, exigeante, magnifique. Celle d’un itinéraire inédit, pensé comme un futur tracé de référence pour le trail longue distance. Et celle d’un homme qui, à 55 ans, continue de repousser ses propres frontières. Le 7 mai, au départ de Barcaggio, c’est bien plus qu’une course qui commencera. C’est une aventure humaine, collective et engagée, qui reliera deux extrémités de l’île… et, peut-être, inspirera bien au-delà.
Mais l’aventure ne sera pas solitaire. Autour de lui, une véritable dynamique collective s’est créée. Une trentaine de « pacers » — des coureurs venus de toute la Corse, représentant différentes microrégions — se relaieront pour l’accompagner. À leurs côtés, une équipe logistique et ses proches. Au total, près de cinquante personnes seront mobilisées. Une organisation à la hauteur du défi, où chaque rôle compte.
Sur le plan physique, la préparation a été intense. Entre janvier et mars 2026, Gilles Tarnier a parcouru près de 2 000 kilomètres, cumulant 70 000 mètres de dénivelé. À quelques jours du départ, place désormais à l’affûtage : réduction des charges, récupération maximale, sommeil optimisé. « Arriver reposé est primordial sur une distance comme celle-ci », confie-t-il avec lucidité.
Dans son discours, pas de doute ni de fébrilité excessive. Plutôt une forme de sérénité. « Je me sens prêt. J’ai confiance dans le travail accompli. » Une confiance nourrie par des mois de préparation, mais aussi par une conviction profonde : celle que les limites sont souvent mentales. « À partir du moment où l’esprit le construit, le corps le réalise », affirme-t-il.
Président de l’associu Sfida Honestum, Gilles Tarnier porte également un message d’espoir. À travers ce défi, il souhaite soutenir les patients atteints de MICI, mais aussi montrer que la maladie n’empêche pas de se fixer des objectifs ambitieux. Son engagement s’inscrit dans une démarche plus large, mêlant sport, solidarité et valorisation du territoire corse.
Car « Punta à Punta » est aussi une vitrine. Celle d’une Corse sauvage, exigeante, magnifique. Celle d’un itinéraire inédit, pensé comme un futur tracé de référence pour le trail longue distance. Et celle d’un homme qui, à 55 ans, continue de repousser ses propres frontières. Le 7 mai, au départ de Barcaggio, c’est bien plus qu’une course qui commencera. C’est une aventure humaine, collective et engagée, qui reliera deux extrémités de l’île… et, peut-être, inspirera bien au-delà.


