Sans réelle surprise, Stéphane Sbraggia a été reconduit à la présidence de la Communauté d’agglomération du pays ajaccien (CAPA), lors de la séance d’installation marquée à la fois par un discours tourné vers l’avenir… et par de vives tensions au sein de l’assemblée. L’opposition nationaliste a quitté la séance en cours de réunion.
La séance s’est ouverte sous la présidence du doyen Jean-Marie Pasqualaggi, maire de Tavaco, qui a rappelé l’histoire de l’intercommunalité : née en décembre 2001 de la volonté de dix communes, la CAPA a depuis considérablement évolué.
Deux absences étaient à noter : Jean-Paul Carrolaggi, qui avait donné procuration à Julia Tiberi, et François Filoni.
À l’issue du vote, Stéphane Sbraggia a été réélu avec 37 voix sur 42 votants, confirmant sa majorité à la tête de l’exécutif communautaire.
Un discours axé sur les défis et la gouvernance
Dans son discours, le président reconduit a insisté sur les enjeux structurants pour le territoire. Développement économique, démographie, environnement ou encore mobilités : autant de dossiers qu’il juge « moteurs » pour la CAPA et, plus largement, pour la Corse.
Stéphane Sbraggia a également rappelé sa volonté de maintenir le citoyen « au cœur des dispositifs d’action publique », tout en reconnaissant les fractures territoriales et sociales qui se sont accentuées ces dernières années.
Sur les dossiers sensibles, notamment environnementaux, il assume les débats à venir : « Il y a des projets qui font débat et feront encore débat », citant notamment le centre de tri et de revalorisation, qui « devra faire l’objet de débats démocratiques ». Il a d’ailleurs annoncé vouloir « se rendre dans les communes pour expliquer l’action communautaire qui parfois peut ne pas être bien comprise ».
Les mobilités constituent un autre chantier majeur : un sujet « qui a permis d’animer les dernières campagnes électorales », mais surtout « un enjeu pour améliorer le cadre de vie et soutenir une activité économique qui a besoin d’un territoire plus fluide et dynamique ».
Autre axe fort : la gouvernance. Le président a défendu l’idée d’un « pacte communautaire » fondé sur la coopération entre communes, tout en assumant les désaccords comme une richesse. Il a ainsi tendu la main à l’opposition, affirmant vouloir garantir l’expression du débat contradictoire dans un climat apaisé.
Dans un contexte qu’il juge « compliqué », Stéphane Sbraggia a annoncé la présentation prochaine d’un pacte de gouvernance, ainsi qu’une réflexion sur la métropolisation de l’agglomération. Objectif : adapter l’institution à sa croissance et renforcer ses compétences pour gagner en efficacité.
Deux absences étaient à noter : Jean-Paul Carrolaggi, qui avait donné procuration à Julia Tiberi, et François Filoni.
À l’issue du vote, Stéphane Sbraggia a été réélu avec 37 voix sur 42 votants, confirmant sa majorité à la tête de l’exécutif communautaire.
Un discours axé sur les défis et la gouvernance
Dans son discours, le président reconduit a insisté sur les enjeux structurants pour le territoire. Développement économique, démographie, environnement ou encore mobilités : autant de dossiers qu’il juge « moteurs » pour la CAPA et, plus largement, pour la Corse.
Stéphane Sbraggia a également rappelé sa volonté de maintenir le citoyen « au cœur des dispositifs d’action publique », tout en reconnaissant les fractures territoriales et sociales qui se sont accentuées ces dernières années.
Sur les dossiers sensibles, notamment environnementaux, il assume les débats à venir : « Il y a des projets qui font débat et feront encore débat », citant notamment le centre de tri et de revalorisation, qui « devra faire l’objet de débats démocratiques ». Il a d’ailleurs annoncé vouloir « se rendre dans les communes pour expliquer l’action communautaire qui parfois peut ne pas être bien comprise ».
Les mobilités constituent un autre chantier majeur : un sujet « qui a permis d’animer les dernières campagnes électorales », mais surtout « un enjeu pour améliorer le cadre de vie et soutenir une activité économique qui a besoin d’un territoire plus fluide et dynamique ».
