Mobilisation à Gavignanu ce samedi matin, à l’initiative de Core in Fronte pour dénoncer la vente en cours d’un terrain agricole de deux hectares, comprenant plusieurs bâtiments aujourd’hui à l’abandon, pour un montant de 350 000 euros à un investisseur étranger.
Plusieurs agriculteurs des Pieve du Rustinu et de Vallerustie avaient fait le déplacement, aux côtés de militants d’Eculugia. Les maires de Gavignanu, Merusaglia et Castineta ont également apporté leur soutien à cette action.
Dans leur prise de parole, les représentants de Core in Fronte ont dénoncé le profil de l’acquéreur pressenti :« L’acheteur n’est ni un agriculteur, ni une personne souhaitant s’installer durablement en Corse. Il s’agit d’un dirigeant d’entreprise étranger, spécialisé dans les opérations immobilières sur bâti ancien à l’échelle européenne. Ceci est pour nous inacceptable. »
Le mouvement a rappelé que des éleveurs de la commune avaient saisi la SAFER, qui a engagé une procédure de préemption avec révision du prix. « Si la vente est maintenue, ce terrain doit revenir aux agriculteurs des Pieve du Rustinu et de Vallerustie. Il doit conserver sa vocation agricole. »
« Le droit de la SAFER ne doit pas être entravé par des arguments juridiques fallacieux qui favoriseraient la spoliation de notre terre au profit d’intérêts extérieurs » a prévenu Core in Fronte qui également contesté également la valorisation du bien :
« Nous n’accepterons pas que la préemption soit refusée au prétexte de la présence de constructions. Ces bâtiments, abandonnés, ont servi à l’activité agricole et ne peuvent justifier un prix prohibitif. »
Au-delà du cas de Gavignanu, Core in Fronte a élargi son propos à l’ensemble du territoire :
« Après avoir défiguré le littoral, la dépossession foncière gagne désormais nos montagnes et nos villages » a souligné le parti nationaliste,en évoquant un contexte démographique marqué par « l’arrivée de 5 000 personnes par an », citant les données de l’INSEE.
« Cette dynamique contribue à la spéculation foncière et immobilière sur toute la Corse. »
Montrée aussi du doigt la hausse généralisée des prix : « Les montants proposés à la vente contribuent à tirer les prix vers le haut, y compris dans nos villages. Une situation intolérable alors que de nombreux Corses, jeunes et moins jeunes, n’arrivent plus à se loger. » Le mouvement a, dès lors, réaffirme l’une de ses revendications majeures :
« Un véritable statut de résident, avec dix ans de présence permanente en Corse, pour pouvoir acquérir un bien. »
Et de conclure. « La Corse n’a pas vocation à devenir un terrain de jeu spéculatif pour des intérêts extérieurs. Nous sommes condamnés à nous mobiliser pour les générations futures. La Corse doit disposer d’un véritable pouvoir législatif pour réguler la dépossession foncière et immobilière. »
Dans leur prise de parole, les représentants de Core in Fronte ont dénoncé le profil de l’acquéreur pressenti :« L’acheteur n’est ni un agriculteur, ni une personne souhaitant s’installer durablement en Corse. Il s’agit d’un dirigeant d’entreprise étranger, spécialisé dans les opérations immobilières sur bâti ancien à l’échelle européenne. Ceci est pour nous inacceptable. »
Le mouvement a rappelé que des éleveurs de la commune avaient saisi la SAFER, qui a engagé une procédure de préemption avec révision du prix. « Si la vente est maintenue, ce terrain doit revenir aux agriculteurs des Pieve du Rustinu et de Vallerustie. Il doit conserver sa vocation agricole. »
« Le droit de la SAFER ne doit pas être entravé par des arguments juridiques fallacieux qui favoriseraient la spoliation de notre terre au profit d’intérêts extérieurs » a prévenu Core in Fronte qui également contesté également la valorisation du bien :
« Nous n’accepterons pas que la préemption soit refusée au prétexte de la présence de constructions. Ces bâtiments, abandonnés, ont servi à l’activité agricole et ne peuvent justifier un prix prohibitif. »
Au-delà du cas de Gavignanu, Core in Fronte a élargi son propos à l’ensemble du territoire :
« Après avoir défiguré le littoral, la dépossession foncière gagne désormais nos montagnes et nos villages » a souligné le parti nationaliste,en évoquant un contexte démographique marqué par « l’arrivée de 5 000 personnes par an », citant les données de l’INSEE.
« Cette dynamique contribue à la spéculation foncière et immobilière sur toute la Corse. »
Montrée aussi du doigt la hausse généralisée des prix : « Les montants proposés à la vente contribuent à tirer les prix vers le haut, y compris dans nos villages. Une situation intolérable alors que de nombreux Corses, jeunes et moins jeunes, n’arrivent plus à se loger. » Le mouvement a, dès lors, réaffirme l’une de ses revendications majeures :
« Un véritable statut de résident, avec dix ans de présence permanente en Corse, pour pouvoir acquérir un bien. »
Et de conclure. « La Corse n’a pas vocation à devenir un terrain de jeu spéculatif pour des intérêts extérieurs. Nous sommes condamnés à nous mobiliser pour les générations futures. La Corse doit disposer d’un véritable pouvoir législatif pour réguler la dépossession foncière et immobilière. »
