« Electra - Journal d'un artiste (devenu) indépendant » : Le livre-Album tant attendu de Yoann Casanova

Written on 04/17/2026
Philippe Jammes

Il lui a fallu deux ans pour l’écrire, le peaufiner, l’éditer. Yoann Casanova, né à Bastia voilà 33 ans, vient de sortir un livre-album de 14 titres. Il est disponible sur toutes les plateformes et en librairies. Rencontre

Un livre-Album où le jeune bastiais se livre


  • Question que l’on pose toujours à un chanteur : Comment êtes-vous tombé dans la chanson ?
  • Je suis tombé dedans sans trop y réfléchir. Je chantais quand j'étais petit, dès l'âge de 4 ans je fredonnais des chansons.
  • Qu'est-ce que vous chantiez ?
  • Beaucoup de U2 car mon père les écoutait beaucoup. J'en parle d'ailleurs dans le livre. Bien sûr je baragouinais de l'anglais parce qu'à cet âge-là je ne comprenais pas la langue. Le chant a toujours fait partie de ma vie. Au fil des années j’ai continué au sein de groupes, avec des amis, comme Cirnese. On a fait 3 albums, des concerts, voyagé sur le continent, en Alsace, au Pays basque. On a toujours eu à cœur de moderniser un peu la chanson corse. Tout en gardant nos valeurs, notre culture, notre langue mais en mettant dans la musique des sonorités modernes, un peu pop-rock. Là, on est sur un nouveau projet mais je ne peux pas en dire plus.
  • On ne peut pas ne pas évoquer The Voice…
  • J’ai d’abord participé à la saison 5. Un monde nouveau pour moi avec déjà la découverte de Paris. Si cette première expérience a été un échec, ça m'a donné envie de tout quitter pour me lancer, tout quitter pour essayer de vivre de ma passion. A l’époque j’étais pompier à Bastia et je suis parti dans une école à Nancy pour m'améliorer, apprendre à être meilleur d’artiste, meilleur musicien, meilleur chanteur. Cette école, la Music Academy International, m’avait été conseillée par le directeur de casting de The Voice. J’y suis resté trois ans à suivre des cours de chant, musique, théâtre, coaching scénique, cours d'écriture et même des cours de danse.
  • Et de nouveau The Voice, saison 7, en 2018...
  • Je me sentais mieux armé forcément. Mais bizarrement, j'ai senti plus l'amélioration après coup parce qu'il y a des choses qu'on vous apprend, qu'on vous inculque et qu'on digère plus tard. Toutes ces choses que j'ai apprises, je pense que je les ai digérées un peu plus tard que l'année de The Voice. Mais oui, évidemment, c’est un beau souvenir puisque me hissant en finale.
  • Ce passage vous a ouvert des portes ?
  • Oui, j'ai fait pas mal de premières parties, notamment Kendji Girac, Slimane et Vitaa, beaucoup de concerts en multi-plateaux avec d'autres artistes, une tournée aussi avec Danse avec les Stars et The Voice en parallèle. Ça m'a beaucoup forgé. C'était très enrichissant à tout point de vue. Ça m'a permis d'en arriver là aujourd'hui, à comprendre plein de choses du milieu, du métier, qui ne sont pas forcément évidentes quand on ne le connaît pas.
  • Autre expérience aussi, c'est l'Eurovision, en 2021.
  • Ouiii, l'Eurovision France, la finale française. Tout aussi enrichissant en étant moins long que The Voice, mais de superbes rencontres. Et je termine 2e !
  • 2023, votre 1er album Aria…
  • Cette année-là j'ai créé mon propre label, Of Course Music. Après plusieurs années chez Sony Music, le sous-label dans lequel j'étais, a fermé. Comme j'avais un album déjà prêt j'ai décidé de créer mon propre label pour être un peu plus libre, pour pouvoir faire ce que je voulais, style Pop-rock, variété française, anglaise et une chanson en corse. C'était dans la continuité de ces cinq années passées entre The Voice, l’Eurovision, l'industrie musicale avec Sony.
  • Parlons à présent de cette nouvelle production, un livre-album intitulé Electra. Comment est né ce projet ?
  • C’est le fruit de longues réflexions, de nuits blanches. Dans l'industrie musicale tout n'est pas rose, tout n'est pas tout beau, tout bien malgré ce qu'on peut voir à la télé. Avec mon album Aria, je me suis rendu compte que c'était de plus en plus compliqué d'être visible. Quand on sort une musique sur les plateformes, on vous promet que vous serez visible de partout, mais il y a 120 000 chansons qui sortent tous les jours. Pour être visible, c'est la croix et la bannière. Donc je voulais trouver un concept plus novateur pour défendre mes chansons. J’ai donc opté pour quelque chose de physique car j'aime le vinyle, j'aime le CD, j'aime les livres. A la base je voulais même écrire un livre avec un CD et un vinyle mais je n’avais pas le budget. Du coup, je me suis contenté du livre. Et pour celui-ci j'ai eu la chance d'être soutenu par la plateforme K’scolta. Quand vous ouvrez le livre, il y a un QR code à l'intérieur. Il y a juste à créer le compte sur la plateforme et vous pouvez avoir accès à l'album complet. Et en plus, dans ce livre, je raconte plein de choses. D’où le titre complet : « Electra - Journal d'un artiste (devenu) indépendant » 
  • 14 titres ?
  • Oui, qui parlent un peu de tout, ma vision de voir la vie, c’est vraiment un projet personnel, l'album que j'ai toujours voulu faire. Dans les textes on retrouve plusieurs thèmes comme les réseaux sociaux, l'industrie musicale, des sujets un peu philosophiques, mes réflexions. Des textes qui traduisent ma manière de voir les choses, la vie en général. A contre-courant des cases, des formats, des conventions, j’ai préféré l’instinct à la norme, l’âme à l’approbation. C’est une sorte de journal intime, la trace d’un parcours peu ordinaire, semé de doutes, de passion, d’audace. J’y partage quelques clés pour créer sans se trahir, pour exister autrement, pour garder son identité
  • Musicalement ?
  • Il y a plusieurs influences puisqu'on retrouve un peu du U2, Nirvana, Red Hot Chili Peppers mais aussi la nouvelle génération comme Måneskin, un groupe de rock italien.
  • Où se procurer Elektra ?
  • Il est disponible partout : Amazon, Fnac, Kultura à la commande. Pour l'instant, il n'est pas en boutique sur la région Bastiaise, mais il le sera prochainement mais vous pouvez le commander sur le site aussi de mon éditeur, dans les librairies.
  • Ce livre-album aura-t-il un prolongement sur la scène ?
  • J'ai beaucoup créé pour ça. La scène c'est ce que je préfère le plus dans la musique et mes chansons s'y prêtent. C'est comme ça que je les ai pensées. Quand je les écrivais dans ma chambre, je me projetais sur scène avec elles. Donc bientôt, il y aura des concerts et je serai ravi de défendre mes chansons sur scène.

« Electra - Journal d'un artiste (devenu) indépendant » : Le livre-Album tant attendu de Yoann Casanova

« Electra - Journal d'un artiste (devenu) indépendant » : Le livre-Album tant attendu de Yoann Casanova.