Le 5 mai 1976, une série d’attentats coordonnés frappe la Corse. Dans la foulée, un texte clandestin revendique ces actions et annonce la création du Front de libération nationale corse. L’organisation entre immédiatement dans le paysage politique insulaire par la violence, marquant un tournant dans l’histoire contemporaine de l’île.
Le FLNC ne surgit pas ex nihilo. Il résulte de la fusion de plusieurs structures actives depuis le début des années 1970, notamment U Fronte paisanu di liberazione di a Corsica (FPLC) et Ghjustizia Paolina. Ces groupes, jusque-là dispersés, décident d’unir leurs moyens et leurs réseaux pour structurer une action plus efficace.
L’organisation adopte d’emblée un fonctionnement clandestin, reposant sur des cellules compartimentées et l’anonymat de ses membres. Elle se définit comme un mouvement politico-militaire, combinant actions armées et communication à travers des communiqués diffusés sous forme de tracts.
La naissance du FLNC intervient dans un contexte de forte tension, moins d’un an après les événements d'Aléria. Le 21 août 1975, des militants autonomistes menés par Edmond Simeoni occupent une cave viticole pour dénoncer des pratiques jugées frauduleuses et plus largement la situation économique et foncière de l’île.
L’assaut des forces de l’ordre fait deux morts parmi les gendarmes. L’événement provoque une onde de choc durable. Une partie du mouvement autonomiste se radicalise, estimant que la voie politique ne suffit plus. Le passage à la clandestinité armée s’inscrit directement dans cette séquence.
L’organisation adopte d’emblée un fonctionnement clandestin, reposant sur des cellules compartimentées et l’anonymat de ses membres. Elle se définit comme un mouvement politico-militaire, combinant actions armées et communication à travers des communiqués diffusés sous forme de tracts.
La naissance du FLNC intervient dans un contexte de forte tension, moins d’un an après les événements d'Aléria. Le 21 août 1975, des militants autonomistes menés par Edmond Simeoni occupent une cave viticole pour dénoncer des pratiques jugées frauduleuses et plus largement la situation économique et foncière de l’île.
L’assaut des forces de l’ordre fait deux morts parmi les gendarmes. L’événement provoque une onde de choc durable. Une partie du mouvement autonomiste se radicalise, estimant que la voie politique ne suffit plus. Le passage à la clandestinité armée s’inscrit directement dans cette séquence.
La “nuit bleue”, démonstration de force initiale
Dans la nuit du 4 au 5 mai 1976, une vingtaine d’attentats sont menés simultanément sur le territoire corse. Des bâtiments publics, des résidences secondaires et des intérêts économiques sont visés. Cette opération, rapidement qualifiée de “nuit bleue”, constitue l’acte fondateur du FLNC.
Le communiqué diffusé le même jour fixe les objectifs du mouvement : reconnaissance du peuple corse, lutte contre la spéculation foncière et ce qu’il qualifie de « colonisation de peuplement », défense des ressources locales et, à terme, accession à l’indépendance.
Les fondateurs du FLNC appartiennent à une génération politisée dans les années 1960 et 1970. Étudiants, agriculteurs, militants issus ou proches de l’Action régionaliste corse (ARC), ils partagent un diagnostic commun sur la situation de l’île.
Le choix de l’anonymat est central. Aucun dirigeant n’est officiellement mis en avant. Les actions sont revendiquées collectivement, ce qui complique le travail des services de l’État et renforce l’image d’un mouvement structuré et insaisissable.
La création du FLNC ouvre une période de violence politique qui s’étendra sur plusieurs décennies. Attentats, règlements de comptes internes, pressions économiques : la Corse entre dans une phase de conflictualité durable.
L’organisation annoncera en 2014 la fin de la lutte armée, sans que la question nationale corse ne disparaisse pour autant du débat public.
Cinquante ans après, le 5 mai 1976 demeure une date de référence. Elle marque le moment où une partie du nationalisme corse a choisi la clandestinité et l’action armée, avec des conséquences profondes sur la vie politique et sociale de l’île.
Dans la nuit du 4 au 5 mai 1976, une vingtaine d’attentats sont menés simultanément sur le territoire corse. Des bâtiments publics, des résidences secondaires et des intérêts économiques sont visés. Cette opération, rapidement qualifiée de “nuit bleue”, constitue l’acte fondateur du FLNC.
Le communiqué diffusé le même jour fixe les objectifs du mouvement : reconnaissance du peuple corse, lutte contre la spéculation foncière et ce qu’il qualifie de « colonisation de peuplement », défense des ressources locales et, à terme, accession à l’indépendance.
Les fondateurs du FLNC appartiennent à une génération politisée dans les années 1960 et 1970. Étudiants, agriculteurs, militants issus ou proches de l’Action régionaliste corse (ARC), ils partagent un diagnostic commun sur la situation de l’île.
Le choix de l’anonymat est central. Aucun dirigeant n’est officiellement mis en avant. Les actions sont revendiquées collectivement, ce qui complique le travail des services de l’État et renforce l’image d’un mouvement structuré et insaisissable.
La création du FLNC ouvre une période de violence politique qui s’étendra sur plusieurs décennies. Attentats, règlements de comptes internes, pressions économiques : la Corse entre dans une phase de conflictualité durable.
L’organisation annoncera en 2014 la fin de la lutte armée, sans que la question nationale corse ne disparaisse pour autant du débat public.
Cinquante ans après, le 5 mai 1976 demeure une date de référence. Elle marque le moment où une partie du nationalisme corse a choisi la clandestinité et l’action armée, avec des conséquences profondes sur la vie politique et sociale de l’île.
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