Autre axe fort : la gouvernance. Le président a défendu l’idée d’un « pacte communautaire » fondé sur la coopération entre communes, tout en assumant les désaccords comme une richesse. Il a ainsi tendu la main à l’opposition, affirmant vouloir garantir l’expression du débat contradictoire dans un climat apaisé.
Dans un contexte qu’il juge « compliqué », Stéphane Sbraggia a annoncé la présentation prochaine d’un pacte de gouvernance, ainsi qu’une réflexion sur la métropolisation de l’agglomération. Objectif : adapter l’institution à sa croissance et renforcer ses compétences pour gagner en efficacité.
Une séance sous tension, entre accusations et passes d’armes
Mais cette installation n’a pas été exempte de crispations. L’élection des vice-présidents a donné lieu à un épisode particulièrement tendu.
Après une suspension de séance demandée par l’opposition, Jean Biancucci, maire de Cuttoli-Corticchiato, a décidé de se porter candidat face à Paul Corticchiato pour le poste de dixième vice-président. À l’issue du vote, ce dernier s’impose nettement avec 29 voix contre 10.
Prenant la parole, Jean Biancucci a livré une charge frontale, évoquant des manœuvres en coulisses : « Le bruit courait déjà depuis des semaines, il fallait absolument que le maire de Cuttoli ne soit pas vice-président. Tout a été mis en œuvre pour cela. »
Il a rappelé ce qu’il présente comme une règle fondatrice de la CAPA : « Depuis 2001, il avait été convenu que chaque commune disposerait à minima d’un vice-président, un poste occupé généralement par le maire ou un adjoint ». « Cuttoli a été la seule commune à avoir fait l’objet d’une exclusion », a-t-il insisté, parlant d’une commune « tenue à l’écart pendant six ans ». Plus grave encore, l’élu a dénoncé « un véritable déni de démocratie », pointant « le silence coupable et le mépris du président », ainsi que des « bruits de couloir » laissant penser à une décision arrêtée en amont.
Face à ces accusations, Stéphane Sbraggia a fermement répliqué, dénonçant une posture incohérente : « Quand vous votez contre le président, contre les vice-présidents, contre les budgets, moi je ne sais plus faire. » Le président de la CAPA a estimé que son opposant s’était lui-même marginalisé : « Vous vous êtes auto-exclu par ces votes contre », ajoutant : « On ne peut pas être contre une politique d’un exécutif et ensuite demander d’appartenir à cet exécutif-là. » Assumant pleinement le résultat du vote, il a conclu : « Ici, les gens n’ont pas été forcés de s’exprimer. C’est le choix démocratique. »
La rupture s’est finalement matérialisée lorsque la parole a été refusée à Romain Colonna pour une « explication de vote ». En réaction, les élus de l’opposition ont quitté la salle. C’est à l’extérieur que Julia Tiberi s’est exprimée, dénonçant « une démocratie bafouée, celle des urnes » et regrettant que « les règles en vigueur depuis 2001 aient été mises de côté au profit des amis politiques de la majorité ». Tout en critiquant une gouvernance qui, selon elle, ne s’inscrit pas dans « un travail en bonne intelligence avec l’opposition », elle a toutefois assuré : « Nous ne pratiquerons pas la politique de la chaise vide. Nous serons là pour travailler. »
Malgré ces échanges particulièrement vifs, majorité et opposition devraient donc continuer à siéger, dans un climat qui s’annonce d’ores et déjà tendu pour la suite du mandat.
Mais cette installation n’a pas été exempte de crispations. L’élection des vice-présidents a donné lieu à un épisode particulièrement tendu.
Après une suspension de séance demandée par l’opposition, Jean Biancucci, maire de Cuttoli-Corticchiato, a décidé de se porter candidat face à Paul Corticchiato pour le poste de dixième vice-président. À l’issue du vote, ce dernier s’impose nettement avec 29 voix contre 10.
