Délocalisée exceptionnellement en Balagne, la formation secours routier se déroule actuellement au centre d’incendie et de secours de Calvi. Pendant quatre jours, équipiers et chefs d’agrès perfectionnent leurs gestes et leurs prises de décision, dans des conditions proches de celles rencontrées sur le terrain.
Au centre de secours de Calvi, l’heure est à l’entraînement intensif. Une douzaine de stagiaires, majoritairement issus de Balagne, participent à une formation spécialisée en secours routier. « On reçoit sur le centre incendie secours de Calvi une formation secours routier qui a été délocalisée, qui se passe généralement sur Lucciana », explique l’adjudant-chef Olivier Bouissi, responsable de la formation. « On a un panel de stagiaires de l’ensemble du département, plutôt axé sur la Balagne. Neuf stagiaires viennent de L’Île-Rousse et de Calvi, et trois du centre de Cervione ».
Ces stagiaires ont été sélectionnés « par l’aval des chefs de centre, suivant leurs besoins et leur ancienneté », précise-t-il, afin de répondre aux réalités opérationnelles de chaque caserne. Car si les bases sont déjà acquises, le cœur du stage réside ailleurs. « Les bases ont été acquises sur le savoir grâce à une formation à distance, la FAD. Tous les cours théoriques sont validés en amont, avec des évaluations à chaque étape. Quand ils arrivent ici, ils ont déjà le savoir. Nous, ce qu’on doit leur apporter, c’est le savoir-faire ».
Durant quatre jours, la formation est structurée pour accompagner cette montée en compétence. « Le premier jour est dédié à un carrefour des techniques. On n’est pas encore sur la voie publique : on leur montre toutes les techniques, le calage, la lecture des véhicules, les informations sur les nouveaux véhicules hybrides et électriques qu’on rencontre de plus en plus », détaille Olivier Bouissi. « On est sur le terrain derrière la caserne pour leur amener toutes les techniques, notamment les désincarcérations tactiques avec les nouveaux outils ».
Dès le lendemain, les stagiaires entrent dans le vif du sujet. « Les trois jours suivants, ils sont en mise en situation professionnelle, des MSP, au plus près de la réalité », poursuit-il. « Ils seront sur la voie publique, pour reproduire un accident, avec le balisage, et tout ce qu’ils auront appris sera mis en application ». Une immersion renforcée par une manœuvre de nuit en milieu de semaine.
Pour le lieutenant Damien Volpei, cette formation illustre l’évolution du métier. « Là, on est sur un stage secours routier qui sert à former aussi bien les chefs d’agrès que les équipiers. C’est un stage intégré, avec quatre futurs chefs d’agrès et huit équipiers ». Mais surtout, insiste-t-il, « avec l’évolution des véhicules aujourd’hui, avec les nouvelles technologies, le secours routier est devenu vraiment très complexe. Il y a énormément de notions à prendre en compte, énormément de risques ».
Dans ce contexte, la distinction des rôles est essentielle. « Les chefs d’agrès, ce sont ceux qui vont commander le véhicule, qui vont prendre les décisions sur la technique à adopter et la manœuvre à mettre en place pour extraire une victime dans les meilleures conditions possibles », explique-t-il. « Les équipiers, eux, vont manipuler les outils et mettre en œuvre toutes les techniques qu’on leur apprend ».
Une technicité croissante qui impose une adaptation constante. « On a de plus en plus de véhicules électriques ou hybrides, qui sont très complexes. Ce stage permet de découvrir ces évolutions, même s’il serait intéressant de faire des mises à jour régulières », souligne le lieutenant, évoquant toutefois une contrainte de terrain, « ce n’est pas évident, car on a besoin de véhicules à découper, et c’est encore difficile à trouver ».
À l’issue de ces quatre jours, les stagiaires obtiennent une certification, validée « tout au long de la semaine », précise Olivier Bouissi. « Ils doivent valider des items, et quand toutes les compétences sont acquises, ils sont certifiés, huit en tant qu’équipiers secours routier et quatre en tant que chefs d’agrès ».
Au-delà de l’aspect technique, cette formation repose aussi sur une mobilisation collective. « On remercie la commune de Calvi, les services techniques, les casses automobiles, les entreprises qui mettent à disposition les véhicules, ainsi que les partenaires qui nous aident logistiquement, notamment pour déplacer les voitures avec des camions-grues », tient à souligner le responsable de la formation.
