Les 28 et 29 mars, Linguizzetta accueille une étape de la Coupe de France de techniques de randonnée équestre de compétition. Cette discipline, qui vise à faire ressortir les qualités d'un couple cheval - cavalier, se tient pour la première fois en Corse, et 50 participants sont attendus sur le week-end.
C’est une première en Corse. Les 28 et 29 mars, la commune de Linguizzetta accueille la première étape de la Coupe de France de techniques de randonnée équestre de compétition (TREC), une discipline portée par le Comité régional d’équitation. « En Corse, on fait du TREC jusqu'au niveau amateur 2, et trois cavaliers sont allés à côté de Montpellier pour participer aux championnats d'Europe il y a trois ans », explique Ana De Lasteyrie, membre du comité. « Quand on est revenus, on a monté le projet d'organiser une étape de la Coupe de France en Corse. Il y a cinq dates au total et on est la première. »
Discipline destinée à « faire progresser cavaliers et chevaux pour leur permettre d’acquérir l’autonomie du voyage à cheval en toute sécurité », le TREC se compose de trois défis : un parcours d’orientation et de régularité (POR), une maîtrise des allures (MA) et un parcours en terrain varié (PTV). « Pour le POR, les cavaliers partent seuls ou en duo et ils ont des balises à poinçonner sur le terrain en suivant un itinéraire qu'on leur donne au départ. La MA se fait dans un couloir de 100 ou 150 mètres, et le cavalier doit faire le galop le plus lent et le pas le plus rapide, sans rupture d'allure. Enfin, le PTV, il y a entre 12 et 16 dispositifs selon les niveaux avec tout ce qu'on peut croiser en extérieur mais mis un peu artificiellement pour tester la fiabilité du cheval : tronc d'arbre, descente de cheval, traverser de l'eau… »
Au total, 50 participants prendront le départ de la compétition sur le site de Riva Bella, un terrain de près de 50 hectares, dont beaucoup venus du continent, voire même, pour certains, de l’étranger. « Quelques cavaliers étrangers sont engagés par la Fédération internationale de tourisme équestre (FITE). On a une trentaine de chevaux qui prennent le bateau entre mercredi et jeudi pour venir, et on avait fait aussi la publicité de chevaux de location pour les centres équestres de l'île qui ont des cavaleries, et certaines personnes ont préféré venir en avion et participer avec un cheval qui n'est pas le leur. »
Tous seront jugés par un jury composé de professionnels selon des critères précis. « La course d'orientation, c'est des balises et un chronomètre. Les balises valent toutes 30 points et à chaque fois qu’il en manque une, le cavalier perd 30 points sur un total de 240 ou 300 selon le niveau. Il y a aussi un temps idéal, et c'est une minute de point de pénalité par minute de retard ou d'avance sur le temps idéal. Ensuite, la maîtrise d'allure, c'est un chronomètre sans rupture d'allure : si le cavalier repasse au trot, il a zéro d’office. Et le PTV, selon les dispositifs, c’est soit une note de style du cavalier, de positionnement, soit une note d'allure. Par exemple, sur un slalom, ils vont prendre plus de points s'ils le font au galop. »
Cette première étape de Coupe de France servira aussi de support de formation pour les juges internationaux engagés avec la FITE. « Les juges internationaux doivent actualiser leur niveau, et ils vont se servir du concours comme base de travail pour juger des dispositifs, voir ce qui est correct, ce qui ne l'est pas, afin de s'améliorer, avec un professeur qui viendra avec une salle de cours. D'habitude, ils font ça sur des cours théoriques et du rétroprojecteur, et là, ils se servent du terrain comme support à leur enseignement. » D’autres compétitions auront lieu en juin, juillet et août sur le continent à Cheniménil, Sainte-Marie et La Llagonne, avant la grande finale les 3 et 4 octobre à Saint-Antoine-d'Auberoche, en Dordogne.