Prenant la parole, Jean Biancucci a livré une charge frontale, évoquant des manœuvres en coulisses : « Le bruit courait déjà depuis des semaines, il fallait absolument que le maire de Cuttoli ne soit pas vice-président. Tout a été mis en œuvre pour cela. »
Il a rappelé ce qu’il présente comme une règle fondatrice de la CAPA : « Depuis 2001, il avait été convenu que chaque commune disposerait à minima d’un vice-président, un poste occupé généralement par le maire ou un adjoint ». « Cuttoli a été la seule commune à avoir fait l’objet d’une exclusion », a-t-il insisté, parlant d’une commune « tenue à l’écart pendant six ans ». Plus grave encore, l’élu a dénoncé « un véritable déni de démocratie », pointant « le silence coupable et le mépris du président », ainsi que des « bruits de couloir » laissant penser à une décision arrêtée en amont.
Face à ces accusations, Stéphane Sbraggia a fermement répliqué, dénonçant une posture incohérente : « Quand vous votez contre le président, contre les vice-présidents, contre les budgets, moi je ne sais plus faire. » Le président de la CAPA a estimé que son opposant s’était lui-même marginalisé : « Vous vous êtes auto-exclu par ces votes contre », ajoutant : « On ne peut pas être contre une politique d’un exécutif et ensuite demander d’appartenir à cet exécutif-là. » Assumant pleinement le résultat du vote, il a conclu : « Ici, les gens n’ont pas été forcés de s’exprimer. C’est le choix démocratique. »
La rupture s’est finalement matérialisée lorsque la parole a été refusée à Romain Colonna pour une « explication de vote ». En réaction, les élus de l’opposition ont quitté la salle. C’est à l’extérieur que Julia Tiberi s’est exprimée, dénonçant « une démocratie bafouée, celle des urnes » et regrettant que « les règles en vigueur depuis 2001 aient été mises de côté au profit des amis politiques de la majorité ». Tout en critiquant une gouvernance qui, selon elle, ne s’inscrit pas dans « un travail en bonne intelligence avec l’opposition », elle a toutefois assuré : « Nous ne pratiquerons pas la politique de la chaise vide. Nous serons là pour travailler. »
Malgré ces échanges particulièrement vifs, majorité et opposition devraient donc continuer à siéger, dans un climat qui s’annonce d’ores et déjà tendu pour la suite du mandat.
13 postes de vice-présidents :
Premier vice-président : Xavier Lacombe, maire de Peri
Deuxième vice-président : Alexandre Sarrola, maire de Sarrola-Carcopino
Troisième vice-président : Christelle Combette, conseillère municipale d'Ajaccio, présidente de l'Office Intercommunal du Pays Ajaccien
Quatrième vice-président : Jean-Marie Pasqualaggi, maire de Tavaco
Cinquième vice-président : Natale Casasoprano, maire de Villanova
Sixième vice-président : François Faggianelli, maire d’Appietto
Septième vice-président : Paul-Dominique Miniconi, maire d’Afa
Huitième vice-président : Étienne Ferrandi, maire d’Alata
Neuvième vice-président : Stephane Romani, maire de Valle-di-Mezzana
Dixième vice-président : Paul Corticchiato, élu d'opposition à Cuttoli-Corticchiato
Onzième vice-président : Christian Bacci, conseiller municipal d'Ajaccio
Douzième vice-président : Nicole Ottavy, adjointe au maire d'Ajaccio
Treizième vice-président : Antoine Ortoli, conseiller municipal d'Ajaccio
Premier vice-président : Xavier Lacombe, maire de Peri
Deuxième vice-président : Alexandre Sarrola, maire de Sarrola-Carcopino
Troisième vice-président : Christelle Combette, conseillère municipale d'Ajaccio, présidente de l'Office Intercommunal du Pays Ajaccien
Quatrième vice-président : Jean-Marie Pasqualaggi, maire de Tavaco
Cinquième vice-président : Natale Casasoprano, maire de Villanova
Sixième vice-président : François Faggianelli, maire d’Appietto
Septième vice-président : Paul-Dominique Miniconi, maire d’Afa
Huitième vice-président : Étienne Ferrandi, maire d’Alata
Neuvième vice-président : Stephane Romani, maire de Valle-di-Mezzana
Dixième vice-président : Paul Corticchiato, élu d'opposition à Cuttoli-Corticchiato
Onzième vice-président : Christian Bacci, conseiller municipal d'Ajaccio
Douzième vice-président : Nicole Ottavy, adjointe au maire d'Ajaccio
Treizième vice-président : Antoine Ortoli, conseiller municipal d'Ajaccio