Des exercices qui ne passent pas inaperçus, mais qui ont été anticipés. « La population a été informée via les réseaux de la commune. Il y aura des panneaux “pompiers en exercice” », rappelle-t-il, en référence à certaines confusions passées. « L’an dernier, des personnes appelaient les secours en pensant qu’il s’agissait de vrais accidents. Là, tout est signalé ».
Entre technicité, exigence et réalisme, cette formation ancrée dans le concret prépare les sapeurs-pompiers à faire face aux situations les plus critiques, sur des routes où chaque seconde compte.
Ces stagiaires ont été sélectionnés « par l’aval des chefs de centre, suivant leurs besoins et leur ancienneté », précise-t-il, afin de répondre aux réalités opérationnelles de chaque caserne. Car si les bases sont déjà acquises, le cœur du stage réside ailleurs. « Les bases ont été acquises sur le savoir grâce à une formation à distance, la FAD. Tous les cours théoriques sont validés en amont, avec des évaluations à chaque étape. Quand ils arrivent ici, ils ont déjà le savoir. Nous, ce qu’on doit leur apporter, c’est le savoir-faire ».
Durant quatre jours, la formation est structurée pour accompagner cette montée en compétence. « Le premier jour est dédié à un carrefour des techniques. On n’est pas encore sur la voie publique : on leur montre toutes les techniques, le calage, la lecture des véhicules, les informations sur les nouveaux véhicules hybrides et électriques qu’on rencontre de plus en plus », détaille Olivier Bouissi. « On est sur le terrain derrière la caserne pour leur amener toutes les techniques, notamment les désincarcérations tactiques avec les nouveaux outils ».
Dès le lendemain, les stagiaires entrent dans le vif du sujet. « Les trois jours suivants, ils sont en mise en situation professionnelle, des MSP, au plus près de la réalité », poursuit-il. « Ils seront sur la voie publique, pour reproduire un accident, avec le balisage, et tout ce qu’ils auront appris sera mis en application ». Une immersion renforcée par une manœuvre de nuit en milieu de semaine.
Pour le lieutenant Damien Volpei, cette formation illustre l’évolution du métier. « Là, on est sur un stage secours routier qui sert à former aussi bien les chefs d’agrès que les équipiers. C’est un stage intégré, avec quatre futurs chefs d’agrès et huit équipiers ». Mais surtout, insiste-t-il, « avec l’évolution des véhicules aujourd’hui, avec les nouvelles technologies, le secours routier est devenu vraiment très complexe. Il y a énormément de notions à prendre en compte, énormément de risques ».
Dans ce contexte, la distinction des rôles est essentielle. « Les chefs d’agrès, ce sont ceux qui vont commander le véhicule, qui vont prendre les décisions sur la technique à adopter et la manœuvre à mettre en place pour extraire une victime dans les meilleures conditions possibles », explique-t-il. « Les équipiers, eux, vont manipuler les outils et mettre en œuvre toutes les techniques qu’on leur apprend ».
Une technicité croissante qui impose une adaptation constante. « On a de plus en plus de véhicules électriques ou hybrides, qui sont très complexes. Ce stage permet de découvrir ces évolutions, même s’il serait intéressant de faire des mises à jour régulières », souligne le lieutenant, évoquant toutefois une contrainte de terrain, « ce n’est pas évident, car on a besoin de véhicules à découper, et c’est encore difficile à trouver ».
À l’issue de ces quatre jours, les stagiaires obtiennent une certification, validée « tout au long de la semaine », précise Olivier Bouissi. « Ils doivent valider des items, et quand toutes les compétences sont acquises, ils sont certifiés, huit en tant qu’équipiers secours routier et quatre en tant que chefs d’agrès ».
Au-delà de l’aspect technique, cette formation repose aussi sur une mobilisation collective. « On remercie la commune de Calvi, les services techniques, les casses automobiles, les entreprises qui mettent à disposition les véhicules, ainsi que les partenaires qui nous aident logistiquement, notamment pour déplacer les voitures avec des camions-grues », tient à souligner le responsable de la formation.
Des exercices qui ne passent pas inaperçus, mais qui ont été anticipés. « La population a été informée via les réseaux de la commune. Il y aura des panneaux “pompiers en exercice” », rappelle-t-il, en référence à certaines confusions passées. « L’an dernier, des personnes appelaient les secours en pensant qu’il s’agissait de vrais accidents. Là, tout est signalé ».
Entre technicité, exigence et réalisme, cette formation ancrée dans le concret prépare les sapeurs-pompiers à faire face aux situations les plus critiques, sur des routes où chaque seconde compte.
